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Kilopower : un mini-réacteur nucléaire permettant de travailler sur Mars et la Lune

Un parasol pour les astronautes en cas de canicule sur Mars ? Non, une mini-centrale nucléaire !
Un parasol pour les astronautes en cas de canicule sur Mars ? Non, une mini-centrale nucléaire !
Crédit : NASA

Le regain d’intérêt pour les vols habités vers la Lune et Mars dans la perspective d’y fonder des bases habitées permanentes, a brutalement rappelé un principe de réalité incontournable : pour effectuer le moindre travail, l’homme et les robots à son service auront besoin d’énergie.

Si les panneaux photovoltaïques rendent d’inestimables services au bon fonctionnement de nos satellites, dès que la distance avec le Soleil s’accroît et que le travail prend des formes plus physiques, le problème de la quantité d’énergie se pose tout autant que celui de sa densité.

En réalité (on ne vous l’a pas dit souvent), l’énergie nucléaire alimente depuis des décennies les engins spatiaux.

Plusieurs réacteurs à fission ont déjà quitté la Terre. En avril 1965, les États-Unis ont lancé un réacteur en orbite, embarqué à bord du satellite expérimental SNAP-10A. Par ailleurs, depuis 1967, l’Union soviétique a lancé plus de 30 réacteurs à fission à bord de ses satellites, jusqu’à la fin des années 1980, lorsqu’on s’est posé la question des risques encourus au cas où un lancement tournerait mal.

Depuis, on fait plutôt appel à des Générateurs Thermoélectriques à Radio-isotopes (GTR), qui convertissent en électricité la chaleur émise par la désintégration radioactive du plutonium-238 ou d’autres matériaux du même type.

Ainsi, Voyager 1 et Voyager 2 de la NASA, le vaisseau spatial New Horizons et le rover martien Curiosity, ainsi que de nombreuses autres missions robotiques, ont eu recours à des RTG dont la sortie de puissance est relativement faible. Celui utilisé par Curiosity et le futur rover Mars 2020 de la NASA, par exemple, génère environ 0,11 kW d’électricité au début d’une mission (cette puissance diminuant lentement avec le temps).

Or, le moindre avant-poste habité sur la Lune ou Mars aura une demande en énergie nettement supérieure, d’au moins 40 kilowatts d’énergie électrique disponible en permanence (40 kWe), permettant, notamment :

  • de recharger les batteries du rover,
  • d’effectuer des forages,
  • d’alimenter quelques lasers pour fondre des métaux,
  • de faire tourner les imprimantes 3D,
  • de purifier l’eau,
  • de générer de l’oxygène,
  • de recharger les combinaisons des spationautes ou
  • de chauffer leurs habitats.

L’industrialisation de la Lune et l’exploration humaine sur Mars exigeront donc une stratégie de production d’énergie bien différente…

Kilopower

C’est là qu’intervient Kilopower, un mini-réacteur à fission très simple qui a passé avec succès toute une série de tests (au sol) entre novembre 2017 et mars 2018 au Glenn Research Center de Cleveland.

Pour Jim Reuter de la NASA :

La clé des explorations humaines et robotiques du futur, c’est de l’énergie abondante, efficace et sûre. Et je m’attends à ce que le Kilopower soit un élément essentiel de l’architecture énergétique lunaire et martienne.

Comme son nom l’indique, le réacteur Kilopower est conçu pour générer au moins 1 kilowatt d’énergie électrique (1 kWe) : son rendement est extensible à environ 10 kWe et il peut fonctionner pendant environ 15 ans. De ce fait, quatre réacteurs Kilopower à plus grande échelle pourraient répondre aux besoins en énergie des explorateurs de la NASA à hauteur de 40 kW, avec un cinquième susceptible de fournir une réserve en cas de besoin.

A partir de l’uranium-235 métal, le réacteur émet, lors d’une réaction de fission nucléaire, des neutrons et de la chaleur convertible en électricité, grâce à un appareil dit « moteur Stirling », un moteur à combustion externe connu depuis très longtemps.

Kilopower est également très compact. Chaque module de 10 kW ferait seulement 3,4 mètres de haut et le composant du réacteur Kilopower environ 1 mètre, en gros la taille d’une grosse corbeille à papier. Mais les pièces sont lourdes : avec le blindage, l’ensemble du réacteur de 10 kW pèserait probablement environ 2000 kg.

Le 2 mai 2018, à Cleveland, la NASA a présenté les résultats des tests du réacteur ultra-compact Kilopower permettant à l'Homme de travailler dans l'espace. En bas, le coeur du réacteur, en haut les convertisseurs Stirling, l'ensemble relié par des tuyaux remplis de sodium.
Le 2 mai 2018, à Cleveland, la NASA a présenté les résultats des tests du réacteur ultra-compact Kilopower permettant à l’Homme de travailler dans l’espace. En bas, le "coeur" du réacteur, en haut les convertisseurs Stirling, l’ensemble relié par des tuyaux remplis de sodium.
Crédit : NASA.

Si le projet Kilopower a officiellement démarré en 2015, ses architectes ont prouvé le concept de base en 2012, via une expérience appelée Demonstration Using Flattop Fissions – DUFF. L’ensemble du dispositif pour les voyages spatiaux a été conçu en mars 2018 sous le nom de KRUSTY (Kilopower Reactor Using Stirling Technology).

« Le réacteur permet de convertir 30 % de la chaleur de fission en électricité », affirme fièrement Patrick McClure, responsable du projet au Département de l’énergie (DOE) du Los Alamos National Laboratory (Nouveau-Mexique) – contre 7 % de chaleur disponible avec les GTR.

McClure souligne que « les réacteurs Kilopower seront sûrs ». En effet, le réacteur s’autorégule : si la température s’emballe, le combustible perd sa masse critique et la réaction s’arrête. De plus, les modules en question ne seront pas activés avant d’être installés dans l’espace, il n’y aura donc aucune menace d’exposition à des rayonnements dangereux, même en cas de problème majeur avec les fusées.

A l’heure actuelle, Kilopower est le premier concept réellement novateur en matière de réacteur à fission à utilisation spatiale, mis au point aux États-Unis au cours de ces 40 dernières années. Comme quoi les chercheurs du public ne sont pas forcément moins novateurs que ceux du privé, comme certains le prétendent.

La démonstration spatiale dont Kilopower aura immédiatement besoin n’est pas encore prévue pour le moment. Cependant, il arrive au bon moment. Car s’il est choisi par les grandes agences spatiales mondiales pour les vols habités vers lesquels s’orientent les grandes nations, il permettra enfin de concrétiser réellement ce qui, autrement, ne resterait fatalement qu’un beau rêve.

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- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La dissolution de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

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La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

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Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

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Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

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S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

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Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

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Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

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C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.


L'euro, et pourtant il coule

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

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