Le parti du travail humainTel. 01 76 69 14 50

4 décembre - Helga Zepp-LaRouche : notre image de l’Homme, clef de voûte de l’ordre mondial post-Covid19 Lire 3 décembre - Vendredi 4 décembre à 20h30 : discussion avec Benoît, youtubeur S&P Lire 2 décembre - 12-13 décembre : visio-conférence internationale de l’Institut Schiller Lire
AccueilChroniques stratégiques
X Logo S&P
Certains articles de S&P sont payants.
4 publications payantes vous sont encore offertes. Voir les abonnements

Trump vole dans les plumes des faucons du Pentagone

Le monde en devenir - chronique stratégique quotidienne Le monde en devenir - chronique stratégique quotidienne Le monde en devenir - chronique stratégique quotidienne

Chronique stratégique du 18 novembre 2020 (pour s’abonner c’est PAR ICI)

Quelques jours après une élection présidentielle entachée de graves irrégularités, Donald Trump a congédié Marc Esper, le secrétaire à la Défense, le remplaçant par Christopher Miller, qui annonce vouloir mettre un terme à la politique de « guerre permanente » du complexe militaro-industriel.

L’issue finale de l’élection américaine est à l’image de la période que nous traversons : sans précédent et imprévisible. L’enjeu dépasse bien entendu Trump et Biden, car il s’agit ni plus ni moins de la paix du monde.

D’un côté, l’intronisation programmée d’une administration Biden, avec tous les faucons de guerre qui piaffent d’impatience à l’idée de pouvoir de nouveau déployer leurs ailes ; de l’autre, une équipe resserrée autour du président Trump, qui apparaît déterminée à se battre jusqu’au bout, sur le plan juridique, contre ce qu’il faut bien appeler une fraude électorale à grande échelle pour ne pas laisser la machine démocrate voler l’élection, et qui, dans la même dynamique, opère déjà un net virage en faveur d’une purge de l’administration des éléments va-t-en-guerre, à l’image de l’éviction le 9 novembre du chef du Pentagone Marc Esper.

Les journalistes adorent Biden, mais pas trop

Dans une attitude typique des lèche-cul qu’on leur connaît désormais, les médias français ont presque tous adopté le prêt-à-penser sur la victoire du camp démocrate et sur l’image d’un Biden rassembleur, modéré et intelligent – contrairement à cet affreux Trump diviseur, raciste et arriéré. Pourtant, quelques bémols apparaissent ici ou là, montrant que l’enthousiasme n’est que de façade.

Par exemple, Franck Dedieu dans le magazine Marianne compare « Flamby » à « Sleepy Joe », écrivant que Biden présente « une version américaine et réactualisée » de la capitulation de François Hollande face à son ennemi le lobby de la finance : « Pas d’impôt sur la fortune des super-milliardaires, pas touche à la toute-puissance des Gafam ». Le Journal du Dimanche rapporte quant à lui les inquiétudes de l’aile gauche du Parti démocrate sur les questions de sécurité nationale, notamment autour de la nomination de Michèle Flournoy à la tête du Pentagone, jugée « trop proche du complexe militaro-industriel ».

En Europe, l’ancien député CDU et ancien vice-président de l’OSCE Willy Wimmer, rappelle sur RT que le peuple américain avaient voté pour Trump en 2016 car ils voulaient en finir avec les guerres sans fins menées par les administrations précédentes :

Sous la présidence de Barack Obama, Joe Biden, qui était alors vice-président, était en parfait accord avec la guerre des drones d’Obama et avec les guerres au Moyen-Orient ; il y a donc de fortes chances qu’il poursuive de la même manière que le Parti démocrate l’a fait dans les années 1990 et sous Obama.

Trump attaque le parti de la guerre

Le 9 novembre, le président Trump a évincé Marc Esper de son poste de secrétaire à la Défense. Son départ a été suivi d’une tornade de démissions, dont le chef de cabinet et deux sous-secrétaires. Les postes vacants ont été remplacés par des personnes connues pour leur loyauté envers le président et pour avoir participé à l’effort pour exposer le canular du « Russiagate ».

Parmi eux, les plus notables sont le nouveau secrétaire à la Défense, Christopher Miller, et son conseiller principal, le colonel Douglas Macgreggor. Le site Military.com présente le premier comme « un leader hors pair, qui à tous les niveaux de sa carrière a gardé une perspective sur les conséquences nationales de ses actes et de la stratégie militaire mise en œuvre ». Dès sa première conférence de presse, le 17 novembre, Miller a annoncé un plan de réduction des troupes américaines en Irak et en Afghanistan. « Nous allons appliquer les ordres du président Trump de poursuivre le repositionnement des forces de ces deux pays, a-t-il déclaré. Cela est conforme aux objectifs stratégiques qui ont été définis et soutenus par le peuple américain ».

Pour Willy Wimmer, la nomination de Miller à la tête du Pentagone reflète une âpre lutte institutionnelle, dans laquelle le président Trump tente de reprendre la main sur la politique étrangère et de préempter une initiative un peu trop volontariste de certains milieux militaires. « Les militaires américains préparent une rébellion, explique-t-il sur Sputnik Deutschland. Ils ne veulent pas laisser leur échapper leur ’droit de faire la guerre’. De son côté, Trump ne veut pas voir son héritage détruit, comme le montre l’éviction de M. Esper ». Selon l’ancien député, cet « arbitraire » des militaires américains contre le leadership politique a un précédent : lorsque George H. W. Bush avait promis à Gorbatchev que l’Otan serait réduit à un corps consultatif, dans lequel l’Union soviétique participerait en tant que membre à part entière, Paul Wolfowitz avait court-circuité cette promesse présidentielle, depuis le Pentagone, faisant en sorte que l’exact opposé soit mis en œuvre.

La nomination de Douglas Macgregor est également très significative. Ce militaire à la retraite est l’image-même de l’officier qui a refusé de vendre son âme au complexe militaro-industriel en échange de promotions et d’honneurs ; il est connu pour sa critique de la politique de guerre menée par les États-Unis depuis des décennies, en particulier en Irak et en Syrie, ainsi que de la « révolution dans les affaires militaires » – un processus lancé par les administrations Bush-Cheney et Obama aboutissant à la doctrine baptisée « Prompt Global Strike », devenue aujourd’hui la politique nucléaire des États-Unis.

Macgregor n’a pas hésité à dénoncer publiquement les responsabilités de généraux tels que David Petraeus dans l’émergence de Daesh, et à attaquer les discours des « docteurs Folamour » favorables à une escalade contre la Russie, tels que le général McMaster, dont le rôle dans les techniques de fraude électorale a été mis en lumière par Kirk Wiebe, un ancien spécialiste de la NSA. En 2014, Macgregor avait publiquement attaqué James Jeffrey – l’actuel envoyé spécial américain en Syrie, qui vient d’avouer avoir menti au président Trump sur le nombre de troupes américaines présentes sur place – pour sa promotion d’une intervention militaire en Ukraine. « Si les généraux s’étaient réellement souciés des soldats, les 15 dernières années auraient été totalement différentes, avait écrit Macgregor à un journaliste de Politico, en 2016. Qu’est-il arrivé aux milliers de vies et aux milliards de dollars gaspillés en Irak et en Afghanistan ? Qu’est-il arrivé aux milliards dépensés depuis 1991 dans une série de programmes de modernisation ratés ? »

Pour « une paix juste et durable avec toutes les nations »

Dans son premier message adressé au personnel du Département de la Défense, Christopher Miller fait un plaidoyer contre cette politique de guerres : « Nous ne sommes pas un peuple de guerres perpétuelles, écrit-il ; c’est l’antithèse de tout ce que nous défendons et pour quoi nos ancêtres se sont battus. Toutes les guerres doivent prendre fin ». Et, citant Abraham Lincoln dans son second discours d’inauguration :

Avec méchanceté envers personne, avec charité pour tous, avec fermeté dans le droit comme Dieu nous donne de voir le droit, efforçons-nous d’achever l’œuvre dans laquelle nous sommes, de panser les blessures de la nation, de prendre soin de celui qui aura combattu, de sa veuve et de son orphelin ; et de tout faire pour parvenir à une paix juste et durable entre nous et toutes les nations.

Certes, Trump n’est pas Lincoln. Mais il est comme un chien au milieu d’un jeu de quille, et surtout il a derrière lui une population qui en a assez de ces guerres impérialistes.

Vous venez de lire notre chronique stratégique « Le monde en devenir ». ABONNEZ-VOUS ICI pour la recevoir sans limitation. Vous aurez également accès à TOUS les dossiers de ce site (plus de 400 !)...
Le monde en devenir - chronique stratégique quotidienne Le monde en devenir - chronique stratégique quotidienne Le monde en devenir - chronique stratégique quotidienne

Un message, un commentaire ?

Qui êtes-vous ?

Pour afficher votre trombine avec votre message, enregistrez-la d’abord sur gravatar.com (gratuit et indolore) et n’oubliez pas d’indiquer votre adresse e-mail ici.

Ajoutez votre commentaire ici

Ce champ accepte les raccourcis SPIP {{gras}} {italique} -*liste [texte->url] <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

  • FABRIZI Gérard • 27/11/2020 - 19:36

    Excellente analyse

    Répondre à ce message

  • Alphonse Ratisbonne • 19/11/2020 - 21:41

    La chute du nombre de bombes larguées sur l’Afghanistan la Syrie et l’Irak depuis Trump… :
    https://www.afcent.af.mil/Portals/82/Airpower Summaries/Feb 2020 Airpower Summary FINAL.pdf ?ver=2020-03-12-021511-537

    Répondre à ce message

  • Etienne De Lafforest • 19/11/2020 - 08:33

    Très intéressant. Espérons que cette évolution positive ne soit pas stoppée net. Puisse Biden être écarté...

    Répondre à ce message

  • Lantrade • 18/11/2020 - 21:26

    Vous êtes géniaux ! Cet article est non seulement bien écrit mais il déchire tout ! (Excusez le verbe)

    Répondre à ce message

Déplier les commentaires||Replier les commentaires
Vous souhaitez aider ? Adhérer, faire un virement mensuel, participer à un stand militant ? Prenez contact avec nous.

Réparation, Reconstruction, Refondation
25 May
Feuille de route S&P
Réparation, Reconstruction, Refondation

La City et Wall-Street fomentent la guerre pour éviter la refonte des institutions financières. Il nous faut changer la donne afin d’empêcher que la situation dégénère en catastrophe nucléaire.

En savoir plus

Don rapide

Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La dissolution de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.


L'euro, et pourtant il coule

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

Participez à l'effort politique !

Adhérez à S&P, devenez éducateur et créateur de la Nation

Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
Un monde qui peut rentrer en crise à tout moment, y compris avec un risque de guerre.

En adhérant à Solidarité & progrès, en apportant vos moyens financiers et humains, nous pourrons ensemble franchir le seuil de la porte et faire ce qui est nécessaire.
Aller vers un futur qui soit vivable, meilleur, plus juste.

Jacques Cheminade
Faire un don et adhérer plus tard