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Russophobie : le retour de Goebbels ?

La rédaction
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Le climat général est à la guerre. Les provocations se multiplient contre la Russie, le Venezuela, l’Iran, la Chine. Et à force de jouer à la « guerre froide », le danger qu’elle devienne chaude est bien réelle. Cette logique est d’autant plus nourrie par les diverses campagnes électorales qui se déroulent en ce moment, et où la surenchère tient bien souvent lieu d’argument électoral, comme on a pu le voir en Israël. Par le passé, on espérait que nos politiques tiennent leurs promesses, aujourd’hui, c’est le contraire. Vu ce qu’ils annoncent, espérons qu’il ne s’agira que d’effets d’annonce…

Rappelons que Jacques Cheminade, lors de la dernière campagne présidentielle, reprenant l’image de Jaurès, avait souligné le fait que l’effondrement du système financier « porte en lui la guerre comme les nuées portent l’orage ». Aujourd’hui, la menace d’un nouveau krach est ouvertement évoquée, avec de nombreuses couvertures de presse – « Et si les banques craquaient à nouveau ? » titre par exemple le magazine L’Express. Plusieurs analystes ont même repris l’expression de « tsunami financier » utilisée par Cheminade lors du débat de BFMTV du 4 avril 2017 entre les onze candidats. Ce qui est ahurissant – et dangereux –, c’est que personne n’en parle dans le « débat » des élections européennes. Les différents acteurs présents sur la scène ressemblent davantage à des somnambules marchant comme des marionnettes mortes vers l’abîme.

Guerre psychologique

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Emblématique du type d’extrémités auxquelles les milieux au pouvoir sont prêts à se livrer, la deuxième chaîne allemande ZDF vient de soumettre ses téléspectateurs à une opération de guerre psychologique en bonne et due forme.

Samedi, lors du Journal télévisé diffusé en prime time, le présentateur phare Claus Kleber a déclaré que « l’armée américaine et ses alliés d’Allemagne et d’autres pays se dirigent vers l’Estonie pour en chasser des unités de forces armées russes qui y ont pénétré comme il y a quelques années en Crimée ».

Kleber a immédiatement précisé : « Ce n’est pas vrai. C’est une vision, mais une vision tout à fait réaliste. C’est ainsi que l’OTAN devrait répondre à une attaque contre le territoire de ses États membres ». Et de déplorer la faiblesse actuelle de l’OTAN à cause des membres non disposés à s’engager dans une guerre contre la Russie pour défendre les États baltes, par exemple.

S’agirait-il d’un avertissement à l’encontre du gouvernement allemand, de la part de ses « amis » anglo-américains ? En tous cas, les déclarations critiques vis-à-vis de Berlin n’ont pas manqué la semaine dernière, lors du sommet de l’OTAN à Washington…

La ZDF a déjà diffusé plusieurs documentaires provocateurs concernant la Russie ; elle a même été prise la main dans le sac d’une fausse information sur un homme se présentant comme un volontaire du Donbass, et qui a avoué ensuite que les événements présentés dans le document avaient été mis en scène. Notons également que la chaîne Arte a diffusé hier soir un documentaire en trois parties intitulé « KGB – le sabre et le bouclier ».

Le lendemain, Claus Kleber, qui revendique un nouveau genre intitulé le « fake news réaliste », en a remis une couche, commençant son journal sur un ton dramatique : « Bonsoir, nous devons parler de guerre. Car nous sommes en guerre, même si vous ne vous en rendez pas forcément compte. Les guerres modernes ne se font plus avec des chars et des bombes. Ils sont capables de subvertir la société, le débat public et les processus de décision des autres puissances de manière à les faire céder. Du Brexit à la présidentielle américaine, en passant par les élections en Europe, il y a des signes évidents que l’agent russe est intervenu. Les recherches menées par la ZDF, Spiegel, la BBC et d’autres montrent comment les efforts de Moscou se concentrent sur l’Allemagne, soutenus notamment par l’essor de l’AfD [Alternative für Deutschland, le parti d’extrême-droite] ».

Les responsables russes ont immédiatement dénoncé une « propagande scandaleuse et haineuse ». « La Russie n’a pas envahi l’Estonie. Et elle ne l’envahira pas. Et comme la Russie n’a pas de projets agressifs, il est nécessaire de les inventer. C’est la signification même de cette provocation informationnelle sur la chaîne ZDF », a écrit le sénateur russe Alexeï Pouchkov sur son compte Twitter.

Un pas supplémentaire vers un affrontement avec l’Iran

De l’autre côté de l’Atlantique, la Maison-Blanche a publié lundi 8 avril un communiqué accusant le régime iranien d’être « responsable d’une campagne globale en faveur du terrorisme » et affirmant que l’administration a placé le Corps des Gardiens de la Révolution islamique (CGRI) sur sa liste noire des organisations terroristes étrangères. Cette décision est sans précédent : pour la première fois, les États-Unis qualifient de terroriste une institution gouvernementale. Rappelons que le CGRI – fort de ses 125 000 membres – est un élément central du régime iranien, et qu’il contrôle l’ensemble des leviers militaires et stratégiques, ainsi que des pans entiers de l’économie iranienne.

Signe que le gouvernement américain est très divisé sur la question, Brian Hook, le représentant spécial du Département d’État pour l’Iran, a écrit une tribune dans le New York Times appelant paradoxalement à la reprise des négociations irano-américaines. « Les peuples iranien et américain devraient avoir des relations diplomatiques. Dans ces conditions nous pouvons même envisager une nouvelle ambassade américaine à Téhéran qui délivrerait des visas pour les touristes, les commerçants et les enseignants iraniens », écrit-il. Des déclarations d’autant plus significatives qu’il y a seulement une semaine, le même Brian Hook accusait, sans aucune preuve, l’Iran d’être impliqué dans la mort d’au moins 680 militaires américains en Irak.

Ripostant à la Maison-Blanche, le président iranien Hassan Rohani a accusé à son tour les États-Unis d’être « à la tête du terrorisme international » ; dès lundi, le Conseil suprême de la sécurité nationale a annoncé que l’Iran « reconnai[ssait] le régime des États-Unis d’Amérique comme État soutien du terrorisme et le United States Central Command [responsable des opérations militaires au Moyen-Orient, ndlr] comme un groupe terroriste ».

Netanyahou échappe à la prison

Cette décision de l’administration américaine doit bien entendu être située dans le contexte des élections législatives israéliennes, où un Netanyahou affaibli par les enquêtes pour corruption a tout fait pour se maintenir au pouvoir pour échapper à la prison.

L’intimidation des électeurs et des irrégularités manifestes entachent le résultat de l’élection israélienne, notamment l’emploi de 1200 caméras cachées pour surveiller les Israéliens arabes, c’est-à-dire quelque 17,5 % de la population israélienne.

Sous la pression des évangélistes américains les plus fous, Donald Trump, qui compte sur Netanyahou comme allié indéfectible dans la région, lui a systématiquement apporté son soutien, en déplaçant l’ambassade américaine à Jérusalem (une violation flagrante du droit international et de la charte de l’ONU), puis en reconnaissant la souveraineté territoriale d’Israël sur le plateau du Golan. Et Netanyahou menace aujourd’hui d’étendre la souveraineté israélienne sur toute la Cisjordanie.

En Europe, alors que l’on crie à hue et à dia contre le populisme des Orban, Salvini et autres Le Pen, peu de « bien-pensants » se sont émus de la dérive populiste et nationaliste de l’État hébreu, dont le célèbre historien israélien Zeev Sternhell déplorait dans une tribune publiée en février 2018 par Le Monde « un racisme proche du nazisme à ses débuts ».

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Don rapide

Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

Participez à l'effort politique !

Adhérez à S&P, devenez éducateur et créateur de la Nation

Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
Un monde qui peut rentrer en crise à tout moment, y compris avec un risque de guerre.

En adhérant à Solidarité & progrès, en apportant vos moyens financiers et humains, nous pourrons ensemble franchir le seuil de la porte et faire ce qui est nécessaire.
Aller vers un futur qui soit vivable, meilleur, plus juste.

Jacques Cheminade
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