Solidarité & progrès

Le parti du travail humainTel. 01 76 69 14 50

AccueilChroniques stratégiques
X Logo S&P
Certains articles de S&P sont payants.
4 publications payantes vous sont encore offertes. Voir les abonnements

Pour sauver la paix mondiale, Trump doit virer John Bolton !

La rédaction
Le monde en devenir - chronique stratégique quotidienne Le monde en devenir - chronique stratégique quotidienne Le monde en devenir - chronique stratégique quotidienne
JPEG - 139.6 ko

Deux processus contradictoires évoluent et accélèrent de façon simultanée. Sur le plan positif, de plus en plus de pays intègrent le nouveau paradigme de développement économique et de coopération porté par les Nouvelles Routes de la soie. Cette dynamique, en dépit des efforts zélés des médias pour en cacher la véritable nature aux populations, s’est soudainement invitée en Europe à l’occasion de la visite du président chinois Xi Jinping, au cours de laquelle l’Italie et le Luxembourg ont adhéré à l’Initiative de la Ceinture et la Route (ICR).

De plus, la rencontre entre Macron, Merkel, Juncker et Xi le 26 mars à Paris a montré que les dirigeants européens, au-delà de leurs démonstrations de cabris, ont bien compris que face aux vents qui se lèvent en Asie, mieux vaut construire des éoliennes que d’ériger des murs, comme l’a récemment dit Michele Geraci, le secrétaire d’État italien au développement économique.

Cependant, les points de tension ne manquent pas de par le monde – Venezuela, Golan, Ukraine, négociations États-Unis-Chine, etc. – et les forces néoconservatrices et néolibérales, tel le tigre blessé, se démènent frénétiquement pour les alimenter.

Aux États-Unis, le « charme » du Russiagate a été rompu, avec la remise du rapport du procureur spécial Robert Mueller innocentant Donald Trump vis-à-vis de l’accusation de collusion avec la Russie ; désormais, le président américain peut voler de ses propres ailes. « Mais on ne sait pas de quel côté il va voler », fait remarquer Jacques Cheminade sur Tropiques FM, le 30 mars.

La question est : aura-t-il le courage d’écarter les néocons des postes-clés de son administration ?

Comme le souligne sur le journal internet Strategic Culture Foundation le grand reporter Martin Sieff, auteur de plusieurs livres sur les question moyen-orientales, trois personnes en particulier posent un grave danger pour la paix mondiale :

  • John Bolton, le conseiller à la sécurité nationale,
  • Mike Pompeo, le secrétaire d’État,
  • et Elliott Abrams, l’envoyé spécial au Venezuela.

Nous pourrions ajouter Mike Pence, le vice-président, qui, avec Pompeo, représente les milieux fondamentalistes évangélistes les plus fous.

Recidivistes

Bolton et Abrams font figure de véritables frères siamois depuis plusieurs décennies ; ils étaient déjà associés pendant la présidence Reagan, où ils faisaient partie de l’aile dure derrière le vice-président George H. W. Bush (le père). C’est notamment cette cabale, qui sert les intérêts du complexe militaro-financier anglo-américain, qui s’est acharnée contre l’économiste Lyndon LaRouche et son organisation, le jetant en prison, suite à un procès truqué et expéditif, digne de l’époque de McCarthy, en janvier 1989. Rappelons au passage que Robert Mueller se trouvait également au cœur de cette chasse aux sorcières contre LaRouche.

C’est ainsi que l’on retrouve par exemple Bolton et surtout son sous-fifre Elliot Abrams impliqués, par leur soutien au dictateur sanguinaire Rios Montt en 1982 (déjà un « évangéliste chrétien »), dans l’extermination de peuples indigènes du Guatemala et leur soutien aux escadrons de la mort au Salvador.

Abrams sera l’homme de l’affaire « Iran-contra » sous l’administration Reagan. Selon certaines sources, l’homme aurait été à l’origine de contrats d’armes avec l’Iran dont le bénéfice alimentait une caisse noire au profit des « Contras », des milices anti-communistes en guerre contre le gouvernement sandiniste du Nicaragua. Les mêmes contras ont été soupçonnés de se financer par la vente de cocaïne dans les ghettos américains.

On retrouve ensuite notre duo dans l’orchestration de la guerre d’Irak en 2003 sous Bush junior, et enfin aujourd’hui dans une tentative visant à saboter l’effort de détente et d’entente amorcé par Trump au début de son mandat.

On sait notamment que Bolton a joué un rôle déterminant pour pousser Trump à sortir du traité INF sur les armes nucléaires intermédiaires entre les États-Unis et la Russie. De même, si Bolton est plutôt un athée, il a encouragé Trump, avec le vice-président Mike Pence et les « sionistes chrétiens », à accorder la souveraineté territoriale d’Israël sur le plateau du Golan.

Tout cela porte gravement atteinte au statut des Etats-Unis de honest broker, c’est-à-dire à son rôle potentiel d’intermédiaire impartial dans les grands conflits mondiaux.

Le sabotage du sommet de Hanoi

Enfin, un article publié par Reuters le 29 mars confirme ce que nous avions déjà évoqué (lire la chronique du 5 mars « Les leçons du sommet de Hanoï ») : Bolton a délibérément fait capoter le second sommet entre Donald Trump et Kim Jong-un, qui s’est tenu les 27 et 28 février derniers dans la capitale du Vietnam.

Selon cet article, au cours de la seconde journée du sommet, alors que Bolton et Pompeo venaient de débarquer (n’étant pas prévus au programme), le président américain s’est vu remettre aux Nord-coréens un document dans lequel les États-Unis demandaient une dénucléarisation totale de la Corée du Nord, ainsi qu’un démantèlement de toutes les infrastructures liées aux programmes d’armes chimiques et biologiques. « Le document correspond à la ligne dure du ‘modèle libyen’ défendue depuis longtemps par Bolton pour une dénucléarisation que la Corée du Nord a rejeté à plusieurs reprises », note Reuters, qui a pu se procurer le document en question. Évidemment, le leader nord-coréen ne pouvait pas faire autre chose que considérer cette demande comme une insulte et une provocation, et tourner les talons.

« Auparavant, Trump s’était distancé publiquement de l’approche de Bolton, disant que le ‘modèle libyen’ ne serait utilisé qu’en cas d’échec des négociations », ajoute Reuters. En mai 2018, le président américain avait publiquement répudié ce modèle, déclarant : « Nous avons décimé ce pays ».

« Comme le disait justement Sigmund Freud, souvent l’explication la plus évidente est la meilleure : parfois un cigare est juste un cigare, conclut Martin Shieff. Si Bolton ressemble à, se comporte et résonne comme un dangereux fanatique belliqueux, c’est parce qu’il est un dangereux fanatique belliqueux ». Il est donc temps de libérer les institutions américaines de ce genre d’oiseau de mauvais augure.

De la bataille faisant rage à l’intérieur de l’administration américaine dépend la paix du monde. Il est intéressant de noter, par exemple, en dépit du fait que les négociations entre les États-Unis et la Corée du Nord sont au point mort depuis le sommet de Hanoï, que Trump a fait annuler les nouvelles sanctions contre la Corée du Nord décrétées quelques heures plus tôt par le secrétaire au Trésor…

Le monde en devenir - chronique stratégique quotidienne Le monde en devenir - chronique stratégique quotidienne Le monde en devenir - chronique stratégique quotidienne

Un message, un commentaire ?

Qui êtes-vous ?

Pour afficher votre trombine avec votre message, enregistrez-la d’abord sur gravatar.com (gratuit et indolore) et n’oubliez pas d’indiquer votre adresse e-mail ici.

Ajoutez votre commentaire ici
  • Ce champ accepte les raccourcis SPIP {{gras}} {italique} -*liste [texte->url] <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

Déplier les commentaires||Replier les commentaires
Vous souhaitez aider ? Adhérer, faire un virement mensuel, participer à un stand militant ? Prenez contact avec nous.

Le Russiagate aux orties, Trump va-t-il saisir la perche ?

29 mars
Chroniques stratégiques
Le Russiagate aux orties, Trump va-t-il saisir la perche ?

Hanoi : les leçons du sommet Kim-Trump

5 mars
Chroniques stratégiques
Hanoi : les leçons du sommet Kim-Trump

Libérons Trump de l’emprise des « sionistes chrétiens » !

25 mars
Actualité
Libérons Trump de l’emprise des « sionistes chrétiens » !

Les néocons de l’administration Trump lancent la croisade contre l’Iran

20 février
Chroniques stratégiques
Les néocons de l’administration Trump lancent la croisade contre l’Iran

Don rapide

Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

Participez à l'effort politique !

Adhérez à S&P, devenez éducateur et créateur de la Nation

Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
Un monde qui peut rentrer en crise à tout moment, y compris avec un risque de guerre.

En adhérant à Solidarité & progrès, en apportant vos moyens financiers et humains, nous pourrons ensemble franchir le seuil de la porte et faire ce qui est nécessaire.
Aller vers un futur qui soit vivable, meilleur, plus juste.

Jacques Cheminade
Faire un don et adhérer plus tard