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Forum de Vladivostok : vers un ordre mondial de coexistence pacifique

La rédaction
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Chronique stratégique du 10 septembre 2019 (pour s’abonner c’est PAR ICI)

Le Forum économique oriental de Vladivostok s’est tenu du 4 au 6 septembre, réunissant 8500 participants de 65 nations différentes, dans le contexte d’un changement stratégique de plus en plus palpable, notamment avec le « reset » des relations entre la France et la Russie, initié par Macron à l’occasion du G7, et, espérons-le, avec l’éviction par Trump du faucon John Bolton.

Ce changement provient essentiellement d’une prise de conscience (mieux vaut tard que jamais !) que l’ordre du monde, tel qu’il a été ces dernières décennies dominé par les Occidentaux est en train de disparaître et de laisser place à un nouveau paradigme, dans lequel les puissances émergentes jouent un rôle croissant.

Lors de son discours devant les ambassadeurs, le 27 août, Emmanuel Macron a en effet admis que nous vivons actuellement « la fin de l’hégémonie occidentale sur le monde », et qu’il va falloir compter avec ces nouvelles puissances. « Regardez l’Inde, la Russie et la Chine. Elles ont une inspiration politique beaucoup plus forte que les Européens aujourd’hui, a-t-il déclaré. Elles pensent le monde avec une vraie logique, une vraie philosophie, un imaginaire que nous avons un peu perdu ».

Tout l’enjeu est de savoir quel choix feront les Occidentaux. Disparaîtront-ils comme les dinosaures ? Se laisseront-ils entraîner dans une logique de confrontation par les milieux néoconservateurs anglo-américains ? Ou parviendront-ils à se libérer de la « géopolitique » du XXe siècle et à se joindre à ces nouvelles puissances dans un esprit de coexistence pacifique ?

L’Inde et la Russie renforcent leur coopération

Au-delà de l’émergence de différentes individualités, c’est surtout le type nouveau de relations de coopération entre ces nations qui porte la marque de ce nouveau paradigme. L’Inde et la Russie, lors du Forum de Vladivostok, en ont montré un bel exemple.

Lors de leur conférence de presse commune, le président russe Vladimir Poutine et le Premier ministre indien Narendra Modi ont tous deux souligné le fait que la relation entre leurs pays est basée sur « des valeurs civilisationnelles similaires » et sur des approches similaires concernant « la question fondamentale du développement et du progrès économique ».

Les deux dirigeants ont signé le 4 septembre une déclaration commune en 82 points, avec pour objectif de renforcer leur coopération dans de nombreux domaines, tel que le nucléaire, l’espace, le militaire et la défense, les affaires régionales et globales, ainsi que la culture et l’éducation. L’Inde a notamment annoncé vouloir investir 1 milliard de dollars dans le développement de l’Extrême-Orient russe.

Alors que l’Inde vient de recevoir les systèmes de défense aérienne russes S-400, en dépit des pressions de Washington, Poutine et Modi envisagent désormais d’élaborer un nouveau système de paiement hors dollars pour tous les contrats de défense.

La coopération dans le domaine spatial se développe entre les deux pays, Moscou ayant récemment proposé son aide à Delhi dans le cadre du programme Gaganyaan, pour envoyer un astronaute indien dans l’espace en 2022, et l’Inde a annoncé en juillet son intention d’acheter des moteurs de fusée à la Russie.

Poutine : pour une refonte de l’ordre international

Lors de la séance plénière du Forum, répondant à une question à propos de la proposition faite au G7 par les présidents Macron et Trump de réintégrer la Russie dans le G8, Poutine a affirmé que tout dialogue sur les affaires du monde nécessitera au préalable que les institutions représentant l’ordre ancien soient entièrement repensées, de façon à permettre la participation active de la Chine, de l’Inde et de la Russie.

Si nos partenaires veulent rétablir le G8, qu’ils le fassent, a déclaré Poutine. Mais je pense que tout le monde se rend compte désormais, et le président Macron l’a récemment dit en public, que le leadership de l’Occident touche à sa fin. Je ne peux pas imaginer une organisation internationale efficace sans l’Inde et la Chine (cette dernière remarque a suscité les applaudissements de l’audience).

Par conséquent, tous les forums sont utiles, a-t-il ajouté  ; ils impliquent toujours un échange positif d’opinions, même lorsque la discussion est tendue, comme cela a été le cas lors du sommet du G7. C’est toujours utile. Et c’est la raison pour laquelle nous n’excluons aucun format de coopération.

Le rôle de la France

Comme nous l’avons dit plus haut, plusieurs changements récents vont dans le sens de ce nouvel ordre mondial naissant. L’éviction de John Bolton de l’administration Trump pourrait être un signe très fort s’il est suivi par la nomination d’une personnalité favorable au dialogue et à la paix. En effet, Bolton est le représentant d’une approche agressive de la politique étrangère américaine ; sur à peu près tous les points de tension – Corée du Nord, Iran, Venezuela, etc – il a activement contribué à saboter tout processus de dialogue et de paix.

L’initiative diplomatique de Macron, pour dégeler les relations entre la France et la Russie, est également une excellente nouvelle. De plus, elle a immédiatement été suivie d’effets : le 9 septembre, les ministres des Affaires étrangères et de la Défense des deux pays se sont rencontrés à Moscou ; la veille, Macron et Poutine se sont entretenus au téléphone et ont confirmé la tenue dans les semaines prochaines d’un nouveau sommet du « format de Normandie », qui réunit l’Ukraine, la France, l’Allemagne et la Russie, afin de résoudre la situation ukrainienne. Cette amorce de détente franco-russe a d’ailleurs sans doute joué dans la réussite de l’échange de prisonniers entre l’Ukraine et la Russie, le samedi 7 septembre.

Toutefois, une véritable refonte de l’ordre international ne sera pas réellement possible tant que nous serons occupés par les forces de l’argent de la City de Londres et de Wall Street, et de leurs réseaux dans le « shadow banking » et les paradis fiscaux. De même, cela ne sera pas possible sans en finir avec l’UE de Maastricht et de l’euro, qui s’est faite comme une courroie de transmission de cette finance folle, et sans poser les bases d’une Europe des États et des projets.

La France peut jouer un rôle de catalyseur dans le monde, comme l’a souvent répété Jacques Cheminade. Mais elle ne doit pas le faire à moitié.

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  • Ruoma • 11/09/2019 - 20:26

    Pour une fois, voilà qui est encourageant à l’arrivée de la 21ème année du 21ème siècle !
    J’avoue cependant être surpris des propos de Macron que vous citez, assez étonnants dans la bouche de l’européïste Young leader qu’il est.

    Mais encore une fois, pourquoi vous croyez-vous obligés de conclure à nouveau sur la nécessité de "poser les bases d’une Europe des États et des projets." !

    Après 60 années à subir le carcan de cette "union", qui nous démontre encore tous les jours sa nocivité, en quoi est-il pertinent de s’accrocher à cette utopie ?
    Je préférerais, de loin, que vous en finissiez une bonne fois pour toutes !

    Si on parvient à la sortie de la France de l’UE, ce n’est certainement pas pour y retourner !
    Mais au contraire, comme la plupart des pays du monde, pour nouer des partenariats ciblés, bilatéraux ou multilatéraux, en fonction exclusivement de l’intérêt que ça présentera pour nous, les Français.

    Et encore moins ces traités de "libre-échange", qui s’apparentent bien plus à des escroqueries internationales en bande organisée pour mettre notre pays en coupe réglée.
    Traités, tel le CETA, que notre président s’est d’ailleurs empressé de ratifier !
    Donc...

    Répondre à ce message

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Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La dissolution de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.


L'euro, et pourtant il coule

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

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Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

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Jacques Cheminade
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