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Trump sort les États-Unis du Traité FNI : une situation « perdant-perdant »

La rédaction
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Les États-Unis ont finalement mis leur menace à exécution en annonçant le 1er février leur sortie du traité sur les forces nucléaires à portée intermédiaire (FNI), signé en 1987 par Reagan et Gorbatchev, sous prétexte que la Russie en violait les dispositions.

Dans le contexte où les faucons de Washington et de Londres jettent de l’huile sur le feu, notamment au Venezuela, en faisant prévaloir l’arbitraire sur le droit international et en accroissant intentionnellement les tensions est-ouest, cette décision extrêmement dangereuse menace de plonger de nouveau le monde dans une grave crise stratégique.

Ouverture de la boîte de Pandore

Suspendant à son tour sa participation au traité (qui ne concernait que les États-Unis et la Russie), le gouvernement russe a fait part de ses inquiétudes, estimant que la situation stratégique mondiale, suite au retrait américain, est « globalement très alarmante ». Le président Poutine et le ministre russe des Affaires étrangères Sergey Lavrov ont fait savoir que la Russie ne souhaitait pas s’engager dans une course à l’armement, mais qu’elle répondra à Trump, dans les limites du budget de la Défense, par des « moyens technico-militaires ».

La semaine dernière, suite aux négociations infructueuses entre la sous-secrétaire d’État Andrea Thompson et le vice-ministre des Affaires étrangères Sergei Ryabkov, ce dernier a déploré le fait que les Américains font la sourde oreille à leurs demandes concernant les systèmes Aegis de défense anti-missiles déployés en Roumaine et bientôt en Pologne, et qui peuvent notamment être utilisés comme armes de première frappe. Lavrov a d’ailleurs rappelé que les États-Unis avaient eux-mêmes violé le traité FNI en 2014, en déployant ces systèmes.

Le traité était en sursis depuis longtemps, du fait précisément des déploiements des États-Unis et de l’OTAN en Europe de l’Est, ainsi que de la sortie par l’administration Bush du traité ABM (Anti-Ballistic Missile) sur la limitation des armes anti-missiles, en juin 2002. Face à cela, la Russie a dû mobiliser ses capacités scientifiques et technologiques afin de créer des armes capables de rendre obsolètes les boucliers anti-missiles. Vladimir Poutine a présenté ces armes, dont des missiles intercontinentaux hypersoniques et des missiles de croisière tirés par un moteur nucléaire et pouvant changer de trajectoire, lors de son discours sur l’état de l’Union le 1er mars 2018.

Mais par ce retrait, les États-Unis cherchent surtout à avoir la main libre face à la Chine, qui ne participe pas au traité. Selon un analyste du think tank Council on Foreign Relations de New York, saint des saints de l’oligarchie anglo-américaine, l’accroissement à un rythme soutenu ces dernières années des capacités nucléaires de la Chine est une préoccupation majeure des états-majors, y compris russe. Trump a notamment déclaré qu’il souhaitait transformer le traité en accord multilatéral.

De leur côté, les autorités chinoises ont estimé qu’en sortant du traité, les États-Unis « risquent d’ouvrir la boîte de Pandore », comme le dit l’éditorial de l’agence de presse officielle Xinhua. « La mise au rebut du traité pourrait bien sonner le glas du système global de contrôle des armes », écrit le Global Times, qui critique au passage l’idée de Trump d’inclure la Chine dans un traité multilatéral, n’y voyant qu’un prétexte pour Washington de mettre la pression sur Beijing.

Ainsi, en conséquence directe de la fin du traité FNI, des bases américaines de lancement de missiles à moyenne portée pourraient bien être installées dans les prochaines années en Asie-Pacifique, et notamment sur l’île de Guam, dans l’Océan Pacifique, ainsi qu’au Japon et aux Philippines. Ce qui n’est pas sans susciter l’inquiétude au Pays du Levant, qui se retrouverait en quelque sorte le rôle de l’Allemagne des années 1980, « de poste d’avant-garde du conflit entre les États-Unis et la Chine », comme le souligne le journal Asashi.

La porte de sortie : « la détente, l’entente et la coopération »

Le monde danse au bord du gouffre. La dérégulation financière, qui impose partout le court-termisme spéculatif et sa conséquence, l’austérité sociale, est en train d’accoucher d’un monstre : la dérégulation des armes nucléaires et le retour du spectre d’une guerre dont personne ne sortirait vainqueur. « Nous sommes sous la menace d’un monde sans loi », a mis en garde Jacques Cheminade, le 5 février sur RT France.

Cependant, la possibilité de sortir de ce piège par le haut existe bel et bien, et peut-être plus que jamais. Car un esprit de coopération, inspiré par la vision des Nouvelles Routes de la soie, souffle à travers le monde – en dépit des efforts incessant des scribouillards des médias occidentaux et autres diseurs de mauvaises aventures pour réduire ce projet à un impérialisme chinois bête et méchant.

La principale source d’instabilité et de tensions n’est pas à l’Est, mais à l’Ouest. Plusieurs hauts responsables de l’administration américaine, ainsi que certains services de renseignement, sont à pied d’œuvre pour saboter toutes les initiatives du président Trump allant dans le sens d’une détente internationale. On sait par exemple que John Bolton, le conseiller à la sécurité nationale, joue un rôle contre-productif dans les pour-parlers avec la Corée du Nord, et qu’il a carrément interdit Trump d’entrer en dialogue avec le président vénézuélien Nicolas Maduro, comme ce dernier le proposait.

Des individus comme John Bolton, ou encore le vice-président Mike Pence, ainsi que toute personne jouant la musique de la géopolitique impérialiste anglo-américaine, devraient être écartés des postes de décision. De surcroît, ceci enverrait un signal clair et fort à la Russie et à la Chine en faveur d’une détente.

Et surtout, il faut pousser les quatre principales puissances que sont les États-Unis, la Chine, la Russie et l’Inde à initier une nouvelle conférence de Bretton Woods, afin de court-circuiter les réseaux de pouvoir de Wall Street et de la City de Londres, et de tarir à la source la finance folle qui alimente la course à la confrontation. Une telle initiative permettra de réunir de nouveau les nations autour des buts communs de l’humanité – développement de l’Afrique, aménagement des océans (économie bleue), exploration spatiale, Nouvelles Routes de la soie, défense commune de la Terre contre les astéroïdes (Initiative de défense de la terre, ou IDT), etc. – et de réaliser la promesse gaulliste d’un monde « de détente, d’entente et de coopération ».

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Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
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- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

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en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

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Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

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