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Gilets jaunes : cet espoir des peuples qui provoque la grande trouille des bien-pensants

La rédaction
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Le mouvement des Gilets jaunes a brusquement fait jaillir dans notre pays la réalité qui s’était déjà manifestée par les urnes en avril-mai 2017, mais qui avait été temporairement dissimulée sous le cache-sexe rudimentaire du « nouveau monde » de la Macronie.

L’affaire Benalla et le soulèvement populaire de ces dernières semaines ont laissé apparaître le fossé béant séparant la classe dominante, un « monde d’en haut » visiblement en pleine panique, et « ceux d’en bas », c’est-à-dire le reste de la population, qui se lève désormais pour réclamer ses droits et sa dignité.

Les masques tombent

Dans ce contexte de l’effondrement des illusions sur le maintien de l’ « ordre des gens de biens », comme on disait à la fin du XIXe siècle, il est presque comique de voir certains éminents représentants de la pensée cartésienne bien ordonnée se mettre dans un état de pétage de plomb en bonne et due forme. On peut rappeler les cas de Bernard-Henri Levi, l’ancien VRP du désastre libyen, qui voit « la chemise brune » sous le gilet jaune ; du journaliste de Libération Jean Quatremer, qui décrit un mouvement « beauf largement d’extrême-droite » ; ou encore de l’inénarrable Jean-Michel Apathie d’Europe 1 qui frise le conspirationnisme en dénonçant « une véritable arme de destruction massive » derrière laquelle se trouve forcément « une organisation séditieuse cachée ».

Pour ceux là-haut, du gouvernement aux salles de rédaction, qui pensaient enfin avoir réussi à se débarrasser de ces affreux gueux en gilets jaunes, après avoir lâché 10,5 milliards puis annoncé le fameux grand débat défouloir, le nouveau souffle retrouvé par le mouvement au lendemain des fêtes de fin d’année est véritablement insupportable.

La livraison du Figaro du 8 janvier nous offre deux spécimens de bien-pensants en pleine surchauffe, avec le mérite de nous présenter les faces de droite et de gauche de la pièce. Dans son éditorial « Autorité bafouée », Vincent Trémolet de Villers, représentant les milieux catholiques conservateurs, déplore la propagation d’ « une violence mortifère et vénéneuse ». On l’imagine tremblant d’une peur mêlée de rage en écrivant les mots suivants : « Incontrôlable, insaisissable, ‘comme si nous vivions’, écrit (…) Hannah Arendt, ’et luttions avec un univers où n’importe quoi peut à tout moment se transformer en quasiment n’importe quoi’, l’interminable mouvement des ‘gilets jaunes’ n’a que trop duré ». La peur séculaire des possédants vis-à-vis du peuple, dans toute sa splendeur !

De son côté, l’éditorialiste du magazine Marianne Jacques Juilliard, sorte de dinosaure de la « social-démocratie », déballe soudainement toute une rancœur qu’il ne pouvait sans doute plus contenir davantage : « Ce grand mouvement social suit inexorablement une pente antisociale », écrit-il dans sa longue tribune, avant de filer tout droit vers le fameux point « Godwin » de la menace « rouge-brun » : « La ligne de pente fatale à la révolution ouvrière se nomme le stalinisme ; celle de l’insurrection petit-bourgeois, c’est le fascisme. (…) Oui, il y a dans ce mouvement quelque chose de ‘la France seule’ de Charles Maurras qui ne laisse pas de m’inquiéter ».

Là aussi, c’est la peur du peuple qu’on a cessé de fréquenter qui finit par se manifester : « Il n’y a rien de plus inconstant, de plus aléatoire que la démocratie directe. (…) Dans un pays où le taux d’abstention aux élections ne cesse de croître, notamment dans les milieux populaires, est-on certain que des référendums à répétition n’aboutiraient pas à la lassitude, et par conséquent à la tyrannie des minorités agissantes ? » Drôle tout de même de voir ce démocrate, grand défenseur du « modèle républicain », admettre ouvertement son aversion pour la consultation référendaire, puis tomber dans un éloge désespérée de la politique de Macron : « la crise des ‘gilets jaunes’ a cassé net ce qu’il y avait de plus prometteur dans la démarche d’Emmanuel Macron : la volonté, devant la dérobade, de prendre la tête d’une Europe indépendante ».

Dérive autoritaire

Mardi matin sur Radio Classique, Luc Ferry est également sorti de ses gonds, face aux violences contre les policiers, suggérant brutalement : « qu’ils se servent de leurs armes une bonne fois ! (…) On a la quatrième armée du monde, elle est capable de mettre fin à ces saloperies ». Et si, face à la polémique, l’ancien ministre de l’Éducation a ensuite pris soin de tempérer ses propos, il est évident qu’il n’a fait que dire tout haut ce qui se dit tout bas parmi une bonne partie des élites. Le Canard Enchaîné rapporte d’ailleurs les paroles prononcées par le président français devant ses troupes au lendemain de l’acte VIII : « Le mouvement des gilets jaunes a trahi son origine : il n’est plus social. Il n’est plus politique non plus. Il est insurrectionnel, factieux. C’est pourquoi nous ne devons rien tolérer. (…) Le désordre ne peut plus durer. Il faut changer de braquet, durcir nos réactions sur le plan opérationnel, se doter, le plus vite possible, de dispositifs préventifs et répressifs plus performants ».

N’ayant pas réussi à gagner les cœurs des Français, qui continuent de soutenir les Gilets jaunes à 70 %, le gouvernement s’engouffre dans la seule voie qui lui soit possible d’envisager : jouer un jeu visant à enrager et radicaliser les plus fragiles des GJ, afin de justifier la répression et démoraliser des citoyens mobilisés qui jouent leurs vies et qui parfois, sans savoir ce qui s’est vraiment joué en Ukraine, évoquent le Maïdan.

Ces braves citoyens seraient alors encouragés à rentrer dans le rang, voire à présenter une ou plusieurs listes aux élections européennes, ce qui permettrait au passage de siphonner des voix à Le Pen, Dupont-Aignan et Mélenchon. C’est ainsi qu’Édouard Philippe, après avoir calmé les ardeurs d’un ministère de l’Intérieur demandant le rétablissement de l’état d’urgence, a immédiatement annoncé qu’un arsenal de mesures sécuritaires sera mis en place d’ici le mois de février, dont la création d’un fichier d’interdits de manifester, sur le modèle des interdits de stade réservés aux hooligans (!), ainsi que des mesures visant à punir les organisateurs de manifs non déclarées.

Derrière les bien-pensants tétanisés, les pouvoirs financiers

Comme l’écrit Laurent Joffrin dans Libération avec raison, sans pour autant se risquer à aller trop loin, les critiques des Gilets jaunes se concentrent sur « des élus pris comme boucs émissaires alors qu’on épargne la vraie classe dirigeante, celle qui domine l’économie ».

En effet, la seule arme qui nous permettra d’éviter le piège tendu par le gouvernement et ses acolytes, c’est d’élever le niveau de conscience et de revendication politique de ce mouvement (tout en restant hors du cadre des partis ou syndicats établis), en s’attaquant au point névralgique qui sollicite la grande trouille des bien-pensants : leur soumission depuis au moins quarante ans à un système financier où la création monétaire a été accaparée par les milieux d’affaire privés, orbitant autour de Wall Street et de la City de Londres, et détournée du travail humain, des services publics et de l’ensemble de l’économie réelle.

Solidarité & progrès, qui soutient le bien-fondé de la démarche des GJ depuis le début, est pleinement mobilisé pour faire circuler l’idée de rétablir une banque nationale capable d’émettre du « crédit productif public », comme on l’appelait pendant les Trente Glorieuses, qui nous permettrait de ne plus être dépendants des marchés financiers. Le samedi 5 janvier, l’une de nos militantes, qui portait avec d’autres gilets jaunes une banderole proclamant « Macron a peur d’un référendum sur la banque nationale », a été interviewée par Le Média à ce sujet : « La création monétaire doit être dans les mains des représentants du peuple. Si on ne peut pas investir, si on ne peut pas avoir ce levier de la création monétaire, on fait la manche sur les marchés. C’est ce que la France fait tous les jours, toutes les semaines ; et les taux d’intérêts cumulés depuis 30 ans, c’est 1400 milliards ! »

N’hésitez pas à nous rejoindre dans cet effort !

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Don rapide

Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La dissolution de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.


L'euro, et pourtant il coule

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

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