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Confinement : la santé publique doit tenir compte du terrain

Il nous faut un Etat-citoyen, pas un monstre froid !
Les campements de migrants : l'une des réalités de terrain où il est difficile d'appliquer le confinement. Ici, à Calais.
Les campements de migrants : l’une des réalités de terrain où il est difficile d’appliquer le confinement. Ici, à Calais.

Confinement, J14. Plus de 2 600 décès officiels dus au COVID-19 ; des hôpitaux ultra-saturés, des EHPAD débordées ; des soignants épuisés, certains décédés ; des personnels contraints de « trier » les malades, faute de respirateurs ; un débat sur la chloroquine qui n’en finit pas ; des masques, enfin, qui tardent, encore et toujours, à arriver... Les sarcasmes sur le « Je ne laisserai personne dire qu’il y a eu du retard sur la prise de décision s’agissant du confinement » d’Edouard Philippe font déjà le tour des réseaux sociaux – tandis que les plaintes accusant le ministère de la Santé de mise en danger de la vie d’autrui se multiplient.

Plus que jamais nous hantent cette impréparation et ces injonctions contradictoires des débuts (incapacité à fournir les tests à la population et le matériel de protection aux soignants et professions mobilisées ; maintien du premier tour des municipales ; latitude laissée aux habitants des grandes métropoles de fuir vers les campagnes, etc.). Un gouvernement qui n’a pas hésité – comble du scandale – à accuser les Français de l’imprévoyance dont il a lui-même donné l’exemple !

Chez certains, la rage contre l’amateurisme criminel des élites commence à se retourner contre la population elle-même, en particulier contre ceux qui ne respectent pas suffisamment le confinement. Si la solidarité des Français ne s’est jamais montrée aussi palpable, un climat de défiance envers son prochain menace dans le même temps de s’installer, et de diviser une fois de plus notre pays.

Adapter le confinement au terrain

Alors qu’en est-il de ce confinement sur le terrain ? S’il est absolument légitime d’envoyer les forces de l’ordre faire respecter les règles, il devient difficile pour les autorités d’être crédibles quand il apparaît qu’elles n’ont pas, au préalable, prévu les difficultés à les faire appliquer au quotidien. Or un Etat stratège devrait avoir pris en compte, au sein de son dispositif sanitaire d’urgence, des besoins propres à certains territoires – et de la nécessité de mobiliser, le cas échéant, les acteurs de terrain.

Voici quelques exemples de zones nécessitant des dispositifs spécifiques :

  • les régions plus froides, plus propices au maintien et à la propagation du virus ;
  • les régions plus ensoleillées, qui sont, surtout à l’arrivée du printemps, plus propices au relâchement des règles de confinement et de distanciation sociale ;
  • les zones plus densément peuplées, comme les centres urbains ou les banlieues dotées de nombreuses barres d’immeubles, plus susceptibles de voir le virus se propager. Sachant qu’il est, de fait, plus difficile de rester confiné dans un espace réduit, sans jardin voire sans balcon, et d’autant plus si y résident des familles avec enfants ;
  • les campagnes, les îles ou les zones plus éloignées des « clusters », où il est, de fait, plus difficile de se « se sentir concerné » par un virus qui ne se voit pas ;
  • les zones où vivent les sans-abris, les migrants, les bidonvilles, les gens du voyage, qui sont à surveiller de très près. Ceux qui s’y trouvent doivent être l’objet d’une prise en charge et de mesures d’assistance au cas par cas.

Le cas des Outre-Mer

Les Outre-Mer, en particulier, doivent être soumis à une vigilance et pourvus de moyens d’autant plus accrus qu’ils sont encore moins dotés que l’hexagone au niveau économique, social, matériel et sanitaire [1]. Précisons que parfois, la pauvreté y est si répandue que de nombreuses habitations en tôle (imposant une température avoisinant parfois les 40°C) rendent l’injonction du « restez chez soi » littéralement absurde !

De par leur éloignement géographique, les Ultra-marins sont par ailleurs dépendants de l’extérieur pour s’approvisionner en denrées alimentaires de base – à une période où, du fait des réflexes de stocks et du ralentissement de l’économie, les pénuries dans les magasins commencent à devenir une réalité.

Enfin, à la longue liste des erreurs criminelles du gouvernement, doivent malheureusement être ajoutées celles-ci : alors que l’éloignement des DROM-COM (et leur nature insulaire, pour la plupart) aurait pu les préserver du virus, l’État, non seulement n’a pas interrompu en amont les liaisons aériennes de passagers depuis la métropole et l’étranger, mais s’est avéré incapable de faire pratiquer des tests de dépistage, qui auraient été très efficaces en milieu insulaire. Au point que nous commençons, notamment dans les Antilles françaises, à enregistrer les premiers décès liés au COVID-19.

Les DROM-COM nécessitent donc un véritable plan sanitaire d’urgence qui tienne compte des difficultés propres à chacun (comme en Guyane ou à Mayotte par exemple, confrontées à des problématiques migratoires particulièrement difficiles à gérer). Face à la tragédie que ces territoires commencent tout juste à connaître, seule une mobilisation immédiate et d’ampleur – bien plus importante que celle annoncée lors de la deuxième semaine de confinement – pourra empêcher le pire.

Conclusion

Après 20 ans d’austérité, d’abandon des services publics et des pouvoirs régaliens, après des décennies de rupture du pacte de confiance envers les populations et les acteurs de terrain, le gouvernement Macron-Philippe, qui n’a rien fait pour changer la donne, se voit aujourd’hui dans l’obligation de se tourner vers eux (et en comptant, là encore, sur leur dévouement).

Compte tenu du déficit en ressources humaines dans les domaines social, de la police et de l’armée – rendant, de fait, très limités les leviers d’action et les réservoirs de personnels – ; compte tenu de la difficulté, dans certains contextes, à rendre acceptable par les populations une présence renforcée des forces de l’ordre, les pouvoirs publics vont devoir solliciter, plus que jamais, les élus locaux, volontaires, associatifs, travailleurs sociaux, etc.

Notons que beaucoup d’entre eux ont déjà développé des qualités exceptionnelles en matière de médiation et de sensibilisation des populations. Des expériences ont par ailleurs déjà été tentées avec succès ces deux dernières semaines, par exemple dans des quartiers où certains jeunes se sont mobilisés pour porter assistance au personnel hospitalier ou désinfecter les parties communes. Evidemment, ces exemples ne doivent pas être, pour l’État, un prétexte pour se défausser, tout en se gargarisant de belles paroles.

Dans l’idéal, cela nécessiterait un dispositif de coordination du haut vers le bas et du bas vers le haut, permettant aux acteurs de remonter aux élus nationaux et à l’administration leurs difficultés éventuelles à faire appliquer les règles de confinement, ainsi que les idées nouvelles développées sur le terrain. Ajoutons que si certaines villes ont déjà débloqué des moyens pour désinfecter les rues, cela ne devrait pas être laissé à la discrétion de chaque maire, mais coordonné au niveau national, afin (et ce dans la même logique que celle de la « péréquation ») de prioriser les agglomérations les plus à risque, en leur donnant les moyens de le faire.

Plus que jamais, nous autres citoyens, devons faire preuve de compréhension, d’empathie, de solidarité et non de stigmatisation. Tout manquement aux règles de confinement par quiconque, et quelles qu’en soient les raisons, s’il doit être vu comme un acte d’irresponsabilité, doit également être l’occasion pour chacun de se demander, chaque fois : « que puis-je faire de plus pour que cela n’arrive plus ? » Si pour les personnels, bénévoles et salariés, déjà déployés sur le terrain – parfois au péril de leur vie – , la question ne se pose évidemment pas, pour nous, à Solidarité et progrès, la réponse est : « l’engagement politique et citoyen ».

Depuis une semaine, nous militons pour faire pression sur les pouvoirs publics, en leur envoyant ces deux feuilles de route dignes d’un Etat stratège :
- pour le court-terme : « Pistes essentielles pour vaincre la pandémie de COVID-19 »
- pour le long terme : notre manifeste à faire signer aux élus locaux pour faire pression sur les élus nationaux : « Pour un vrai aménagement du territoire, la République doit gouverner la finance »

Pour nous aider : 01 76 69 14 50 / https://solidariteetprogres.fr/militer.html

Une crise comme celle à laquelle nous faisons face suscite des dévouements sans précédent, porteurs d’une possibilité de changement de direction de notre société vers plus de souci de l’autre et d’engagement pour le bien commun. Pourvu que nous manifestions la volonté politique permettant de mettre en place un projet basé sur l’humain, libéré de la logique technocratique, des flux tendus et du profit financier destructeur.


[1Sur l’évolution du COVID dans les Outre-Mer françaises, suivez notre page facebook Solidarité et progrès Outre-Mer

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  • Hervieux • 31/03/2020 - 12:21

    si l’engagement politique et citoyen est la solution merci d’aller sur le terrain car les yaka faucon on en a soupé quelque soit le parti noble ou moins noble. Peu à peu les choses se mettent en place merci d’y participer ..Envoyez nous plus tôt des exemples positifs et non des critiques stériles que tout le monde peut voir et entendre à longueur de journée. Amicalement.

    Répondre à ce message

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Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La dissolution de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.


L'euro, et pourtant il coule

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

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Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

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Jacques Cheminade
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