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Coopération Italie-Chine : un gros caillou dans la chaussure de l’empire anglo-américain

La rédaction
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Par Bruno Abrial


Comme nous l’avons rapporté dans notre chronique du 11 mars, l’Italie s’apprête à signer un accord préliminaire d’adhésion à l’Initiative de la Ceinture et la Route (ICR) portée par la Chine. La signature devrait survenir le 22 mars, lors de la visite du président Xi Jinping.

Ce développement a résonné comme un tremblement de terre dans l’ensemble du monde néolibéral/néoconservateur. Un membre du G7, qui plus est pays fondateur de l’UE, ose sortir des clous jalousement gardés du « monde libéral transatlantique » ! C’est tout le storytelling anti-chinois et anti-Routes de la soie qui menace de s’effondrer !

Un affront au laisser-faire, laisser passer

La Maison-Blanche, au travers d’une conversation avec deux hauts responsables de l’administration publiée dans le quotidien italien La Stampa (propriété du groupe De Benedetti), a fait part de sa grande inquiétude à l’idée que le gouvernement italien donne ainsi du crédit au projet chinois, et lui a adressé des menaces à peine voilées. En adhérant à l’ICR, l’Italie risque selon elle d’endommager la coopération entre les entreprises américaines et italiennes, ainsi que les capacités opérationnelles de l’OTAN. « L’Italie se désolidarise ainsi du reste du G7 et permet à l’ICR de pénétrer l’Europe », estiment les deux responsables, qui ajoutent que « cela pourrait légitimer une approche du développement économique qui est antinomique avec le marché et le secteur privé ».

À l’heure des privatisations et de l’austérité budgétaire, indispensables pour maintenir à flot le casino financier, l’Italie donne un bien mauvais exemple ! Manifestement à court d’arguments, les deux responsables de la Maison-Blanche lancent : « Par cette action, l’Italie s’apprête à rejoindre le club pas si noble du Sri Lanka, du Pakistan, du Kenya, etc., et de leurs économies en difficulté. Ce qui pourrait faire beaucoup de tort à sa réputation mondiale ».

Dans le même registre, le secrétaire d’État américain Mike Pompeo a dénoncé le 12 mars le fait que la Chine « ne respecte pas les règles du jeu  », reprenant ainsi la rhétorique de Barack Obama en son temps. Le grand crime de la Chine serait de « ne pas promouvoir la prospérité de la manière dont nous le faisons ici en Occident », c’est-à-dire selon les principes du néolibéralisme…

L’ICR : une chance pour l’Europe de rejouer un rôle dans le monde

Notre parti frère italien, le Movisol, a tenu le mercredi 13 mars une conférence à Milan, coorganisée avec la région de Lombardie, sur le thème « L’Italie et la Nouvelle Route de la soie » ; parmi les orateurs se trouvaient Helga-Zepp-LaRouche, la présidente internationale de l’Institut Schiller, et Michele Geraci, le sous-secrétaire italien au ministère de l’Économie. Geraci, qui dirige actuellement le groupe de travail du gouvernement avec la Chine, a souligné l’importance de la coopération de l’Italie avec la Chine, y compris dans la perspective du développement du Mezzogiorno.

Conférence coorganisée par Movisol et la région de Lombardie sur le thème "L’Italie et la Nouvelle Route de la soie", le mercredi 13 mars à Milan.

L’adhésion de l’Italie à l’ICR représente un développement essentiel pour le monde, comme l’a expliqué Helga Zepp-LaRouche. Elle ouvre une brèche béante dans la psychose paranoïaque anti-chinoise entretenue en Occident, et met à mal la rhétorique présentant l’ICR comme un projet exclusivement chinois. Il s’agit d’un pas fondamental dans la réalisation du nouveau paradigme pour lequel l’économiste américain Lyndon LaRouche et l’Institut Schiller ont œuvré au cours des 30 dernières années.

LaRouche est considéré en Italie comme le visionnaire des Nouvelles Routes de la soie, comme l’a récemment évoqué l’ancien Premier ministre italien Giulio Tremonti, mais aussi du Glass Steagall (séparation banques de dépôts-banques d’affaires) et des quatre principes économiques cardinaux. Liliana Gorini, la présidente de Movisol, a rappelé que LaRouche avait été reçu en 1988 par le Comité des Finances du Parlement italien, et que les députés avaient admis, quelques années après, qu’il avait eu entièrement raison sur l’ensemble de son analyse.

De gauche à droite : Michele Geraci, Claudio Celani, Helga Zepp-LaRouche et Liliana Gorini

Pour les néocons anglo-américains, qui pensaient enfin être débarrassés de Lyndon LaRouche, après son décès le 12 février dernier, voir aujourd’hui sa femme en première ligne, au côté du gouvernement italien, dans ce changement stratégique majeur, représente un véritable cauchemar éveillé…

La décision de l’Italie offre une grande occasion pour unifier enfin l’Europe, a affirmé Helga Zepp-LaRouche, non pas derrière la bureaucratie de l’UE, mais dans la conception gaulliste et des pères fondateurs faisant de notre continent un pont de l’Atlantique à la mer de Chine, via la Russie, à travers les Nouvelles Routes de la soie ainsi que des organisations telles que l’Union Économique Eurasiatique (UEEA). Ainsi, l’Europe pourra de nouveau jouer un rôle essentiel dans la situation stratégique : « Car une Europe des pères fondateurs, unie, coopérant avec l’Initiative de la Ceinture et la Route, y compris l’Allemagne et la France, serait le meilleur moyen de forcer les États-Unis à abandonner leur opposition – qui n’est pas le fait de Trump lui-même mais des forces à l’intérieur de l’administration – et à rejoindre le nouveau paradigme », a-t-elle déclaré.

Les Chinois sont bien conscients de l’importance stratégique de l’adhésion de l’Italie à l’ICR : « Un tel développement va avoir un effet démonstratif pour persuader d’autres pays de l’UE comme la France et l’Allemagne à adopter une attitude plus ouverte vis-à-vis de l’ICR », écrit Hu Weijia dans une tribune parue le 7 mars dans le Global Times, quotidien chinois proche du pouvoir, et intitulée « L’ICR peut apporter une prospérité mutuelle à la Chine et l’Europe ». Hu souligne que « la France a exprimé sa volonté de coopérer avec la Chine dans des projets concrets de l’ICR. De même en Allemagne, où de nombreuses entreprises espèrent pouvoir bénéficier des nouvelles opportunités de l’initiative, en dépit des l’attitude ambivalente du gouvernement ».

Le second Forum international de la Ceinture et de la Route se tiendra fin avril à Beijing. Il réunira plus de 150 pays. A nous de pousser le gouvernement français à s’affranchir de la matrice désuète de la géopolitique anglo-américaine et à mettre les deux pieds dans les Nouvelles Routes de la soie.

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Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La dissolution de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

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en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.


L'euro, et pourtant il coule

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

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Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
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Aller vers un futur qui soit vivable, meilleur, plus juste.

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