Le parti du travail humainTel. 01 76 69 14 50

26 octobre - Débat sur Discord : Cryptomonnaies et dictature des Banques centrales Lire 23 octobre - Jacques Cheminade : Ce que signifie le rejet de mon compte de campagne de 1995 Lire 20 octobre - Débat sur Discord : Pourquoi Trump est-il un moindre mal ? Lire
AccueilChroniques stratégiques
X Logo S&P
Certains articles de S&P sont payants.
4 publications payantes vous sont encore offertes. Voir les abonnements

L’épidémie de géopolitique anglo-américaine fait des ravages

Le monde en devenir - chronique stratégique quotidienne Le monde en devenir - chronique stratégique quotidienne Le monde en devenir - chronique stratégique quotidienne

Chronique stratégique du 12 février 2020 (pour s’abonner c’est PAR ICI)

Sans aucun scrupule, les faire-valoir du complexe militaro-financier transatlantique profitent de l’épidémie de coronavirus pour amplifier la propagande anti-chinoise. Les responsables américains – le vice-président Mike Pompeo en tête –, pris d’un accès de fièvre d’idéologie de guerre froide, multiplient les déclarations hostiles.

Bêtise raciste made in Occident

Avec l’épidémie du coronavirus 2019-nCoV, qui touche actuellement la Chine, les élites médiatiques et politiques occidentales ont perdu une occasion de « faire preuve d’humanité », comme dirait un certain président français. En un réflexe de Pavlov, elles ont déployé toute une escadrille de commentaires condescendants, cyniques et humiliants, dignes de la guerre froide, laissant parfois même apparaître les préjugés néocoloniaux et racistes qu’elles prennent habituellement soin de dissimuler.

Couverture de l'hebdomadaire allemand Der Spiegel le 1er février
Couverture de l’hebdomadaire allemand Der Spiegel le 1er février

L’hebdomadaire allemand Der Spiegel, grand apôtre des « valeurs occidentales », en a donné un exemple indécent, en publiant à la une de son édition du 1er février la photo (ci-contre) d’un homme regardant son smartphone, équipé d’un masque, de lunettes de protection et d’un imperméable rouge, avec pour titre « Coronavirus, made in China » et sous-titre « Quand la mondialisation devient un danger de mort ».

L’ambassade de Chine en Allemagne a immédiatement dénoncé une couverture « qui ne fait que semer la panique, provoquer des accusations mutuelles, voire répandre la discrimination raciale ». Sur les réseaux sociaux, certains internautes allemands ont rappelé que l’hebdomadaire avait déjà publié des unes racistes, comme « les espions jaunes » en 2007 ou « le péril jaune » en 1978, à l’époque du traité de paix sino-japonais.

Le 30 janvier lors d’une conférence de presse, le directeur général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) Tedros Adhanom Ghebreyesus, visiblement excédé par la mauvaise foi des journalistes occidentaux, a tenu à remettre les pendules à l’heure : « Je reviens [de Chine] si impressionné. (…) Je n’ai jamais vu ça de ma vie », a-t-il expliqué. Et, se disant confiant dans la capacité des Chinois à maîtriser la situation, il a souligné : « Ils protègent le reste du monde ».

Pour sa part, la présidente internationale de l’Institut Schiller Helga Zepp-LaRouche a souligné le comportement exemplaire de la Chine pour son esprit de coopération, et a appelé l’Europe et les États-Unis à se joindre à la Chine pour combattre le coronavirus, comme l’ont rapporté l’agence de presse chinoise Xinhua et le magazine Beijing Review.

Les États-Unis et la Chine, la poutre et la paille

Le secrétaire d’État américain Mike Pompeo, l’un des « chrétiens évangéliques » et néoconservateurs les plus virulents de l’administration Trump, a consacré la quasi-intégralité de son discours, prononcé le 8 février lors de la conférence annuelle de l’Association nationale des gouverneurs, à exercer des menaces à peine voilées à l’encontre des élus, les incitant à couper tout lien avec la Chine, y compris ceux entretenu à travers les associations d’amitié sino-américaine, les instituts Confucius ou les investisseurs et entreprises chinoises. « La Chine vous observe, elle vous travaille », a déclaré Pompeo, comme pour dire aux gouverneurs : « Nous vous observons, nous savons ce que vous faites, et nous ne voulons aucun échange amical entre vous et la Chine ».

Le 6 février, lors de la China Initiative Conférence dont le sujet était la lutte contre « l’espionnage chinois », le directeur du FBI Christopher Wray a décrit la Chine comme le principal ennemi des États-Unis. Selon lui, le développement économique et technologique actuel du pays du milieu se base exclusivement sur le vol, puisque seul le modèle libéral démocrate permet la créativité. Il oublie bien vite les accomplissements – en avance sur les États-Unis – de la science soviétique dans les lasers ou la fusion nucléaire…

Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Hua Chunying, a immédiatement répondu à Wray : « Alors que le peuple chinois combat l’épidémie comme un seul homme, certains individus aux États-Unis continuent d’attaquer et de diffamer la Chine. Ce qui laisse penser qu’au-delà du coronavirus, nous devrions également nous prémunir contre le virus de l’idéologie et de la mentalité de la guerre froide ».

Quelques jours auparavant, lors de son audition devant la Commission des forces armées du Sénat américain, le chef du Southern Command Craig Faller a également manifesté tous les symptômes de ce virus, en décrivant la Russie et la Chine comme des « acteurs malveillants » qui représenteraient une « grave menace » contre la sécurité de « notre hémisphère » et de « notre voisinage ». Un discours quelque peu culotté, au moment où l’Otan s’apprête à conduire ses plus importants exercices militaires depuis la Guerre froide… aux frontières de la Russie et de la Chine.

Évoquant d’une part les « collusions » de la Russie avec le Venezuela, le Nicaragua, Cuba et l’Iran, Faller a réservé une hostilité particulière envers l’Initiative de la Ceinture et la Route (ICR) de la Chine, à laquelle participent désormais 19 des 28 nations caribéennes. La Chine « pratique le même type de finance prédatrice et de largesses sans limite qu’elle a maniée dans d’autres parties du monde », a-t-il affirmé. Un discours un rien culotté, venant du responsable d’un pays qui pratique sans vergogne la guerre économique – au moyen de son puissant appareil juridique et de la fameuse loi d’extraterritorialité – dans le monde entier, y compris contre ses propres alliés (cf Alcatel, Alstom, BNP-Paribas, etc).

La parabole de la paille et de la poutre ne manque pas de candidats de nos jours…

Soulignons que, malgré la chasse aux sorcières macCarthyste menée par le FBI contre tout scientifique ou chercheur lié de près ou de loin à la Chine, les professionnels et institutionnels chinois et américain du secteur médical continuent de collaborer, y compris dans le contexte de l’actuelle épidémie. Par exemple, les chercheurs de l’université Fudan de Shanghai travaillent avec leurs homologues du Baylor College of Medecine, de la faculté de médecine de l’Université du Texas et du New York Blood Center, afin de développer un vaccin contre le coronavirus qui lui, on le sait, ne s’arrête pas aux frontières.

Vous venez de lire notre chronique stratégique « Le monde en devenir ». ABONNEZ-VOUS ICI pour la recevoir sans limitation. Vous aurez également accès à TOUS les dossiers de ce site (plus de 400 !)...

Le monde en devenir - chronique stratégique quotidienne Le monde en devenir - chronique stratégique quotidienne Le monde en devenir - chronique stratégique quotidienne

Un message, un commentaire ?

Qui êtes-vous ?

Pour afficher votre trombine avec votre message, enregistrez-la d’abord sur gravatar.com (gratuit et indolore) et n’oubliez pas d’indiquer votre adresse e-mail ici.

Ajoutez votre commentaire ici

Ce champ accepte les raccourcis SPIP {{gras}} {italique} -*liste [texte->url] <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

Déplier les commentaires||Replier les commentaires
Vous souhaitez aider ? Adhérer, faire un virement mensuel, participer à un stand militant ? Prenez contact avec nous.

Réparation, Reconstruction, Refondation
25 May
Feuille de route S&P
Réparation, Reconstruction, Refondation

Don rapide

Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La dissolution de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.


L'euro, et pourtant il coule

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

Participez à l'effort politique !

Adhérez à S&P, devenez éducateur et créateur de la Nation

Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
Un monde qui peut rentrer en crise à tout moment, y compris avec un risque de guerre.

En adhérant à Solidarité & progrès, en apportant vos moyens financiers et humains, nous pourrons ensemble franchir le seuil de la porte et faire ce qui est nécessaire.
Aller vers un futur qui soit vivable, meilleur, plus juste.

Jacques Cheminade
Faire un don et adhérer plus tard