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L’ambassadeur britannique à Washington pris en flagrant délit d’ingérence

La rédaction
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Chronique stratégique du 12 juillet 2019 (pour s’abonner c’est PAR ICI)

Pour ceux qui ne voulaient pas voir le rôle très actif des Britanniques dans l’opération du « Russiagate » – l’immense montage politico-médiatique accusant la Russie d’avoir interféré dans l’élection de 2016 pour mettre Trump au pouvoir –, les récentes révélations du Daily Mail ne permettent plus le doute.

Le quotidien britannique a publié dimanche 7 juillet un long article divulguant le contenu de plusieurs notes confidentielles écrites entre 2017 et aujourd’hui par l’ambassadeur britannique à Washington, Sir Kim Darroch, à l’intention de son gouvernement.

Le scandale dont tout le monde – y compris les médias français – fait mine de s’émouvoir, est que Darroch y tient des propos outrageants à l’égard du président américain et de son administration, décrits respectivement comme « inapte », « incompétent », et « exceptionnellement dysfonctionnelle ».

Trump a immédiatement annoncé qu’il cessait toute relation avec l’ambassadeur, obligeant ce dernier, abandonné par Boris Johnson, à démissionner 48 heures plus tard. En Grande-Bretagne, le gouvernement a ouvert une enquête pour déterminer les auteurs de la fuite du Daily Mail. Sans surprise, certains députés y ont tout de suite vu une ingérence russe…

« Inonder le terrain »

Le fait qu’un ambassadeur livre à son propre gouvernement son évaluation – aussi orientée ou négative soit-elle – de la situation sur place n’est pas en soi une pratique scandaleuse. C’est pour ainsi dire le travail d’un ambassadeur. Les médias français, en concentrant l’attention sur ce seul aspect de l’affaire, ont passé sous silence la révélation la plus explosive, qui constitue le cœur du scandale. En effet, les notes de Kim Darroch montrent qu’il a mis en place (forcément avec la bénédiction de Londres) une stratégie visant à « inonder le terrain » (« flooding the zone »), comme il le dit lui-même, c’est-à-dire à dominer l’esprit du plus grand nombre possible des personnes que Trump consulte.

« Nous devons être créatifs en utilisant tous les canaux disponibles à travers nos relations avec son cabinet, l’équipe de la Maison-Blanche et nos contacts parmi ses amis à l’extérieur », écrivait Darroch dans l’une des notes. C’est ainsi que l’ambassadeur a progressivement investi l’entourage de Trump, assurant que les visiteurs du soir soient « des individus sur lesquels on peut compter afin de garantir que la voix du Royaume-Uni soit entendue en Occident », écrivait-il.

Le média Politico a justement publié mardi une liste des personnalités ayant régulièrement fréquenté les réceptions et autres dîners et galas de l’ambassade britannique au cours des deux dernières années. Parmi celle-ci, l’on trouve notamment John Kelly, l’ancien chef de cabinet de la Maison-Blanche, et surtout le faucon John Bolton, conseiller à la sécurité nationale, qui a fréquemment rencontré Darroch.

De son côté, le Washington Post a publié le 8 juillet un article évoquant également les responsables importants de l’administration Trump participant aux soirées de l’ambassade britannique, dont une coterie comprenant Kellyanne Conway (sa conseillère et proche du milliardaire Robert Mercer et sa fille Rebekah), Stephen Miller (une des « plumes » de Trump), Mick Mulvaney, Sarah Sanders (ex-porte-parole de la Maison Blanche) et l’allié de Trump Chris Ruddy.

Les Britanniques préféreraient un Trump va-t-en-guerre

Dans une tentative de prendre la défense de Darroch, le journaliste John Gizzi écrit sur le site Newsmax que des sources proches du Foreign Office britannique lui ont affirmé que les citations de l’ambassadeur fuitées dans le Daily Mail ont été soit sorties de leur contexte, soit mal utilisées. Selon Gizzi, Darroch était en réalité un « fervent partisan » de la politique étrangère de Trump.

De quelle politique étrangère parle-t-on ? Celle des frappes en Syrie, par exemple, ou encore ses injonctions pour l’augmentation des dépenses militaires en faveur de l’OTAN. L’actuelle politique de provocation contre l’Iran serait également du goût de l’ambassadeur, selon les sources du journaliste, qui expliquent que Darroch s’était fait critique de la politique iranienne de Trump jusqu’à ce qu’il décide de sortir de l’accord sur le nucléaire. Dans sa note du 22 juin, écrite au surlendemain de l’attaque avortée contre l’Iran, le diplomate estimait que si Trump a reculé cette fois-ci, il est fort probable qu’il en soit autrement prochainement, étant donné qu’il est « entouré d’un groupe de conseillers davantage va-t-en-guerre ».

Soulignons d’ailleurs que Sir Kim, officier diplomate de carrière décoré en 2008 Commandant de l’Ordre de St Michael et de St George, a servi entre 2007 et 2011 en tant qu’ambassadeur auprès de l’UE, après avoir été conseiller auprès du Premier ministre Tony Blair, à l’époque où celui-ci fabriquait les mensonges sur les armes de destruction massive de l’Irak…

Comme nous l’avons montré depuis l’été 2017, sur ce site, les services secrets britanniques ont agi, de concert avec les services américains du FBI et de la CIA et avec la clique démocrate autour d’Obama et Clinton, afin de torpiller la présidence Trump. L’arrivée à la Maison-Blanche de ce personnage, qui échappe aux réseaux serviles des partis démocrate et républicain, risquant de mettre à mal la « relation spéciale » entre la Grande-Bretagne et ses anciennes colonies, et qui – oh, horreur ! – souhaitait par dessus le marché normaliser les relations entre les États-Unis et la Russie, et aussi la Chine, était inacceptable.

À ce titre, il est significatif de retrouver parmi les conseillers de Trump cooptés par l’ambassade britannique à Washington, ceux-là mêmes qui sont activement engagés pour déclencher justement une escalade contre la Russie et la Chine par tous les moyens possibles.

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Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

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Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

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Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

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Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

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