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Davos : George Soros en guerre contre la Nouvelle Route de la soie

La rédaction
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L’increvable spéculateur milliardaire américain George Soros est apparu la semaine dernière à la tribune du Forum de Davos, afin de donner le la aux élites mondialistes. Comparé au refrain frontal et vulgaire des néocons contre la Chine, que l’on a récemment pu entendre dans la bouche du vice-président Mike Pence ou du conseiller à la Sécurité nationale John Bolton, Soros a pris soin de jouer de façon plus subtile et plus malicieuse la musique de la « dérive totalitaire » de la Chine et de son Président Xi Jinping.

Selon celui qui fut notamment le mécène des néo-nazis ukrainiens, la principale menace pour la « société ouverte » et les « valeurs libérales occidentales » est représentée par l’alliance entre des États autoritaires et des monopoles du « big data », qui peuvent aboutir à « un système totalitaire que même George Orwell n’aurait pu imaginer ».

Sans surprise, Soros ne s’inquiète pas du MI-6, de la CIA, de la NSA ou du GCHQ (les « grandes oreilles » britanniques) et du programme de surveillance de masse le plus vaste de l’histoire humaine – Edward Snowden n’a jamais existé –, mais de la Chine et la Russie, et en particulier de la mise en place en Chine du « Système de crédit social », un système de notation du comportement civique de la population chinoise qui deviendra opérationnel à partir de 2021.

« La Chine n’est pas le seul régime autoritaire du monde, mais c’est sans aucun doute le plus riche, le plus fort et le plus développé en matière d’intelligence artificielle », a-t-il dit au cours du dîner qu’il organise chaque année en marge du Forum économique mondial. « Cela fait de Xi Jinping le plus dangereux ennemi de ceux qui croient en des sociétés libres ».

Ainsi, le spécialiste des « révolutions de couleur » – ces changements de régime provoqués « démocratiquement » par les services de renseignement anglo-américains – encourage explicitement les membres du premier cercle du Parti communiste chinois à se retourner contre le « dictateur Xi Jinping », en se payant même le culot d’invoquer « une tradition confucéenne » voulant que les conseillers de l’empereur expriment publiquement leur désaccord, « même s’ils risquent l’exil ou la mort ». Ses équipes ont rapidement diffusé des copies de son discours en chinois par email, discours dans lequel il place dans le peuple chinois « son plus grand espoir ».

Levant le voile sur qui cherche des ennuis aux géants chinois des télécoms, Soros a précisé : « Si ces entreprises en venaient à dominer le marché de la 5G », la cinquième génération des technologies mobiles (5G), indispensable à l’essor des voitures autonomes et autres objets connectés, « elles représenteraient un risque inacceptable pour la sécurité du monde ». Devant une assemblée de journalistes, économistes et autres invités, George Soros a donc appelé les États-Unis à « sévir » contre les groupes technologiques chinois Huawei et ZTE.

« L’an dernier, je pensais encore que la Chine devait être davantage intégrée aux institutions de gouvernance mondiale, mais, depuis, le comportement de Xi m’a fait changer d’avis », a-t-il expliqué. Adversaire déclaré du président Donald Trump, Soros estime que le gouvernement américain avait certes reconnu que la Chine était un « adversaire stratégique », tout en jugeant que c’était là un constat « simpliste ». Selon lui, une réponse politique efficace face à la Chine doit être « bien plus sophistiquée, détaillée et pragmatique » et doit également comporter une réponse à l’ambitieux programme d’investissements à l’étranger de Beijing, les « Nouvelles Routes de la soie ».

Soros a reproché au président américain, qui a engagé des discussions commerciales avec Beijing, de vouloir « faire des concessions à la Chine et crier victoire tout en réitérant ses attaques contre les alliés des États-Unis ».

Dans sa conclusion, tout en mettant sur le même plan les présidents chinois et américains, Soros s’est voulu dramatique : « La réalité est que nous sommes dans une guerre froide menaçant de devenir chaude. D’un autre côté, si Xi et Trump n’étaient plus au pouvoir, l’opportunité se présenterait pour développer une plus grande coopération entre les deux cyber-superpuissances ».

Ainsi, celui qui s’est fait l’un des parrains les plus zélés de la stratégie d’encerclement de la Russie et de la Chine, déployée en particulier sous la présidence Obama, se découvre sur le tard une passion pour une coopération sino-américaine !

George Soros a toutefois aussi décoché une flèche à Moscou : « Je me suis concentré sur la Chine mais les sociétés libres ont bien d’autres ennemis, au premier rang desquels la Russie de Poutine. Le plus dangereux scénario serait que ces ennemis conspirent entre eux et apprennent des choses les uns des autres pour opprimer encore davantage leurs peuples. » On sait de longue date qu’une telle coopération s’appelle le « cauchemar de Kissinger ».

Ne nous y trompons pas : Soros est un serviteur de longue date de l’Empire britannique – ou de la forme financière offshore anglo-américaine que celui-ci a revêtu après la Seconde Guerre mondiale –, dont l’objectif essentiel a toujours été d’empêcher par tous les moyens une entente transcontinentale entre des États-nations souverains, et avant tout entre les États-Unis, la Russie et la Chine.

Le blanc est noir, et le noir est blanc

Lors de sa conférence de presse à Davos, le ministre russe de Développement économique Maksim Oreshkin n’a pas manqué de pointer du doigt cette tendance à systématiquement blâmer les autres, en l’occurrence la Russie et la Chine, pour tous les maux de la terre, tout en se montrant incapable de résoudre ses propres problèmes domestiques. Car après tout, qu’est-ce que cette « société ouverte » si chère à George Soros a su apporter aux populations américaines et européennes, à part la chute des niveaux de vie, le chômage de masse, le précariat, la désintégration sociale et la régression culturelle ?

De leur côté, les Chinois se sont contentés d’un commentaire laconique sur cette façon de « dépeindre le noir en blanc et de déformer les faits, qui ne mérite même pas une réfutation ».

L’ironie du sort est que le jour-même du discours de Soros à Davos, le directeur exécutif du World Food Program des Nations unies, David Beasley, reconnaissait publiquement le succès de la politique anti-pauvreté chinoise, réfutant implicitement les ardeurs belliqueuses du milliardaire. « La Chine a réduit de 800 millions le nombre de personnes en situation de pauvreté extrême dans les 40 dernières années, a-t-il déclaré sur CCTV. (…) Nous avons besoin de votre expertise et de votre engagement pour lutter contre la faim dans de nombreux pays du monde. La Chine peut ainsi passer du statut de bénéficiaire à celui de donateur. (…) [Elle] a un rôle à jouer pour contribuer à mettre le monde sur une voie plus pacifique et plus stable. Et je pense que plus vite l’Occident et la Chine parviendront à travailler ensemble, plus vite le monde en bénéficiera ».

La réalité est qu’une part croissante du monde – y compris au sein des populations occidentales, comme nous le voyons depuis le vote Brexit en Grande-Bretagne jusqu’au Gilets jaunes en France – comprend que la « société ouverte » est sans doute la plus grande fake news de ces dernières décennies ; et les stratégies de changements de régime voire de guerre directe, à l’extérieur, et de répression à coup de LBD 40 et autres grenades de désencerclement, à l’intérieur, s’avéreront impuissantes à arrêter ce processus, sauf à créer le chaos et à faire dériver nos sociétés vers le totalitarisme.

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  • Denis • 01/02/2019 - 14:40

    Je voudrais demander pourquoi tout ce petit monde en lutte pour le climat se déplace en avion au lieu de se servir de vidéo conférence malheureusement avec ce système il n’y a pas d’hôtel, de SPA ni de restos ! !!

    Répondre à ce message

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Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
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- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

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en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

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Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

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