Solidarité & progrès

Le parti du travail humainTel. 01 76 69 14 50

AccueilChroniques stratégiques
X Logo S&P
Certains articles de S&P sont payants.
4 publications payantes vous sont encore offertes. Voir les abonnements

États-Unis : les « anciens » de l’establishment s’activent contre la guerre

La rédaction
Le monde en devenir - chronique stratégique quotidienne Le monde en devenir - chronique stratégique quotidienne Le monde en devenir - chronique stratégique quotidienne

La bataille se poursuit de plus belle outre-Atlantique pour sortir Donald Trump des griffes des faucons qui ont fait leur nid au sein de l’administration.

A la veille de l’ouverture des enquêtes visant à identifier l’origine exacte du vaste guet-apens politico-médiatique du « Russiagate » — qui ne manqueront pas de mettre en lumière une véritable tentative de coup d’État contre la présidence — les va-t-en-guerre font feu de tous bois pour provoquer une escalade.

Le secrétaire d’État Mike Pompeo, un illuminé « évangélique » de la pire espèce, se trouve actuellement en Amérique latine pour alimenter le ferment en faveur d’une intervention militaire au Venezuela. A la frontière colombienne, il s’est mis à imiter Ronald Reagan dans son célèbre discours « Abattez ce mur », et a multiplié les menaces contre Cuba et la Russie, qui soutiennent le gouvernement Maduro de Caracas.

Mardi, pour la deuxième fois, le président américain a opposé son véto à une résolution bipartisane du Congrès qui l’exhortait à cesser tout soutien à la coalition saoudienne dans sa guerre au Yémen, et qui a été votée au début du mois dans les deux chambres. Les sénateurs et députés défendant ce texte ont ouvertement exprimé leur frustration de ne pouvoir rencontrer Trump en personne, qu’ils estiment être « une colombe ». Le Président, constatent-ils, subit l’influence de Pompeo et de John Bolton, le conseiller à la sécurité nationale, sur cette question. Persuadés de pouvoir le convaincre en l’absence de ces deux oiseaux de mauvais augure, ils avaient demandé à pouvoir s’entretenir directement avec le président, en vain.

Pendant ce temps, plusieurs « dinosaures » de la politique américaine tentent de freiner des quatre fers la logique belliqueuse actuelle. L’ancien secrétaire d’État George Schultz, l’ancien sénateur Sam Nunn et l’ancien secrétaire à la Défense William Perry, ont publié le 11 avril une tribune dans le Wall Street Journal, appelant à « un changement audacieux de politique » afin de sortir les États-Unis et la Russie d’ « une dangereuse paralysie politique pouvant mener — par erreur ou par mauvais calcul — à une confrontation militaire avec l’utilisation potentielle d’armes nucléaires pour la première fois depuis 74 ans ».

Bien qu’ils n’apportent aucune porte de sortie à la division Est-Ouest du monde (qu’ils ont eux-mêmes contribué à créer en leur temps, soit dit en passant), leur intervention a le mérite de rappeler la nécessité impérieuse de rétablir un dialogue stratégique entre les deux principales puissances nucléaires. En effet, ce dialogue est actuellement rompu, et ce depuis l’administration Obama.

Jimmy Carter et les infrastructures

D’un autre côté, le magazine Newsweek du 12 avril rapporte que l’ancien président Jimmy Carter a eu samedi une conversation téléphonique avec le président Trump. Ce dernier a de lui-même souhaité l’appeler afin de lui faire part de ses inquiétudes à propos de l’émergence de la Chine, et du fait qu’elle surpasse les États-Unis dans un nombre croissant de domaines. « Je n’ai personnellement pas peur, a déclaré Carter devant une audience en Géorgie, mais cela dérange le président, et je ne sais pas pourquoi ».

L’ancien président, qui avait normalisé les relations entre Washington et Beijing en 1979, a souligné que la croissance fulgurante de la Chine a été facilitée par les investissements significatifs qu’elle a soutenus, ainsi que par sa politique pacifique. « Depuis 1979, savez-vous combien de fois la Chine a été en guerre contre quiconque ? a-t-il demandé. Zéro ». De leur côté, en 242 ans d’existence, les États-Unis n’ont connu que 16 ans de paix, ce qui en fait « la nation la plus guerrière de l’histoire mondiale ».

En Chine, les bénéfices de la paix sautent aux yeux : alors que ce pays a construit 30 000 kilomètres de train à grande vitesse, les États-Unis « ont dépensé 3000 milliards de dollars dans le militaire. Cela dépasse l’imagination. La Chine n’a pas dépensé un seul centime pour la guerre, et c’est pour cela qu’ils nous devancent presque en tous points ».

« Et je pense que si nous investissions ces 3000 milliards dans les infrastructures américaines, a ajouté Carter, non seulement nous aurions probablement 2000 milliards de bénéfices, mais nous aurions des TGV, nos ponts ne s’effondreraient pas et nos routes seraient en bon état. Notre système d’éducation serait aussi bon qu’en Corée du Sud ou à Hong-Kong ».

Des paroles très sages qu’il n’est pas trop tard de mettre en pratique.

Pour recevoir trois fois par semaine cette chronique, je m’abonne au site S&P

Le monde en devenir - chronique stratégique quotidienne Le monde en devenir - chronique stratégique quotidienne Le monde en devenir - chronique stratégique quotidienne

Un message, un commentaire ?

Qui êtes-vous ?

Pour afficher votre trombine avec votre message, enregistrez-la d’abord sur gravatar.com (gratuit et indolore) et n’oubliez pas d’indiquer votre adresse e-mail ici.

Ajoutez votre commentaire ici

Ce champ accepte les raccourcis SPIP {{gras}} {italique} -*liste [texte->url] <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

  • Ruoma • 22/04/2019 - 20:13

    Et cette "union" €uropéenne brille par sa présence diaphane sur ces questions essentielles et par son suivisme béat et aveugle des menées de l’OTAN.
    Quand les Français parviendront-ils à réaliser que ce "machin" n’est rien d’autre qu’un carcan délétère dont la France doit sortir au plus tôt ?
    Ne serait-ce qu’en vertu du droit international qui pose le principe "du droit (inaliénable) des peuples à disposer d’eux-mêmes".
    La souveraineté et l’indépendance nationales sont pourtant le lot de l’écrasante majorité des pays dans le monde et le préalable incontournable à l’établissement d’une vraie démocratie !

    Répondre à ce message

  • BONIN Stéphane • 20/04/2019 - 19:13

    Ah les infrastructures Américaines ! Clairvoyance de Jimmy CARTER.............qui ne sera pas écouté par "Trumpipi", ni "Babama/Clintotone", hélas.

    Et en Europe ? En apparence, mieux..................mais "un mieux" qui se dégrade ! Gènes est un exemple.

    Répondre à ce message

  • Mille • 19/04/2019 - 12:22

    C’est un belle initiative que votre ouvrage !.
    Merci

    Répondre à ce message

Déplier les commentaires||Replier les commentaires
Vous souhaitez aider ? Adhérer, faire un virement mensuel, participer à un stand militant ? Prenez contact avec nous.

Russophobie : le retour de Goebbels ?

10 avril
Chroniques stratégiques
Russophobie : le retour de Goebbels ?

Pour sauver la paix mondiale, Trump doit virer John Bolton !

3 avril
Chroniques stratégiques
Pour sauver la paix mondiale, Trump doit virer John Bolton !

Libérons Trump de l’emprise des « sionistes chrétiens » !

25 mars
Actualité
Libérons Trump de l’emprise des « sionistes chrétiens » !

Don rapide

Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La dissolution de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.


L'euro, et pourtant il coule

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

Participez à l'effort politique !

Adhérez à S&P, devenez éducateur et créateur de la Nation

Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
Un monde qui peut rentrer en crise à tout moment, y compris avec un risque de guerre.

En adhérant à Solidarité & progrès, en apportant vos moyens financiers et humains, nous pourrons ensemble franchir le seuil de la porte et faire ce qui est nécessaire.
Aller vers un futur qui soit vivable, meilleur, plus juste.

Jacques Cheminade
Faire un don et adhérer plus tard