Le parti du travail humainTel. 01 76 69 14 50

13 novembre - Sortons du piège de la finance verte Lire 13 novembre - Sauvons l’hôpital public de la casse financière Lire 12 novembre - Pétition Républicaine contre le projet HERCULE qui organise le morcellement d’EDF Lire
AccueilChroniques stratégiques
X Logo S&P
Certains articles de S&P sont payants.
4 publications payantes vous sont encore offertes. Voir les abonnements

Le partenariat stratégique Moscou-Beijing-New Delhi met à mal la géopolitique occidentale

La rédaction
Le monde en devenir - chronique stratégique quotidienne Le monde en devenir - chronique stratégique quotidienne Le monde en devenir - chronique stratégique quotidienne

Chronique stratégique du 18 octobre 2019 (pour s’abonner c’est PAR ICI)

Les visées impérialistes anglo-américaines n’ont plus le vent en poupe. Elles se trouvent mises à mal par le dialogue très prometteur entre l’Inde et la Chine, que Narendra Modi et Xi Jinping ont noué lors de leur récente rencontre en Inde, et par une Russie qui s’affirme comme vecteur de dialogue et de paix, en particulier dans le dénouement en cours au Moyen-Orient.

Nous vivons une de ces époques passionnantes de l’histoire où ce qui n’existait qu’en germe, de positif, dans un environnement dominé par le chaos, la division et la destruction, éclot subitement en pleine lumière et devient potentiellement la nouvelle norme du monde en devenir.

Comme nous l’avons montré dans notre précédente chronique, le retrait des troupes américaines de Syrie signe l’échec complet de la stratégie de « guerre par procuration » menée par les États-Unis, la Grande-Bretagne et la France, via les diverses milices kurdes ou djihadistes, afin de provoquer un changement de régime à Damas. Ainsi, le reflux de l’écume impérialiste au Moyen-Orient fait apparaître clairement le retour des États-nations sur le devant de la scène internationale, la Russie jouant un rôle crucial pour assurer que chacun considère son intérêt propre à l’aune de celui des autres.

Le président Macron, qui a récemment déclaré devant nos ambassadeurs que nous assistons à « la fin de l’hégémonie occidentale sur le monde », a montré qu’il avait au moins une compréhension formelle de ce changement de paradigme. Mais là où il faudrait un homme ou une femme de caractère capable de s’élever à la hauteur, il n’est au mieux qu’un chef d’administration lucide.

Chine-Inde, le rapprochement de deux « États-civilisations »

La coopération entre le dragon et l’éléphant a franchi une nouvelle étape avec la rencontre informelle de deux journées pleines entre le Premier ministre indien Narendra Modi et le président chinois Xi Jinping, les 11 et 12 octobre, à Mamallapuram, dans l’État indien de Tamil Nadu. Xi a été accueilli très chaleureusement à son arrivée à l’aéroport, par de jeunes Indiens enthousiastes arborant des drapeaux chinois et criant « Nous aimons la Chine ! »

Le quotidien indien Economic Times rapporte qu’un spectacle culturel a été offert en l’honneur de Xi dans le temple du Rivage de Mamallapuram, où « un chant Tamil, louant la paix [Shanti Nilava Vendum] et Mahatma Gandhi, a été chanté, accompagné d’une danse traditionnelle ».

Il s’agissait du second sommet informel entre les deux chefs d’État, après celui d’avril 2018 à Wuhan, en Chine : aucun accord de signé, pas de communiqué final, pas de conférence de presse, mais une discussion libre et détendue. Suite aux conversations, le ministre indien des Affaires étrangères Vijay Gokhale a rapporté que Modi et Xi ont parlé des défis communs auxquels les deux pays font face, tel que le terrorisme et les processus de radicalisation. Modi a ensuite affirmé qu’il s’agissait du « commencement d’une nouvelle ère » dans les relations entre l’Inde et la Chine.

Ce rapprochement entre les deux États-civilisations change radicalement la donne en Asie du Sud et dans la région indo-pacifique. D’abord parce que cela met en échec les plans occidentaux visant à jouer l’Inde contre l’initiative chinoise des Nouvelles Routes de la soie. Ensuite parce que la Russie, comme le rapportent plusieurs diplomates et experts cités par le journal russe Kommersant et repris par l’agence Tass, ne sera plus contrainte de faire un choix difficile entre deux partenaires stratégiques. « La troïka Moscou-Beijing-New Delhi va devenir un facteur déterminant dans la politiques globale », écrit Tass. Enfin, une bonne relation entre l’Inde et la Chine pourra également contribuer à déminer le conflit au Cachemire, la Chine étant un partenaire important du Pakistan.

Poutine et le concert des nations

Dans ce contexte, le président de la Fédération russe Vladimir Poutine, qui s’exprimait le 3 octobre au club Valdaï à Sotchi, a apporté un éclairage très intéressant sur ce paradigme émergeant, en soulignant le rôle de premier plan joué par les nations asiatiques.

Les positions des États asiatiques sont de plus en plus fortes dans tous les domaines, et avant tout dans le domaine économique. La région contribue déjà pour un tiers au PIB mondial. Les niveaux de vie s’améliorent plus rapidement que la moyenne globale, a-t-il déclaré.

Il est désormais évident que les problèmes globaux ne peuvent pas être résolus sans l’Asie, et c’est pourquoi l’ordre mondial, tel que nous le connaissons depuis la fin de la deuxième guerre mondiale, est devenu obsolète. Dans le nouvel ordre mondial qu’il faut construire, a développé Vladimir Poutine,

nous avons également besoin de flexibilité et, j’ajouterais, de non-linéarité ; ce qui implique une capacité à mettre en place un processus s’appuyant sur les réalités, qui présuppose de prendre en compte les divers systèmes de culture et de valeurs, le besoin d’agir ensemble, tout en abandonnant les stéréotypes et les clichés géopolitiques. C’est la seule manière de résoudre efficacement les défis globaux, régionaux et nationaux.

Poutine a ensuite pris pour exemple l’intervention russe en Syrie en 2015 :

Nous pensons que la Syrie peut devenir un modèle pour résoudre les crises régionales par des mécanismes diplomatiques, qui devraient être utilisés dans la grande majorité des cas, l’usage de la force devant rester une exception extrême. Effectivement, en Syrie, nous étions confrontés à une tentative de création d’un quasi-État terroriste avec ce qui était – je le dis sans exagération – une véritable armée terroriste.

Permettez-moi de le redire, a-t-il poursuivit : les conflits les plus difficiles, tels que la question israélo-palestinienne, la question afghane ou la situation autour de l’accord sur le nucléaire iranien, peuvent et doivent être résolus sur la base des principes de coopération mutuelle, de respect, de reconnaissance des intérêts de chaque partie, en rejetant tout schéma ou philosophie de bloc.

Bien entendu, la coopération économique, qui ouvre de véritables perspectives de développement à long terme pour tous, est la base pour établir des relations politiques équitables tournées vers l’avenir, y compris entre pays asiatiques.

Au XIXe siècle, on faisait référence au ‘concert des nations’. Le temps est venu de parler en termes d’un ‘concert’ global en faveur du développement des modèles, intérêts, cultures et traditions, dans lequel le son de chaque instrument est considéré comme essentiel, précieux et inaliénable, et la musique doit être jouée harmonieusement, et non de façon discordante et cacophonique.

Vous venez de lire notre chronique stratégique « Le monde en devenir ». ABONNEZ-VOUS ICI pour la recevoir sans limitation. Vous aurez également accès à TOUS les dossiers de ce site (plus de 400 !)...

Le monde en devenir - chronique stratégique quotidienne Le monde en devenir - chronique stratégique quotidienne Le monde en devenir - chronique stratégique quotidienne

Un message, un commentaire ?

Qui êtes-vous ?

Pour afficher votre trombine avec votre message, enregistrez-la d’abord sur gravatar.com (gratuit et indolore) et n’oubliez pas d’indiquer votre adresse e-mail ici.

Ajoutez votre commentaire ici

Ce champ accepte les raccourcis SPIP {{gras}} {italique} -*liste [texte->url] <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

  • Saidou maoulida • 19/10/2019 - 22:38

    Vive cette coopération pour éliminer les effets négatifs du dit grand gendarme mondial.

    Répondre à ce message

  • Saidou maoulida • 19/10/2019 - 22:37

    Vive cette coopération pour le grand gendarme mondial.

    Répondre à ce message

Déplier les commentaires||Replier les commentaires
Vous souhaitez aider ? Adhérer, faire un virement mensuel, participer à un stand militant ? Prenez contact avec nous.

Don rapide

Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La dissolution de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.


L'euro, et pourtant il coule

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

Participez à l'effort politique !

Adhérez à S&P, devenez éducateur et créateur de la Nation

Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
Un monde qui peut rentrer en crise à tout moment, y compris avec un risque de guerre.

En adhérant à Solidarité & progrès, en apportant vos moyens financiers et humains, nous pourrons ensemble franchir le seuil de la porte et faire ce qui est nécessaire.
Aller vers un futur qui soit vivable, meilleur, plus juste.

Jacques Cheminade
Faire un don et adhérer plus tard