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RAPPORT SPECIAL
Une seule chose effraie Obama : LaRouche


par Debra Freeman
Porte-parole du Comité d’action politique de Lyndon LaRouche


Washington, le 18 mars 2010 – L’assurance affichée par les dirigeants démocrates à la Chambre des Représentants, qui se prétendent à deux doigts d’avoir arraché la majorité nécessaire pour faire adopter la réforme de la santé d’Obama (probablement votée dimanche), n’a pas suffi à calmer la paranoïa autodestructrice du Président.

Bien que son arrogance grandisse à mesure que sa popularité chute d’un sondage à l’autre, Obama semble maintenant terrorisé chaque fois que Lyndon LaRouche ouvre la bouche. A Washington, nombreuses sont les sources institutionnelles nous ayant confirmé que LaRouche est bien la seule chose qui semble effrayer le Président.

Si la victoire écrasante de la candidate larouchiste Kesha Rogers dans les primaires démocrates de la 22e circonscription du Texas, le 2 mars, a sans aucun doute provoqué ce sursaut obsessionnel, c’est la conférence internet de LaRouche du 13 mars qui a effectivement transformé cette obsession en paranoïa. Obama en arrive à voir en tout démocrate s’opposant à sa politique un agent de Lyndon LaRouche.

Aussitôt après la victoire de Kesha Rogers, on rapporte que David Plouffe, le stratège électoral de la Maison Blanche, a lancé une campagne frénétique pour la dessaisir de son mandat et l’empêcher de figurer dans l’élection de novembre, bien qu’elle ait été plébiscitée par 53 % des électeurs dans une primaire triangulaire. Malgré la volonté des plus fanatiques au sein du Comité exécutif du Parti démocrate texan (SDEC) de suivre les instructions de Plouffe, d’importants stratèges démocrates, y compris certains n’éprouvant aucune sympathie particulière pour LaRouche, ont jugé cette tactique non seulement illégale, mais suicidaire.

Ils ont bien compris que le principal facteur qui a valu à Rogers son plébiscite, est sa campagne pour destituer le Président et que toutes représailles contre elle seraient immédiatement vues comme l’émanation d’une Maison Blanche remettant directement en cause le vote des démocrates de la 22e circonscription texane. Dans un contexte où la population est de plus en plus remontée contre le Président, cette initiative risquerait d’avoir l’effet inverse en renforçant la crédibilité de la démocrate larouchiste et le soutien dont elle bénéficie.

Bien que cette sagesse relative semble avoir prévalu, cela n’a pas stoppé pour autant la paranoïa anti-LaRouche : au moins deux congressistes texans ont été approchés par des sbires de la Maison Blanche qui les suspectaient d’être de mèche avec LaRouche.

Selon des sources institutionnelles, suite à son intervention du 13 mars, dans laquelle il a prononcé son plaidoyer le plus cinglant en faveur de l’éviction d’Obama, les plus proches conseillers du président, dont Valerie Jarrett et David Axelrod, ont insisté pour que l’on prenne des mesures contre LaRouche. L’impuissante résolution du SDEC pour « sanctionner » Kesha Rogers s’inscrit dans cette démarche.

Ce texte en dit très peu sur Kesha mais s’attarde lourdement sur LaRouche, en ressortant toutes les vieilles calomnies discréditées et périmées à son encontre. En fin de compte, le seul argument donné pour sanctionner Rogers est son soutien à l’économiste américain.

Si la blogosphère peut servir de témoin, elle confirme que cette tactique provoque un retour de flamme. Les électeurs démocrates y sont nombreux à témoigner leur soutien à Kesha Rogers, précisément parce qu’ils n’acceptent plus les trahisons à répétition des responsables du Parti. Mais leur colère envers Obama est encore plus grande. Une bloggeuse se présentant comme afro-américaine explique comment elle, comme tant d’autres, pourtant si fière lors de l’investiture d’Obama, n’avait eu pour seul retour que de se voir sacrifiée au profit de Wall Street.

Mais cette bévue texane n’a pas freiné pour autant la paranoïa d’Obama. Convaincu par ses propensions narcissiques que sa présidence repose sur l’adoption d’une réforme de la santé meurtrière, inspirée par la politique britannique en la matière, et ayant épuisé tous les recours à sa disposition (menaces et chantage compris) pour obtenir la majorité au Congrès, Obama martèle désormais que c’est le destin de sa présidence qui en jeu. C’est probablement son seul moment de lucidité depuis qu’il a pris son poste. Mais plutôt que de reconnaître que ce sont ses propres actes qui l’ont mis dans cette situation, il semble à présent tenir LaRouche pour responsable de tous ses problèmes.

En début de semaine, le Président fit savoir qu’il reportait son voyage en Asie de plusieurs jours pour se rendre dans l’Ohio afin d’obtenir le ralliement du représentant Dennis Kucinich, jusque-là farouche opposant à sa réforme de la santé. Jeudi, sa tournée en Asie fut purement et simplement annulée jusqu’à nouvel ordre, au moins jusqu’en juin. Malgré le ralliement de Kucinich, le Président ne semble pas calmé pour autant.

Les déclarations du représentant de l’Ohio nous donnent une idée des arguments qu’Obama a utilisés pour le retourner. Kucinich a pourtant reconnu : « J’ai des doutes sur cette réforme. Ce n’est pas ce que je voulais. » Pourquoi la soutenir alors ? Parce qu’il s’est laissé convaincre qu’un revers sur la réforme de la santé achèverait politiquement la présidence Obama. « Ce qui me dérange c’est que cela [la défaite] délégitimerait sa présidence. Ce serait un mal pour le pays, a-t-il déclaré. Nous devons prendre garde à ce que la présidence Obama ne soit pas détruite (…) Même si j’ai de nombreux désaccords politiques avec lui, il y a là un enjeu bien plus grand pour les Etats-Unis. »

Après avoir entendu ces paroles, plusieurs congressistes se sont dit convaincus qu’Obama avait accusé Kucinich de « soutenir le programme politique de Lyndon LaRouche », en particulier son appel à l’évincer de la présidence. Interrogé directement sur ce point, visiblement affolé, l’élu démocrate refusa d’en parler.

La base électorale de Kucinich a évidemment très mal réagi à cette volte-face, si bien que le représentant de l’Ohio annonça qu’il rembourserait intégralement tous les dons à sa campagne, venant d’électeurs persuadés qu’il s’opposerait à la réforme.

Au moment où nous écrivons ces lignes, des membres du Comité des élus progressistes et du Comité des élus hispaniques au Congrès reçoivent encore des appels téléphoniques personnels du Président. Ils rapportent que son principal argument en faveur de la réforme est de préserver « la santé et la force » de sa présidence, ainsi que d’éviter la destruction du Parti démocrate. En privé, cependant, un des dirigeants du Comité des élus hispaniques a reconnu avoir été choqué lorsque le Président lui demanda crûment quels étaient ses liens avec Lyndon LaRouche.

D’après le dernier communiqué de la présidence démocrate à la Chambre, il manque encore huit voix à Nancy Pelosi pour atteindre les 216 nécessaires à l’adoption de la réforme. Pourtant, ce vote ne pourra pas sauver la Maison Blanche. Il pourrait même en accélérer la fin, tant cette réforme est contestée dans tout le pays. En fait, Obama a raison de craindre LaRouche. La politique et la déclaration de guerre de l’économiste démocrate contre les maîtres britanniques d’Obama sont la véritable menace qui pèse sur la trahison d’Obama.


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  • petite souris • 19/03/2010 - 20:39

    LaRouche est bien la seule chose qui semble effrayer le Président.

    Obama n’a qu’une seule solution : se défaire de ses chaînes et suivre les conseils d’un membre de son parti pour sauver son pays.

    Il sera alors un grand homme.Son ego devrait en tout cas l’y pousser.

    • fierge • 22/03/2010 - 09:52

      En tous les cas, par ses déclarations fracassantes, Larouche a forcé Obama a faire le forcing pour que son projet sur la santé soit approuvé. Le fait qu’il ait réussi devrait faire réfléchir Larouche : parfois, on parle trop et trop tôt.

    Répondre à ce message

  • petite souris • 20/03/2010 - 09:30

    J’espère que "David Plouffe, le stratège électoral de la Maison Blanche," va faire PLOUF et entraîner ainsi le départ d’Obama.

    Il semble juste oublier que la peur n’écarte pas le danger, et que les électeurs savent ce qu’ils font.

    Répondre à ce message

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