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Le « principe choral » des Nouvelles Routes de la soie

La rédaction
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S’inspirant explicitement de l’orchestre israélo-palestinien de Daniel Barenboim, le violoniste coréen Hyung Joon-won tente depuis dix ans de créer un orchestre commun entre Corée du Nord et Corée du Sud, en tant que contribution culturelle pour rétablir la paix et l’unité entre les deux Corées divisées. [1]

Mardi soir, à l’occasion d’un concert donné à l’université George Washington dans la capitale américaine, Hyung a expliqué pourquoi le processus d’interprétation par un orchestre est en lui-même un catalyseur de paix et d’harmonie : « Il ne s’agit pas d’une formule, où le simple fait de jouer la musique apporte la paix, mais d’un processus qui inspire à chaque individu y participant un niveau plus profond de réflexion, et c’est cela qui est nécessaire pour la paix ».

Ces paroles font écho à la conception apportée par Jacques Cheminade en 2017 lors de la campagne présidentielle sur le principe choral. « Le chœur est en effet le modèle réduit d’une société idéale », écrivait-il dans son livre-projet La France avec les yeux du futur.

Car chaque membre, pris individuellement, doit apprendre non seulement à écouter les autres, bien jouer sa partie, respecter les silences et surtout harmoniser et coordonner son action avec tous les autres membres et le chef de chœur ou d’orchestre, dans une interaction créative qui transcende les différences entre les participants, qu’elles soient nationales, culturelles ou ethniques.

Rappelons, à cet égard, que le président Xi Jinping insiste fréquemment sur le fait que l’Initiative de la Ceinture et la Route (ICR) – autrement dit les Nouvelles Routes de la soie – n’est pas un show en solo de la Chine, mais plutôt un orchestre symphonique, une expression culturelle assez récente dans l’histoire de la musique dans ce pays.

En 2017, Yang Jiechi, qui était alors conseiller d’État, avait précisé : « Une meilleure analogie serait celle d’une symphonie interprétée par un orchestre composé de tous les pays y participant », avait-il déclaré — n’en déplaise aux consultants néocons français, britanniques et américains, experts en hystérie anti-chinoise, qui interviennent tout le long du documentaire « Le monde selon Xi Jinping » diffusé mardi soir sur Arte (lire à ce sujet « La Chine selon les néoconservateurs à Washington et à Londres »)...

Discorde occidentale

Les mêmes qui, des deux côtés de l’Atlantique, ne tarissent pas d’efforts pour nous convaincre que tous nos malheurs sont les résultats des manigances de la Russie et de la Chine, pataugent dans une inquiétante mare de bêtise et d’incohérence. Les musiciens de l’orchestre du « monde libéral » ont depuis bien longtemps jeté leur partition à la poubelle et viré le chef d’orchestre ; ils jouent désormais une musique des plus discordantes, pour le plus grand plaisir de Wall Street et de la City de Londres.

L’Union européenne susurre une comptine lancinante et conciliante à l’intention de la France, qui passe au-dessus de la barre des sacro-saints 3 % de déficit public – suite à la mobilisation des Gilets jaunes –, tandis qu’elle hurle un refrain vindicatif à l’Italie pour son déficit de 2,4 %. Il faut dire que le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, qui fait des efforts héroïques pour rester sous la barre des trois grammes d’alcool dans le sang, est plus occupé à ébouriffer les cheveux d’une femme et à en embrasser intempestivement une autre, qu’à garantir la cohérence de la politique de l’UE.

En France, nous avons un président, brusquement redescendu de son mont jupitérien, qui mène querelle avec la « technostructure » – vous ne rêvez pas, c’est bien sa propre expression – de Bercy et de Matignon, dans la cour de récréation.

Perfide Albion contre le quatuor États-Unis-Russie-Chine-Inde

Toutefois, ne nous y trompons pas : le producteur de discorde en chef se situe de l’autre côté de la Manche. En effet, le jour-même où Arte diffusait son documentaire pseudo-psychanalytique sur Xi Jinping, le Comité des Relations internationales de la Chambre des Lords publiait un rapport de 116 pages, intitulé « La politique étrangère britannique dans un ordre mondial changeant », et qui reflète l’hystérie croissante d’une noblesse d’empire se trouvant au chevet d’un système moribond, et ne comptant pas descendre au cimetierre dans le silence.

Depuis la mort des présidents Franklin D. Roosevelt et John F. Kennedy, cette élite britannique s’est servie du « muscle » américain afin de préserver ses intérêts impériaux, au moyen de guerres coloniales en Asie du Sud-Est et du Sud-Ouest ou des « conditionnalités du FMI » imposées sur les pays du Sud pour les empêcher de trop se développer (Lire La toile d’araignée : le second Empire britannique).

Dans ce rapport, les Lords se lamentent du fait que l’administration Trump malmène la « relation spéciale » entre les États-Unis et le Royaume-Uni, et s’inquiètent d’une réélection du président en 2020 : « L’administration américaine a pris un certain nombre de décisions de politique étrangère unilatérales qui vont à l’encontre des intérêts du RU, écrivent-ils. Un second mandat de Trump rendrait plus durables les dommages causés aux relations USA/RU (la relation internationale la plus importante pour nous), et le gouvernement devra accorder moins d’importance que par le passé à l’adoption d’une approche commune entre les États-Unis et le Royaume-Uni sur les principaux enjeux du moment ».

L’hystérie de ces milieux est bien entendu accrue par l’insurrection « populiste » des pays occidentaux contre le système néolibéral, décrite par les Lords comme « des vagues politiques et sociales causées par l’accès des gens à l’information » (!), et qui menace « l’ordre international fondé sur des règles » (entendre « l’Empire britannique »). Mais les principales menaces restent la Russie, « une puissance déclinante (…) capable d’agir de manière disruptive dans les relations internationales », et bien entendu la Chine. Selon les Lords, pour l’instant le RU ne peut pas affronter cette dernière sur le plan économique, mais « à long terme, le gouvernement devra évaluer le défi stratégique posé par l’impact de la Chine sur l’ordre international fondé sur des règles ». Enfin, l’inquiétude concerne également l’ancien joyau de l’Empire, l’Inde, avec laquelle « le RU ferait bien de réinitialiser et d’élever sa relation », car « d’autres pays cherchent assidûment à s’engager avec elle ».

Voilà ce qui terrifie cette élite impérialiste : la potentielle alliance des « quatre grandes puissances », les États-Unis, la Chine, la Russie et l’Inde, que l’économiste et homme politique Lyndon LaRouche a défini depuis 2009 comme la seule possibilité de court-circuiter les réseaux de pouvoirs financiers de la City et Wall Street, afin d’ouvrir la voie à une nouvelle conférence de Bretton Woods et de créer un système international à taux de change fixes, basé sur les principes du crédit hamiltonien, pour garantir le développement économique de chaque nation du monde.

Alors, les Nouvelles Routes de la soie ne seront plus seulement un projet ne concernant « que » 70 pays de l’hémisphère sud, mais une plateforme autour de laquelle se constituera « une communauté de destin partagé pour toute l’humanité », comme le souhaite Xi Jinping.

Albion delenda est ! À la poubelle la vieille antienne impérialiste, et place à la symphonie du nouveau monde !


[1Soulignons également l’existence du Greater Europe Peace Orchestra, dédié à promouvoir la paix en Europe, y compris entre la Russie et l’Ukraine (Lien Internet : gepoblog.wordpress.com), et le Schiller Institute NYC Chorus, dédié à la création d’une renaissance aux États-Unis basée sur les principes de la composition classique (lien Internet : http://www.sinycchorus.com/)

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Pour quoi se bat  ?

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Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
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- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

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en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

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Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
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