Le parti du travail humainTel. 01 76 69 14 50

13 janvier - L’inceste politique en France, ça suffit ! - EJC#42 Lire 7 janvier - France, Etats-Unis, Great Reset : empêchons la grande dévastation en 2021 - EJC #41 Lire 5 janvier - Visio-conférence S&P : Les enjeux du Great Reset Lire
AccueilChroniques stratégiques
X Logo S&P
Certains articles de S&P sont payants.
4 publications payantes vous sont encore offertes. Voir les abonnements

L’Asie et les BRICS incarnent l’alternative au « Great Reset »

Le monde en devenir - chronique stratégique quotidienne Le monde en devenir - chronique stratégique quotidienne Le monde en devenir - chronique stratégique quotidienne

Chronique stratégique du 27 novembre 2020 (pour s’abonner c’est PAR ICI)

Il y a une alternative au « Great Reset » – cette dictature monétaire malthusienne, présentée comme un New Deal vert, que l’oligarchie financière transatlantique entend imposer au monde via les banques centrales à coups de cryptomonnaies. La semaine dernière, les sommets successifs des BRICS, de l’ASEAN, de l’APEC et même du G20, sous l’impulsion des pays d’Asie et des BRICS, ont démontré que le XXIe siècle devra être celui de la coopération et le développement mutuel entre les nations.

Tandis que le ciel s’assombrit en Occident, une autre partie du monde pose les jalons de l’alternative à la gestion malthusienne, et de plus en plus autoritaire, de la désintégration sociale et économique que nous connaissons. En effet, à l’heure où tout le gratin néolibéral atlantiste se prépare à un « Great Reset » qui confierait, notamment lors du prochain sommet de Davos de janvier 2021, les clés de la dictature financière aux Banques centrales « indépendantes », un ensemble de pays, gravitant autour de l’Asie et des pays émergents représentés en particulier par les BRICS, a montré la semaine dernière que les nations ont encore leur mot à dire.

C’est une impressionnante série de sommets qui s’est en effet déroulée en quelques jours. Le 15 novembre, le Sommet de l’Association des pays d’Asie du Sud-Est (ASEAN) s’est conclu par la signature d’un accord commercial historique entre une quinzaine de pays représentant 2,3 milliards d’êtres humains – d’autant plus historique que le Japon, l’Australie, la Corée du Sud et la Nouvelle Zélande, qui s’alignent habituellement sur le grand jeu géopolitique anglo-américain, ont rejoint l’accord, aux côtés de la Chine. Puis, les 17 et 20 novembre, ont eut lieu le 12e Sommet des BRICS, sous la présidence de la Russie, et le 27e Sommet du Forum économique Asie-Pacifique (APEC), organisé par la Malaisie. Enfin, le Sommet des chefs d’État du G20 s’est tenu virtuellement depuis Riyad les 21 et 22 novembre.

Les BRICS et les objectifs communs

Lors du 12e Sommet des BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud), les discussions se sont concentrées sur la sécurité et la stabilité mondiale, avec la volonté d’unir les efforts pour vaincre la pandémie actuelle. Vladimir Poutine, qui présidait le sommet, a notamment annoncé que des accords ont été signés entre la Russie, l’Inde et le Brésil pour réaliser des essais cliniques communs de Sputnik V, le vaccin russe contre le Covid-19 ; et d’autre part, un accord de partenariat a été signé entre la Russie, la Chine et l’Inde pour la production et la distribution de ce vaccin, non seulement à destination de leurs propres populations, mais également de celle des pays les plus pauvres.

Par ailleurs, les cinq pays émergents accélèrent l’établissement du Centre de recherche et de développement de vaccin des BRICS, tel que cela avait été prévu lors du Sommet de Johannesburg en 2018. La Nouvelle Banque de développement des BRICS (NBD) joue également son rôle dans le combat contre la pandémie, avec 10 milliards de dollars investis depuis le début de l’année – la NBD dispose actuellement d’un portefeuille de plus de 20 milliards de dollars, investis dans 62 grands projets.

Ces dernières années, les pays des BRICS ont accru leur coopération dans la science, les technologies et l’innovation. Des contacts intensifs ont lieu entre les milieux universitaires et scientifiques, sur une très large palette de domaines, allant de l’exploration des océans et des cercles polaires à l’astronomie et l’intelligence artificielle. Un état d’esprit de coopération autour des « objectifs communs de l’humanité », comme on le disait après-guerre, que nous devons absolument retrouver en France, et dans l’ensemble du monde occidental, après quatre décennies dominées par l’individualisme, la cupidité et la culture malthusienne entretenus par le système de pillage de Wall Street et de la City de Londres.

Le G20 et la nécessaire mise en banqueroute du système

La bonne nouvelle est que ce G20 a eu lieu, dans le contexte délétère actuel des relations internationales. La mauvaise est qu’en raison de la séparation entre le G20 des Finances et celui des chefs d’État, ce dernier s’avère impuissant à prendre les mesures radicales nécessaires pour changer réellement la règle du jeu. Depuis le mois de mars, 11 000 milliards de dollars ont ainsi été injectés en tant que stimulus pour sauver le système financier, alors qu’il manque sept « petits » milliards au Programme alimentaire mondial (PAM) pour faire face à une vague de famines pouvant causer la mort de 30 millions de personnes dans les prochains mois, comme a alerté David Beasley, le directeur du PAM.

Le point positif est que la question des dettes publiques des pays pauvres était au cœur des débats. Le 13 novembre, le défaut de paiement de la Zambie sur sa dette extérieure a sonné comme un précurseur d’une crise apocalyptique pouvant très rapidement frapper des dizaines de pays qui subissent le double tsunami de la crise sanitaire et de la récession économique mondiale – sans pratiquement aucun filet de sécurité sociale. Pour la première fois, les pays du G20 ont convenu d’un cadre commun pour la restructuration de la dette publique, ce qui implique un effort commun accru pour aider les pays du Tiers-monde (selon la Banque mondiale, 50 % des pays les plus pauvres sont en situation de surendettement).

Plus tôt dans l’année, les pays du G20 ont décidé de suspendre le paiement des dettes des 73 pays les plus pauvres du monde, à travers l’Initiative de suspension du service de la dette (DSSI) — un gel qui vient d’être prolongé jusqu’en juin 2021. La grande avancée du G20 de ce week-end est l’engagement de la Chine dans ce cadre. Le 20 novembre, le ministre des Finances Liu Kun a annoncé que l’Agence chinoise de coopération au développement international et la Banque d’exportation-importation de Chine ont suspendu un total de 1,353 milliard de dollars de paiements au titre du service de la dette au profit de 23 pays. Ce qui fait de la Chine le premier pays du G20 en terme de montants de report de la dette dans le cadre du DSSI. Autant pour les Cassandre qui accusaient la Chine de dresser le « piège de la dette » aux pays du Tiers-monde...

La question de l’annulation de la dette devient d’ailleurs prégnante en Europe. « L’idée fait son chemin chez certains économistes et politiques de l’Hexagone », écrit Mathias Thépot dans le magazine Marianne. Les dettes souveraines de la BCE — dont environ 485 milliards d’euros pour la France — pourraient parfaitement être annulées pour libérer les pays d’un fardeau impossible à rembourser.

Cependant, toutes ces initiatives resteront vaines sans un changement de l’ensemble du système financier et monétaire international. Le « Great Reset », tel qu’il a été conçu par le Forum économique mondial de Davos, et sera mis en œuvre dès janvier 2021 par Christine Lagarde et les autres apôtres du système, vise précisément à écarter toute annulation des dettes, et à prolonger la survie des intérêts financiers transatlantiques, en imposant une dictature des banques centrales et un malthusianisme « vert ».

Face à ce faux « Green New Deal », nous devons nous battre pour un jubilé des dettes et pour la création d’un nouveau système monétaire international, fondé sur le principe de souveraineté monétaire nationale (un « nouveau Bretton Woods »), et pour une coopération internationale autour de l’énergie nucléaire et des infrastructures de base, les deux piliers qui permettront de produire la nourriture et les biens nécessaires à la vie de 7 milliards d’êtres humains.

Vous venez de lire notre chronique stratégique « Le monde en devenir ». ABONNEZ-VOUS ICI pour la recevoir sans limitation. Vous aurez également accès à TOUS les dossiers de ce site (plus de 400 !)...

Pour y voir plus clair, n’hésitez pas à vous procurer notre nouveau dossier : « Le New Deal Vert » (ci-contre).

Solidarité & Progrès, sans a priori ni préjugés, a mené l’enquête. Quelle étrange manoeuvre financière peut mettre en réseau des acteurs aussi divers que Greta Thunberg, Anne Hidalgo, Michael Bloomberg, Emmanuel Macron, Christine Lagarde, Larry Fink de BlackRock, Cécile Duflot, Mark Carney, Pascal Canfin, Arnold Schwarzenegger, Laurence Tubiana, Ségolène Royal ou encore le Prince Charles d’Angleterre ?

Vous pouvez dès à présent commander ce dossier : Le New Deal vert : Sortir du piège de la finance verte - 150 pages, 30 €.

Le monde en devenir - chronique stratégique quotidienne Le monde en devenir - chronique stratégique quotidienne Le monde en devenir - chronique stratégique quotidienne

Un message, un commentaire ?

Qui êtes-vous ?

Pour afficher votre trombine avec votre message, enregistrez-la d’abord sur gravatar.com (gratuit et indolore) et n’oubliez pas d’indiquer votre adresse e-mail ici.

Ajoutez votre commentaire ici

Ce champ accepte les raccourcis SPIP {{gras}} {italique} -*liste [texte->url] <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

  • FABRIZI Gérard • 27/11/2020 - 19:23

    Merci pour cet article concis et très intéressant.

    Répondre à ce message

Déplier les commentaires||Replier les commentaires
Vous souhaitez aider ? Adhérer, faire un virement mensuel, participer à un stand militant ? Prenez contact avec nous.

Réparation, Reconstruction, Refondation
25 May 2020
Feuille de route S&P
Réparation, Reconstruction, Refondation

Don rapide

Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La dissolution de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.


L'euro, et pourtant il coule

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

Participez à l'effort politique !

Adhérez à S&P, devenez éducateur et créateur de la Nation

Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
Un monde qui peut rentrer en crise à tout moment, y compris avec un risque de guerre.

En adhérant à Solidarité & progrès, en apportant vos moyens financiers et humains, nous pourrons ensemble franchir le seuil de la porte et faire ce qui est nécessaire.
Aller vers un futur qui soit vivable, meilleur, plus juste.

Jacques Cheminade
Faire un don et adhérer plus tard