Le parti du travail humainTel. 01 76 69 14 50

26 octobre - Débat sur Discord : Cryptomonnaies et dictature des Banques centrales Lire 23 octobre - Jacques Cheminade : Ce que signifie le rejet de mon compte de campagne de 1995 Lire 20 octobre - Débat sur Discord : Pourquoi Trump est-il un moindre mal ? Lire
AccueilChroniques stratégiques
X Logo S&P
Certains articles de S&P sont payants.
4 publications payantes vous sont encore offertes. Voir les abonnements

Le remède au coronavirus ? une économie dirigée !

Le monde en devenir - chronique stratégique quotidienne Le monde en devenir - chronique stratégique quotidienne Le monde en devenir - chronique stratégique quotidienne

Chronique stratégique du 28 février 2020 (pour s’abonner c’est PAR ICI)

Au moment où apparaissent en Chine les premiers signes d’une décrue du coronavirus, l’on découvre avec stupeur que la maladie touche désormais de nombreux pays dans le monde, faisant planer la menace d’une pandémie. Brutalement, se pose la question du modèle économique, car il est évident qu’une économie dans laquelle les chaînes de production et de distribution ont été éclatées dans le monde entier, à la recherche du moindre coût, n’est pas en mesure de réagir dans l’urgence face à un tel danger. Et tandis que la Chine dispose aujourd’hui de l’un des meilleurs systèmes de santé du monde, et d’une économie dirigée capable de réagir au quart de tour au point de construire trois hôpitaux en quelques semaines, on ne peut plus en dire autant chez nous.

La Chine exemplaire

D’un grand mal peut ressortir un plus grand bien, disait le philosophe Leibniz. L’épidémie de Covid-19, qui était encore inconnue il y a deux mois, vient soudainement bousculer le modèle économique de la mondialisation, au point où même le ministre Bruno Le Maire estime que « l’épidémie de coronavirus est un "game changer" dans la mondialisation » ! Alors que la question se pose naturellement de fermer les frontières, par mesure de protection contre l’épidémie, l’on découvre tout à coup que l’ensemble du système financier et monétaire international nous rend absolument incapables de faire face à une pandémie.

L’effacement systématique, voire l’abrogation de la souveraineté des États-nations, au nom d’une mondialisation avant tout financière, a fragilisé la capacité de survie de nos pays et leur résilience aux épidémies et autres cas de force majeure. Comment garantir aujourd’hui les approvisionnements en Europe en médicaments et en masques chirurgicaux dont on a délocalisé la production dans des pays asiatiques eux-mêmes demandeurs de ces productions ?

En dépit du nuage d’encre de sèche projeté par les médias occidentaux à l’encontre de la Chine, révélant leur arrogance, leur cynisme et leurs préjugés racistes, force est de constater aujourd’hui que la politique anti-épidémiologique chinoise a été courageuse et plutôt efficace. Même si les autorités chinoises restent prudentes, la plupart des experts estiment que le pic a été atteint, le nombre de cas étant en diminution depuis le 15 février, et que l’épidémie devrait être globalement sous contrôle en avril.

Le Dr Bruce Aylward, épidémiologiste à l’OMS, tout juste revenu d’une mission en Chine, a loué son approche lors d’une conférence de presse le 25 février à Genève. « Si j’avais le virus Covid-19, je souhaiterais être soigné en Chine, a-t-il déclaré, soulignant le fait que son approche est dirigée par « un vecteur technologique et scientifique, impliquant l’utilisation sur place de l’intelligence artificielle ». Aylward a été marqué par l’engagement résolu de l’ensemble de la société chinoise pour venir à bout de l’épidémie. « Il n’est jamais simple d’avoir le type de passion, d’engagement, d’intérêt, et de sens de responsabilité individuel permettant d’arrêter un virus. Chaque personne avec qui vous parlez [en Chine] a le sens d’être mobilisé comme dans une guerre, et ils sont organisés ».

Éradiquer la maladie oligarchique

Quel contraste entre l’état d’esprit décrit ci-dessus et la réaction chez nous où, faute d’éducation à la notion de « santé publique », bon nombre de nos concitoyens, avant tout obnubilés par leur santé personnelle, se réveillent en pleine panique dans la « Vallée des paumés » ! Il faut dire que les quatre décennies de thérapie néolibérale ont laissé des traces. Car, tandis que l’on a pris la mauvaise habitude de voler à la rescousse des spéculateurs, on a systématiquement déshabillé les territoires et privé les populations d’un accès digne de ce nom à la santé, à l’éducation, aux transports publics, etc. Au cours des quarante dernières années, un quart des écoles primaires ont été fermées en France, un tiers des bureaux de poste, un quart des gares et la moitié des maternité, tandis que les infrastructures de base – ponts, routes départementales, voies ferrées secondaires, etc – se sont dégradées, à cause d’un sous-investissement chronique.

Alors comment s’étonner que notre société ne soit pas à la hauteur face à une pandémie, dans le monde de fous actuel où un Michael Bloomberg peut dépenser 400 millions de dollars dans la campagne présidentielle américaine, alors que l’on ne parvient pas à rassembler 76 millions pour éradiquer les criquets pèlerins qui dévastent actuellement les terres agricoles d’Afrique et des pays du Golfe ? La FAO, qui avait mis en garde l’an dernier contre ce fléau, a prévenu le 14 février que le coût passerait à plus d’un milliard de dollars si on n’agissait pas immédiatement, sans parler du coût humain – les criquets dévorent chaque jour des exploitations agricoles nourrissant 35 000 personnes, et progressent à la vitesse de 150 km par jour. Entre 10 et 30 millions d’Africains sont aujourd’hui en situation d’insécurité alimentaire...

Le cas de criquets pèlerins illustre parfaitement l’esprit colonial dominant les institutions et les élites occidentales. S’il y a bien une maladie à éradiquer de toute urgence, c’est cet esprit oligarchique qui a corrompu nos dirigeants, les faisant considérer le monde par le prisme de l’entre-soi médiatique et financier. Toutefois, comme dans Le masque de la mort rouge d’Edgar Poe, l’épidémie de coronavirus vient leur rappeler que tout être humain est mortel, y compris eux !

Cette épidémie nous pose le défi de repenser entièrement l’économie. Elle nous rappelle à quel point l’humanité doit prendre soin d’elle-même comme un tout. Car, avec les moyens de transports rapides d’aujourd’hui, la moindre grave épidémie dans un pays pauvre et distant peut se répandre dans un temps record à la terre entière. La solidarité inter-humaine, associée à un système international de coopération entre des économies dirigées, n’est plus une option idéaliste mais la condition de notre survie mutuelle assurée.

C’est bien de cela dont les grandes puissances devraient s’entretenir de toute urgence, face à la chute des bourses et à la peur d’un « moment Lehman Brothers », comme le demande Helga Zepp-LaRouche dans un appel publié le 28 février. La présidente internationale de l’Institut Schiller écrit que la solution à cette crise existentielle implique que les dirigeants chinois, indien, américain et russe, soutenus par d’autres, se concertent afin de mettre en œuvre les premières étapes d’une réorganisation du système financier actuel, suivant les quatre principes cardinaux de Lyndon LaRouche : mise en faillite ordonnée des institutions financières, rétablissement de banques nationales, création d’un nouveau système international de crédit et lancement d’une politique de croissance économique à fort vecteur scientifique et technologique.

Vous venez de lire notre chronique stratégique « Le monde en devenir ». ABONNEZ-VOUS ICI pour la recevoir sans limitation. Vous aurez également accès à TOUS les dossiers de ce site (plus de 400 !)...

Le monde en devenir - chronique stratégique quotidienne Le monde en devenir - chronique stratégique quotidienne Le monde en devenir - chronique stratégique quotidienne

Un message, un commentaire ?

Qui êtes-vous ?

Pour afficher votre trombine avec votre message, enregistrez-la d’abord sur gravatar.com (gratuit et indolore) et n’oubliez pas d’indiquer votre adresse e-mail ici.

Ajoutez votre commentaire ici

Ce champ accepte les raccourcis SPIP {{gras}} {italique} -*liste [texte->url] <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

Déplier les commentaires||Replier les commentaires
Vous souhaitez aider ? Adhérer, faire un virement mensuel, participer à un stand militant ? Prenez contact avec nous.

Réparation, Reconstruction, Refondation
25 May
Feuille de route S&P
Réparation, Reconstruction, Refondation

Don rapide

Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La dissolution de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.


L'euro, et pourtant il coule

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

Participez à l'effort politique !

Adhérez à S&P, devenez éducateur et créateur de la Nation

Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
Un monde qui peut rentrer en crise à tout moment, y compris avec un risque de guerre.

En adhérant à Solidarité & progrès, en apportant vos moyens financiers et humains, nous pourrons ensemble franchir le seuil de la porte et faire ce qui est nécessaire.
Aller vers un futur qui soit vivable, meilleur, plus juste.

Jacques Cheminade
Faire un don et adhérer plus tard