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Ce parfum de Roosevelt et de De Gaulle qui incommode la City de Londres

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Chronique stratégique du 16 juillet 2020 (pour s’abonner c’est PAR ICI)

Confrontés à la menace du vaste chaos que risque d’engendrer la désintégration de l’économie et la colère sociale, les gouvernements européens mettent de l’avant leurs « plans de relance », faisant de plus en plus référence au « New Deal » de Franklin D. Roosevelt ou, en France, à la planification d’après-guerre souhaitée par le Conseil national de la Résistance (CNR). Malgré l’insuffisance des mesures proposées et surtout des moyens consacrés, il n’en a pas fallu davantage pour inquiéter l’oligarchie financière.

« Les échos de la présidence transformatrice de Franklin Delano Roosevelt sont partout », se plaint en effet le Financial Times, l’un des principaux porte-voix des intérêts financiers de la City de Londres. « La Commission européenne d’Ursula von der Leyen promet un ‘Green New Deal’ pour raviver l’économie de l’UE ; le Premier ministre britannique Boris Johnson a lancé son plan pour remettre la Grande-Bretagne en marche, avec sa propre version du programme de stimulus gouvernemental des années 1930 ».

La peur de l’oligarchie financière est bien palpable : alors qu’elle pensait s’être débarrassée des politiques interventionnistes et dirigistes de Roosevelt et de Gaulle, voilà que leurs fantômes ressurgissent !

New Deal

Lors de son discours à Dudley, le 30 juin dernier, Boris Johnson a présenté son « New Deal » destiné à « tracer le chemin pour sortir de la crise ». Apparaissant en gilet jaune et casque de chantier, à côté d’un slogan proclamant « Construisons, construisons, construisons ! », le Premier ministre britannique a affirmé que son gouvernement ne répondra pas à cette crise par l’austérité, contrairement à 2008, et promis qu’il allait inaugurer une « révolution par les infrastructures », afin de relancer les secteurs laissés à l’abandon depuis plus de trois décennies, tels que l’hôpital, les transports publics, les écoles, etc.

Mes amis, je ne suis pas un communiste, a voulu rassurer Johnson, tout en affirmant : je pense qu’il est également du ressort du gouvernement de créer les conditions pour l’entreprise de libre marché. (…) Cela sonne comme un New Deal et c’est bien le but, car ce dont notre époque a besoin, c’est d’un gouvernement fort et déterminé, qui protège la population en temps de crise, qui s’attaque au problème des sans-abris et aux inégalités qui poussent les gens vers les banques alimentaires ; car le temps est venu non seulement pour un New Deal mais pour un Deal juste [« Fair Deal »] pour le peuple britannique.

De bien belles paroles ! Cependant, le bât blesse (on pouvait s’y attendre) au niveau des moyens avancés pour ce « New Deal », puisque le gouvernement Johnson prévoit une première enveloppe de seulement 5 milliards de Livres sterling, dont 1 milliard pour bâtir de nouvelles écoles, 1,5 milliard pour réhabiliter les hôpitaux, le reste allant à des projets routiers. « Cinq milliards, cela semble beaucoup, mais c’est une goutte d’eau dans l’océan, quand on parle de projets d’infrastructures », a réagi Jude Brimble, secrétaire national du syndicat GMB Union ; « cela couvrirait à peine la moitié des frais à engager pour combler les nids-de-poule sur les routes d’Angleterre et du pays de Galles ».

Pas de Commissariat au Plan sans Banque nationale

En France, le nouveau Premier ministre Jean Castex a évoqué mercredi 8 juillet sa volonté de créer un « Haut Commissariat au Plan », en référence à l’institution créée au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, afin de « rééclairer l’action publique d’une vision de long terme ».

Cette résurrection de l’un des piliers de la reconstruction de la France d’après-guerre, établie par le général de Gaulle et le CNR, n’est pas faite pour plaire à la doxa néolibérale et à ses chiens de garde. « Au secours, le Plan revient », s’agace l’Opinion. « Pléthore. Des outils de programmation et de perspective, il en existe pourtant déjà beaucoup. A commencer par France Stratégie, descendant direct du ‘Plan’ ». Et le quotidien de trembler face au spectre du retour de l’État dans l’économie : « tel qu’évoqué par Bruno Le Maire et Jean Castex, le plan s’étendrait comme une pieuvre à toute l’économie ». Radu Vranceanu, professeur d’économie à l’Essec, craint de voir les fonctionnaires du nouveau Plan « se donner de nouvelles missions de plus en plus délirantes, créer de nouvelles réglementations et contraintes pour justifier leur existence », et David Lisnard, le maire LR de Cannes, tempête contre ce « machin bureaucratique de plus », outil de « flatterie nostalgique de l’opinion pour rappeler les Trente Glorieuses, le vocable de l’après-guerre ». Belle démonstration, s’il en était encore besoin, du fait que LR n’a plus rien à voir avec le Gaullisme...

Cependant, soyons clair : un nouveau Commissariat au Plan sans « crédit public productif », c’est comme un train sans locomotive. Pour pouvoir mener une politique de reconstruction et de développement économique digne de ce nom, l’État doit contrôler sa monnaie pour ne pas être contrôlé par elle. Les Trente Glorieuses n’auraient jamais été possibles sans la nationalisation de la Banque de France, en décembre 1945, qui permit d’alimenter la Planification avec du crédit national à faible taux d’intérêt. Une séparation bancaire stricte, imposée alors aux trois plus grandes banques de dépôts de l’époque, fut également essentielle.

Sans cela, Emmanuel Macron sera condamné à compter sur une UE au bord de la rupture, et à préférer une baisse « momentanée » des salaires à un chômage de masse, comme il l’a affirmé le 14 juillet ; son illustre prédécesseur préciserait qu’il s’agit d’« accommoder les restes » dans un monde où « la contrainte extérieure » détermine tout...

Pour appliquer cette politique du bien commun, il est nécessaire de disposer d’un centre d’émission offrant les moyens d’approvisionner le crédit public, peut-on lire dans la « feuille de route 2020 » de Solidarité & progrès, publiée sur le 25 mai et disponible en format livre (voir ci-contre). Il s’agit d’une Banque nationale, qui obéisse aux orientations fixées par les institutions démocratiques ayant voté le plan.

Rappelons que François Bayrou, qui lorgne sur le poste de Haut Commissaire au Plan, avait affirmé son opposition catégorique à l’idée que l’État reprenne en main la création monétaire, lorsqu’un militant de S&P l’avait questionné à Pau, pendant le « Grand débat », en mars 2019. En réalité, personne d’autre ne conviendrait mieux à ce poste que Jacques Cheminade, qui défend depuis quarante ans une politique de planification indicative, en a parlé lors de ses trois campagnes présidentielles (1995, 2012 et 2017) et a produit à ce sujet un texte de référence en 1993.


Cette annonce de la création d’un nouveau Commissariat au Plan ouvre une brèche
dans laquelle nous devons nous engager en apportant la substantifique moelle de ce que devrait être un « État stratège » et des outils financiers nécessaires.

Joignez-vous donc à notre « lobby citoyen », afin de faire circuler partout notre feuille de route. Que le slogan « construisons, construisons, construisons » rime avec « éduquons, éduquons, éduquons » !

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Réparation, Reconstruction, Refondation
25 May
Feuille de route S&P
Réparation, Reconstruction, Refondation

S&P et Jacques Cheminade se battent depuis plusieurs décennies pour re-nationaliser la Banque de France, afin de reprendre le gouvernail de notre avenir et recréer des millions d’emplois.

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Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La dissolution de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.


L'euro, et pourtant il coule

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

Participez à l'effort politique !

Adhérez à S&P, devenez éducateur et créateur de la Nation

Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
Un monde qui peut rentrer en crise à tout moment, y compris avec un risque de guerre.

En adhérant à Solidarité & progrès, en apportant vos moyens financiers et humains, nous pourrons ensemble franchir le seuil de la porte et faire ce qui est nécessaire.
Aller vers un futur qui soit vivable, meilleur, plus juste.

Jacques Cheminade
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