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Venezuela : nouvelle atteinte atlantiste au droit international

La rédaction
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Face à son échec en Syrie, le parti de la guerre cherche à allumer un nouveau foyer de conflit international ; et, n’ayant retenu aucune leçon des fiascos irakien, libyen et syrien, les défenseurs invétérés de l’ « ordre libéral démocratique » des deux côtés de l’Atlantique se sont empressés d’apporter leur soutien au président autoproclamé du Venezuela Juan Guaido, en une violation flagrante et éhontée du principe de non-ingérence défendu par le droit international.

Car les événements au Venezuela n’ont rien à voir avec la démocratie ou les droits de l’homme ; il ne s’agit pas non plus de savoir s’il faut avoir ou pas de la sympathie pour le régime chaviste.

On sait désormais que le vice-président américain Mike Pence a appelé Juan Guaido la veille de la cérémonie d’assermentation de Maduro pour lui affirmer son appui, et que c’est sous la pression d’une cabale réunissant les faucons les plus virulents que Donald Trump a accepté de soutenir Guaido si ce dernier se déclarait président. Parmi ceux-ci se trouvaient Mike Pence, le conseiller à la sécurité John Bolton, ainsi que les sénateurs Marco Rubio et Rick Scott et le député Mario Diaz-Balart, tous trois élus de Floride proches du lobby des exilés cubains très à droite et visiblement restés bloqués au début des années 1960.

Juan Guaido, dont la page Wikipedia été modifiée 37 fois quelques jours avant que les médias ne le présentent comme « le nouveau dirigeant démocratique », est un pur produit du National Endowment for Democracy (NED), une façade de la CIA fonctionnant comme le bras principal du gouvernement américain dans sa stratégie de changement de régime.

À pieds joints dans la guerre froide

La machine s’est très vite mise en branle. John Bolton a affirmé le 28 janvier que « toutes les options sont sur la table », tandis que l’on pouvait lire, griffonné sur le bloc-notes placé sous son bras, les mots « 5000 soldats en Colombie ». Pendant ce temps, la Banque d’Angleterre a décidé, à la demande de Juan Guaido, de bloquer 1,2 milliards de dollars du Trésor vénézuélien dans le but d’asphyxier le régime. Autre signe de mauvais augure, la nomination d’Elliott Abrams, un néoconservateur controversé en raison de son inculpation dans l’affaire Iran-Contra, comme envoyé spécial des États-Unis au Venezuela avec pour tâche de contribuer à « restaurer la démocratie ». Son implication alimente les craintes d’une nouvelle guerre sanglante, comme l’a exprimé sans détour le pape François.

L’UE a exigé, par la voix de sa chef de la Diplomatie, Federica Mogherini, la convocation d’élections « dans les 8 prochains jours », de même qu’Emmanuel Macron, qui s’est déclaré prêt, en cas de refus de Caracas, à « reconnaître Juan Guaido comme ‘président en charge’ du Venezuela pour enclencher un processus politique ». Le Parlement européen est même allé plus vite que la musique en votant jeudi à une large majorité un texte reconnaissant Guaido comme président par intérim.

En France, on assiste à un ralliement aussi honteux qu’opportuniste à cette nouvelle poussée de fièvre atlantiste. En témoigne l’éditorial de Patrick Saint-Paul dans Le Figaro du 28 janvier, peu avare d’une rhétorique sortie tout droit du XXe siècle : « nouvelle guerre froide », « le monde libre ne doit pas fléchir », « ce club de Pékin et Moscou »… De son côté, Christophe Castaner a perdu une occasion de se taire, saluant « le courage des Vénézuéliens qui marchent pour leur liberté », et ajoutant : « lorsqu’un pouvoir répond aux revendications de son peuple par des violences policières, c’est que vous êtes sur le chemin de la dictature ». Les 1800 blessés du mouvement des Gilets jaunes, dont les 152 blessures à la tête, les 17 personnes éborgnées et les 4 mains arrachées, ne sont sans doute pour le ministre de l’Intérieur que des scores dans un jeu vidéo…

Au Conseil de sécurité de l’ONU, le secrétaire d’État américain Mike Pompeo n’a pas caché qu’à travers Caracas, les Anglo-Américains visent en réalité Beijing et Moscou. « Chaque nation [doit] choisir son camp, a-t-il lancé le 26 janvier. Plus de délai, on ne joue plus, soit vous soutenez les forces de la liberté, soit vous êtes complices de Maduro et de son chaos ». Vassily Nebenzia, l’ambassadeur russe aux Nations unies, a répondu en dénonçant une « tentative de coup d’État », tandis que son homologue chinois, Ma Zhaoxu, a souligné que « la Chine n’interfère pas dans les affaires internes des autres pays », ajoutant : « nous espérons que ceux qui accusent les autres en fassent autant ».

Le président Trump se trouve désormais au pied du mur. Soit il choisit de rester fidèle à ses engagements de campagne de ne plus fourvoyer les États-Unis dans des guerres sans fin, et de continuer dans la voie tracée tant bien que mal avec la question coréenne, les rencontres avec Poutine et le retrait des troupes de Syrie, soit il tombe dans le piège des néocons de sa propre administration et prend alors le risque d’entraîner le monde dans une situation incontrôlable.

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  • Plantevin Catherine • 01/02/2019 - 21:43

    Soulagée de lire ces mots dans cette incroyable situation où il semble normal qu’un homme se proclame président et qu’il soit reconnu immédiatement à l’international ! Et que la France veuille le faire aujourd’hui, ce serait drôle si ce n’était pas tragique !

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Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

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Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
Un monde qui peut rentrer en crise à tout moment, y compris avec un risque de guerre.

En adhérant à Solidarité & progrès, en apportant vos moyens financiers et humains, nous pourrons ensemble franchir le seuil de la porte et faire ce qui est nécessaire.
Aller vers un futur qui soit vivable, meilleur, plus juste.

Jacques Cheminade
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