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« A la colère qui vient », Marseille répond présent

La rédaction

Par Théodore Rottier

Le 8 octobre dernier, Jacques Cheminade était invité par le directeur du cinéma le Prado pour animer une projection de film suivie d’un débat avec la salle. C’est pour préparer le terrain qu’une équipe de trois de nos jeunes militants lyonnais s’était rendue à Marseille quelques jours avant.

Parmi les rencontres les plus intéressantes survenues au cours de nos déploiements dans la rue, un jeune instituteur dont le livre de chevet est le Discours de métaphysique de Leibniz. Plutôt intéressant quand on a une idée de la pierre posée par ce philosophe-scientifique-politique, fin XVIIe - début XVIIIe siècle. Cherchant des solutions à la crise, il s’abonna assez spontanément suite à notre conversation autour des actions à mener pour remettre les banquiers à leur place. Un jeune ouvrier autodidacte se révéla être très au courant de la domination britannique dans la finance et dans le monde politique actuels, ce qui est plutôt rare.

Nous avons pu revoir les personnes rencontrées lors de nos précédentes expéditions. Chez chacun, se révèle une curiosité vis-à-vis de ce que nous amenons en termes d’analyse et de solutions.

C’est ce type d’état d’esprit que nous avons observé au cours de la projection-débat mouvementée au cinéma du Prado. Plus d’une centaine de personnes présentes, pour une projection du film Let’s make money, d’Erwin Wagenhofer, suivie d’un débat entre la salle et un trio inédit : Jacques Cheminade - Etienne Chouard - André-Jacques Holbecq.

Etienne Chouard, enseignant du cru, avait joué un rôle majeur de catalyseur pour la victoire du « non » au référendum de 2005. André-Jacques Holbecq, économiste et auteur de La Dette publique, une affaire rentable, où il décortique tout le mécanisme d’émission monétaire privée, est un fervent militant en faveur d’une banque nationale qui permettrait de revenir à un système de crédit public.

Après le film, qui présente assez bien la manière dont le système financier international pille l’économie réelle et son contrôle depuis la City de Londres et ses satellites, les paradis fiscaux, mais se contentant, comme beaucoup d’autres, de décrire le système sans montrer de porte de sortie, une grande partie de la salle était déçue, tendue ou en attente du débat.

Jacques Cheminade prit alors la parole pour expliquer la dynamique de la crise et la responsabilité politique qui incombait à chacun des participants à cette soirée. Il n’avait pas parlé trois minutes qu’il fut interrompu par une femme qui attendait qu’il donne des solutions toutes faites. Cheminade tira profit de cette intervention pour montrer que le défi qui se pose à nous n’est pas simplement de comprendre la différence entre monétarisme et crédit productif public, mais également de s’engager, au plus profond de soi-même.

Cet échange en suscita un autre, assez caricatural : un pseudo « marxiste révolutionnaire » interrompit le débat pour « mettre en garde » la salle contre Jacques Cheminade et Lyndon LaRouche, répétant différentes calomnies qu’il avait trouvées ça et là sur internet. Rien de tel pour ajouter encore un peu de piment à la discussion ! Criant à l’extrême droite, à la secte, aux pro-nucléaires et autres illuminés de la conquête spéciale, dans une salle en quête de solutions et de réflexion, il se trouva très vite embarrassé par les demandes affluant de tous côtés, de preuves, ou de silence, et par le ton amusé, mais ferme, d’un Cheminade lui conseillant d’écouter le débat et d’approfondir ses recherches, en lisant notamment nos propres écrits.

La suite du débat fut tout aussi animée, avec de nombreuses questions, sur les tenants du système, le crédit public ou la démocratie. André-Jacques Holbecq et Etienne Chouard dénoncèrent en particulier l’escroquerie derrière la dette française et lancèrent des pistes pour une plus grande participation de la population aux affaires de la cité.

La dernière question fut posée par un jeune homme de 23 ans, qui demanda ce que l’on peut bien faire face à une crise aussi grave alors que tout le monde semble apolitique, y compris – à son grand désarroi – les gens de sa génération. La réponse d’André-Jacques Holbecq fut sans appel : on ne sait pas si on gagnera cette bataille, tout ce que l’on peut dire, c’est que ce combat est indispensable pour les générations à venir.

A la fin du débat, qui s’était prolongé deux heures après la projection du film, la moitié des participants étaient encore là et le jeune homme s’engagea à suivre nos activités, comme d’autres, tel un monsieur que nous avions rencontré plus d’un mois auparavant, qui vint nous voir en disant : « C’est sérieux ce que vous faites, c’est vraiment sérieux. »

Si des Marseillais lisent cet article, ils savent ce qu’il leur reste à faire...

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- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La dissolution de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

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La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

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Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

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S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

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C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

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L'euro, et pourtant il coule

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Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

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Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

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Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

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Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

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Jacques Cheminade
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