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La Fed, Trump et les faux monnayeurs

Le président américain saura-t-il chasser les marchands du Temple ?
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Chronique stratégique du 14 février 2020 (pour s’abonner c’est PAR ICI)

Vous croyez encore en la "reprise économique américaine" ? Malgré votre antipathie pour Donald Trump, vous partagez son optimisme et celui de la Réserve fédérale américaine ? Vous êtes convaincus que la "hausse de Wall Street" veut dire le "retour à la croissance" ?... Aïe ! Vous êtes victime de la supercherie des faux-monnayeurs en col blanc...

Attention ! La tranquillité apparente des marchés financiers est une illusion ! Elle est principalement due au fait que le système est maintenu sous perfusion monétaire, par les injections permanentes des banques centrales. Pourquoi ? Car il faut maintenir debout l’énorme ogre que constitue la masse de capital fictif, devenue « la bulle des bulles ». Or cet ogre réclame encore et toujours plus de chair fraîche, forçant la Fed à intervenir quotidiennement sur le marché interbancaire (repo) depuis le 17 septembre, à hauteur de... plusieurs dizaines de milliards de dollars.

Voilà le véritable enjeu et le vrai danger derrière l’élection présidentielle américaine : Trump espère être réélu grâce à l’illusion de la reprise économique entretenue par l’euphorie de la bourse de New-York. Mais, comme dans toute époque de fin de système, l’histoire risque de finir mal, très mal... les fantasmes étant promis à se fracasser un beau jour contre le mur de la réalité.

La crise économique frappe à la porte

Le coronavirus qui touche la Chine depuis deux mois est là pour nous rappeler que la fragilité du système est telle qu’un « simple » rhume pourrait gripper l’ensemble de l’économie mondiale. Certains analystes pensent même que l’économie chinoise, de laquelle nous avons tant besoin désormais, pourrait perdre jusqu’à 1 % de croissance.

Or les signes de crise ne manquent pas. Selon l’Association internationale du transport aérien (IATA) d’abord, [la demande de fret aérien a subi une baisse de 3,3 % l’an dernier, ce qui fait de 2019 la pire année de la décennie (en 2009, au cœur de la crise financière, le marché avait chuté de 9,7 %). Aux États-Unis, les récentes statistiques de l’emploi, publiées par le Département du Travail le 7 février, ont révélé les failles de l’apparente bonne forme du marché du travail – dont le taux de chômage, au plus bas depuis 50 ans, fait pourtant la fierté du président américain. Ainsi l’évolution du salaire moyen est tombée sous la barre des 3 % en décembre par rapport à l’année précédente, alors que le coût de la vie poursuit sa hausse – les loyers ayant augmenté de 5,5 %, les prix de l’immobilier de 6 %, ou encore les prix de l’assurance maladie de 8 à 10 %…

Le directeur de la Fed Jerome Powell, lors de son audition au Sénat le 12 février, a également dû reconnaître la réalité derrière les chiffres du chômage, admettant que le nombre de travailleurs cumulant plusieurs emplois a augmenté de 5 % en un an. Comme l’a montré l’homme d’affaires new-yorkais Leo Hindery, le « chômage réel » atteint presque les 7 % si l’on tient compte du travail à temps partiel subi, et près de 9 % si l’on compte les 3,5 millions d’Américains qui ne cherchent plus de travail depuis plus d’un an.

En France également, L’INSEE estime que le taux de chômage a reculé de 0,4 points au quatrième trimestre 2019 (soit 0,7 points sur l’année écoulée), atteignant 8,1 %, un « record » (!) depuis 2008. Pas de quoi faire émerger des classes moyennes prospères, car, comme le souligne l’économiste Henri Sterdyniak : « Les entreprises ont fait payer cette hausse de l’emploi au prix fort, par l’insécurisation induite par les lois El Khomri et Pénicaud, par les exonérations de cotisations sociales – 60 milliards d’euro en 2019 – , par le développement de l’emploi précaire – 15,5 % des emplois sont en CDD, en intérim, en faux entreprenariat – et par le développement de l’emploi à temps partiel subi – 1,5 million de personnes, 5,4 % de l’emploi ». Le taux de salariés en dessous du seuil de pauvreté continue d’ailleurs d’augmenter. Rien d’étonnant puisque, comme l’écrit Jacques Cheminade dans son dernier éditorial, « moins de 15 % du bilan total des banques françaises est consacré au financement d’entreprises non financières ».

Quand la Fed joue aux chaises musicales : qui sera le perdant ?

Tout cela n’a pas fait retomber la fièvre de Wall Street, où de nouveaux records ont été atteints en début de semaine. Comme nous l’avons dit, cette hausse boursière n’a aucun fondement dans l’économie réelle ; elle s’appuie principalement sur les injections de la Fed et sur les cadeaux fiscaux d’un Trump persuadé que sa réélection en dépend. Ainsi, les records stratosphériques de la bourse suivent ceux du déficit budgétaire américain, qui vient de dépasser pour la première fois les... 1000 milliards de dollars.

On sait désormais que le chaos sur le marché du repo, qui dure depuis septembre dernier, est la conséquence de l’augmentation de plus en plus incontrôlée du déficit américain, combinée avec la remontée (relative) des taux de la Fed. Les investisseurs étrangers commencent ainsi à se désintéresser des bons du Trésor américain. L’agence Reuters rapporte même que ces derniers ont vendu « un montant record de bons du Trésor au cours du mois de décembre. (…) Les sorties de capitaux ont atteint leur niveau le plus élevé depuis (…) 1978 ».

Ainsi, trop de dette circule, pour pas assez de liquidités. La situation est tellement folle que plusieurs acteurs sont propriétaires du même titre. Selon le FMI, le même titre, servant de collatéral (généralement un bon du Trésor américain), avait été utilisé en moyenne 2,2 fois en 2018 ! « C’est une situation similaire à un jeu de chaises musicales – personne ne sait exactement combien de joueurs se retrouveront sans chaise tant que la musique ne s’est pas arrêtée. Chaque joueur sait qu’il n’existe pas suffisamment de chaises disponibles, explique l’analyste Caithin Long. Tout le monde sait qu’au final quelqu’un devra perdre ».

L’économie mondiale vers un « moment LaRouche » ?

Au bord de l’asphyxie, les quatre grandes banques de Wall Street – Goldman Sachs, JP Morgan Chase, Bank of America et Citibank –, qui assurent habituellement le fonctionnement du repo, ont donc contraint la Fed, le 17 septembre 2019, à se substituer à elles en inondant le marché de liquidités, afin d’éviter l’effondrement du marché des bons du Trésor.

Triple courbe de l'économiste américain Lyndon LaRouche
Triple courbe de l’économiste américain Lyndon LaRouche

Comme dans l’Allemagne de Weimar, la planche à billets doit tourner de plus en plus vite, créant les conditions où les pertes sont reportées sur la population et sur l’économie réelle, c’est-à-dire une hyperinflation. Dans les années 1990, l’économiste américain Lyndon LaRouche avait prévu et illustré cette situation avec sa « triple courbe » (voir ci-contre), en montrant que le point d’effondrement systémique correspond au moment où l’émission d’argent de plus en plus fictive, bien qu’en augmentant de façon spectaculaire, n’arrive plus à maintenir la valeur entièrement fictive des actifs financiers spéculatifs.

Nous en vivons aujourd’hui la phase finale, et seule une mise en faillite ordonnée, impliquant la séparation des banques de dépôt et des banques d’affaires et la reprise en main des instruments du crédit au sein de véritables banques nationales, permettra de sortir par le haut et de remettre sur de bons rails l’économie mondiale.

Il est temps de chasser les faux-monnayeurs du temple !

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Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La dissolution de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.


L'euro, et pourtant il coule

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

Participez à l'effort politique !

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Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
Un monde qui peut rentrer en crise à tout moment, y compris avec un risque de guerre.

En adhérant à Solidarité & progrès, en apportant vos moyens financiers et humains, nous pourrons ensemble franchir le seuil de la porte et faire ce qui est nécessaire.
Aller vers un futur qui soit vivable, meilleur, plus juste.

Jacques Cheminade
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