Le livre de Barbara W. Tuchman les canons d’août, publié en 1962, sur les causes de la Première Guerre mondiale, avait inspiré le président Kennedy pour résoudre la crise des missiles de Cuba, et devrait être pour nous une référence face au danger actuel. Car la machine de guerre s’est remise en branle. Les médias français, au milieu de l’euphorie olympique, ont mis beaucoup plus d’empressement à déclarer la « fin de la lune de miel entre Trump et Poutine » et le « retour de la guerre froide » qu’à mesurer l’avancée considérable que représentait en soi la rencontre entre les deux présidents lors du G20 à Hambourg. Car, si notre président Macron dit souhaiter mettre fin à une « forme de néo-conservatisme importée en France depuis 10 ans », on peut douter pour l’instant que les respectables milliardaires propriétaires de nos médias partagent ce souhait.
Dans une tentative un peu pathétique de calmer les tensions provoquées par le vote des nouvelles sanctions au Congrès américain, le secrétaire du Département d’État Rex Tillerson a déclaré le 29 juillet que ce vote était en réalité le signe que les États-Unis essayent d’améliorer les relations russo-américaines : « cela représente une volonté ferme du peuple américain de voir la Russie faire les premiers pas vers une amélioration de ses relations avec les États-Unis. Nous espérons qu’une coopération pourra s’établir entre nos deux pays sur les enjeux globaux, et qu’alors les sanctions ne seront plus nécessaires ». Ces propos ont laissé les Russes perplexes, comme l’a rapporté l’ambassade russe à Washington : « la déclaration faite par le secrétaire du Département d’État américain concernant les nouvelles sanctions votées par le Congrès ne peut que nous…




