Le parti du travail humainTel. 01 76 69 14 50

3 avril - Coronavirus et laboratoires d’analyse vétérinaires : pourquoi on dépiste si peu en France Lire 3 avril - Covid-19 : coopération internationale ou pénuries alimentaires ? Lire 2 avril - Vendredi 3 avril à 20h30 : Direct Facebook avec notre youtubeur Benoît Odille Lire
AccueilChroniques stratégiques
X Logo S&P
Certains articles de S&P sont payants.
4 publications payantes vous sont encore offertes. Voir les abonnements

Si JP Morgan nous dit que la crise financière est derrière nous...

Urgence coronavirus Lisez notre feuille de route Urgence coronavirus - notre feuille de route Le monde en devenir - chronique stratégique quotidienne Le monde en devenir - chronique stratégique quotidienne Le monde en devenir - chronique stratégique quotidienne

« C’est l’économie, idiot ! » Le slogan de campagne de Bill Clinton, qui lui avait valu sa victoire en 1992, est tout à fait valable aujourd’hui, face à l’enfumage médiatique : le problème qui s’est manifesté en 2007-2008 n’a pas été résolu et, comme nous l’avons dit ici, le reflux de la menace d’un krach financier est intimement lié au reflux du danger de guerre.

Présent en France à l’occasion du Forum de Paris Europlace, le PDG de la banque JP Morgan Jamie Dimon s’est voulu rassurant dans un entretien au quotidien Les Echos en clamant que le système financier est aujourd’hui plus sûr que lors de la crise de 2008 : « C’est évident, cela n’a strictement rien à voir. (...) Il y a aujourd’hui deux fois plus de fonds propres et trois plus de liquidités dans les banques. Je pense que si l’affaire Lehman devait se reproduire, c’est simple, elle ne ferait pas faillite. »

Pourtant le même Dimon a réservé sa phrase choc dans cette interview au nouveau risque systémique qui inquiète la planète financière : « la plus grande menace pour l’économie est la sortie de la politique monétaire expansionniste actuelle. Jamais dans l’histoire, on a mené une telle politique et jamais à fortiori on a expérimenté la manière dont on sort ! Ça crée une grande incertitude. » En gros, comme un drogué obligé de s’administrer des doses de plus en plus importantes, il avertit ses proches que sa vie serait en danger s’il venait à s’arrêter.

Dix ans après le déclenchement de la crise des subprimes, des signes s’accumulent laissant penser que les États-Unis pourraient à nouveau être l’épicentre d’un krach financier. Le Wall Street Journal du 17 juillet rapporte la faillite colossale de EnerVest, un fond « private equity » du Texas, qui avait massivement emprunté pour investir dans des puits de pétrole et de gaz, à l’époque où les prix montaient. Deux milliards de dollars viennent de s’envoler en fumée, mettant en difficulté ses créanciers, dont d’importants fonds de pensions américains et canadiens, ainsi que la banque Wells Fargo. CNBC remarque que « cette perte de 2 milliards est inhabituelle pour une société de private equity de la taille de EnerVest et soulève des inquiétudes sur la possibilité de voir d’autres fonds similaires faire faillite. » Par ailleurs, Bloomberg News tire la sonnette d’alarme à propos de la bulle des prêts automobile, à travers un article intitulé « Nouvelle flambée Subprime, mêmes vieux péchés : les défauts sur les prêts automobile explosent. » Les défauts de paiement sur ces prêts à 90 jours atteignent les 4 %, sur un total de 1300 milliards de dollars, ce qui représente des proportions comparables au secteur immobilier en 2006.

« Tout va mieux, c’est le moment de mettre en place une dictature financière en Europe ! »

Il n’a échappé à personne que l’arrivée de Macron au pouvoir en France a enchanté l’ensemble de la communauté financière, surtout face aux propos de Bruno Le Maire venu rassurer Wall Street en Hermès, messager du dieu Jupiter. Les dogmatiques de l’ultra-libéralisme et de l’austérité budgétaire sont en joie, se disant que le moment est venu pour l’Europe de franchir un nouveau cap dans le renforcement de l’Union monétaire. Comme le remarque Le Point (11 mai 2017), le ministre allemand des Finances Wolfgang Schäuble est d’accord avec le président Macron pour la création d’un Parlement européen de la zone euro et même pour la création d’un poste de Ministre des finances européen. Chantre de « l’ordolibéralisme » et d’une austérité budgétaire féroce, Schäuble est l’homme qui a littéralement saigné la Grèce. De son côté, Angela Merkel s’est elle même dite aussi favorable ces derniers jours à la création d’un budget des pays de la zone euro et à un Ministre de finances européen.

Pourtant, ces mesures vont renforcer l’Union monétaire qui nous a conduit à la crise. Et même le FMI doute de ce régime fort européen. Il doit justement faire part le 20 juillet de sa décision concernant la Grèce, si oui ou non il compte participer au troisième « plan d’aide ». D’après une source anonyme du journal athénien Kathimerini, compte tenu du rapport publié par le FMI sur la soutenabilité de la dette grecque, il se pourrait que le Conseil exécutif du Fond annonce à l’Eurozone qu’à moins d’un allègement de la dette, le FMI décidera de ne pas participer au plan. Le rapport en question, publié en février dernier, montrait que dans tous les cas de figure la Grèce sera incapable de payer sa dette, en qu’en 2030 le service de la dette représentera 20 % du PIB ! Les précédents plans de renflouement, qui avaient déjà été considérés comme intenables par le FMI (qui les a malgré tout validés) car ne faisant que renflouer les banques européennes au détriment du peuple grec, ont fait augmenter la dette grecque de 100 % à 180 % du PIB, entre 2012 et 2016.

Un récent sondage réalisé en Grèce révèle que 48 % des jeunes entre 18 et 35 ans vivent principalement grâce aux aides financières de leurs parents ; 15 % d’entre eux seulement estiment pouvoir trouver un emploi dans les six prochains mois, et 29 % pensent que leur niveau de vie sera pire que celui de leur parents.

Le monde en devenir - chronique stratégique quotidienne Le monde en devenir - chronique stratégique quotidienne Le monde en devenir - chronique stratégique quotidienne

Un message, un commentaire ?

modération a priori

Attention, votre message n’apparaîtra qu’après avoir été relu et approuvé.

Qui êtes-vous ?

Pour afficher votre trombine avec votre message, enregistrez-la d’abord sur gravatar.com (gratuit et indolore) et n’oubliez pas d’indiquer votre adresse e-mail ici.

Ajoutez votre commentaire ici

Ce champ accepte les raccourcis SPIP {{gras}} {italique} -*liste [texte->url] <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

Déplier les commentaires||Replier les commentaires
Vous souhaitez aider ? Adhérer, faire un virement mensuel, participer à un stand militant ? Prenez contact avec nous.

Urgence coronavirus Lisez notre feuille de route : Urgence coronavirus - notre feuille de route

Don rapide

Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La dissolution de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.


L'euro, et pourtant il coule

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

Participez à l'effort politique !

Adhérez à S&P, devenez éducateur et créateur de la Nation

Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
Un monde qui peut rentrer en crise à tout moment, y compris avec un risque de guerre.

En adhérant à Solidarité & progrès, en apportant vos moyens financiers et humains, nous pourrons ensemble franchir le seuil de la porte et faire ce qui est nécessaire.
Aller vers un futur qui soit vivable, meilleur, plus juste.

Jacques Cheminade
Faire un don et adhérer plus tard