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2nd Forum de la Ceinture et la Route - Les va-t-en-guerre retiennent leur souffle

La rédaction
Le monde en devenir - chronique stratégique quotidienne Le monde en devenir - chronique stratégique quotidienne Le monde en devenir - chronique stratégique quotidienne

Il est des moments particulièrement difficiles à vivre pour l’oligarchie financière ; le second Forum de la Ceinture et la Route pour la coopération internationale (Belt and Road Forum, BRF), qui se tiendra à Beijing du 25 au 27 avril, est incontestablement de ceux-là. Car, par définition, toute initiative induisant une entente entre les nations et les êtres humains représente une menace pour l’oligarchie.

L’événement qui va débuter jeudi – avec pour thème : « Coopération de la Ceinture et la Route, façonner un futur meilleur et partagé » – sera une véritable ode au développement, à la coopération et à la paix mondiale. 37 chefs d’État et de gouvernement y participeront (soit 8 de plus que le premier forum, en mai 2017), 360 responsables de niveau gouvernemental, 100 dirigeants d’organisations internationales, pour 5000 participants au total. Le secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres, la directrice générale du Fonds monétaire international Christine Lagarde, s’y rendront, ainsi que des délégations de haut niveau de France, d’Allemagne, de Grande-Bretagne, d’Espagne, du Japon, de Corée du Sud et de l’Union européenne. Emmanuel Macron a décidé d’envoyer Jean-Yves Le Drian, tandis que la délégation allemande sera emmenée par le ministre de l’économie Peter Altmaier.

Les objectifs affichés du Forum sont : renforcer le multilatéralisme, enrichir les principes de coopération, bâtir un réseau de partenariats et établir un système solide de soutien au développement continu.

Pour Wang Yi, le conseiller d’État et ministre chinois des Affaires étrangères, le Forum sera un événement « d’importance historique » qui « insufflera un fort élan dans l’économie mondiale (…) et contribuera à bâtir une communauté pour un futur partagé de l’humanité ». La Chine compte en faire une vitrine de son modèle de développement économique, qui lui a permis de sortir 700 millions de Chinois de l’extrême pauvreté en trente ans ; elle compte ainsi «  partager les dividendes de sa croissance économique », comme l’a expliqué Wang.

Le projet du siècle

En Europe et aux États-Unis, les digues commencent à céder. En dépit des efforts de sabotage des bureaucrates de Bruxelles, et du climat antichinois entretenu par les médias, une quinzaine de pays ont rejoint l’initiative chinoise des Nouvelles Routes de la soie, les derniers en date étant l’Italie, le Luxembourg et la Suisse.

De l’autre côté de l’Atlantique, comme nous l’avons vu dans notre précédente chronique, l’ancien président Jimmy Carter – qui s’est récemment entretenu par téléphone avec Donald Trump — préconise de s’inspirer de la Chine en investissant dans les infrastructures les 3000 milliards de dollars actuellement consacrés par les États-Unis au militaire.

Dans la même veine, Geoffrey Garrett, le doyen de la Wharton School à l’Université de Pennsylvanie, a déclaré la semaine dernière lors du sommet Penn Wharton-Chine que « la Ceinture et la Route est un immense projet », et qu’ « il n’est pas exagéré de dire que cela pourrait devenir le projet du siècle ». Pour lui, les infrastructures constituent la pierre angulaire pour libérer les nations du sous-développement et de la pauvreté. « Le gouvernement chinois pense à 20 ou à 50 ans à l’avance – je pense que les États-Unis devraient suivre l’exemple chinois et penser différemment la façon dont ils financent le développement des infrastructures ».

Résurrection du Comité sur le danger actuel

Face à cette dynamique positive, sentant venir leur extinction, les dinosaures néoconservateurs redoublent d’efforts pour maintenir le monde dans l’état de division qui a prévalu ces dernières décennies. Une quarantaine de personnalités institutionnelles américaines appellent à la création d’un nouveau « Comité sur le danger actuel ». Il s’agirait du quatrième du genre. Le premier, créé en 1950 dans le contexte de la Guerre de Corée, avait eu pour objectif de pousser l’administration Truman à adopter une position anti-soviétique ; le second avait été créé en 1976 également contre l’URSS ; celui de 2004, de moindre importance, visait à combattre le terrorisme.

La quatrième incarnation désignerait cette fois-ci la Chine comme menace. Parmi les quarante, l’on retrouve Steve Bannon, l’ancien conseiller stratégique du président Trump, William Bennett, l’ancien « tsar » anti-drogue des années 1990, ainsi que James Woolsey, l’ancien directeur de la CIA de la même époque. Notons qu’un certain nombre d’entre eux furent impliqués dans la cabale contre l’économiste Lyndon LaRouche et son organisation dans les années 1980.

Pendant ce temps, l’administration Trump, sous l’emprise de faucons patentés comme John Bolton et Mike Pompeo, vient d’annoncer son intention de recourir à des sanctions contre toute nation – y compris les « alliés » des États-Unis – refusant de couper ses relations avec l’Iran, et a réaffirmé son intention de réduire à zéro les exportations de pétrole de la République islamique.

Il leur sera très difficile cependant de brider l’actuel élan en faveur d’un nouveau Paradigme de coopération, qui placera l’humanité au centre d’une véritable renaissance scientifique et culturelle. Seule une escalade militaire et un conflit pourrait y mettre un terme.

De son côté, la France a condamné la sortie des États-Unis de l’accord nucléaire avec l’Iran, et a mis sur pied un mécanisme de troc, certes symbolique pour l’instant, permettant aux pays qui le désirent de continuer à commercer avec l’Iran, sans subir les sanctions américaines. Notre gouvernement vient de s’engager aussi, avec l’UE et la Chine, à se battre en faveur du multilatéralisme et contre l’utilisation de la guerre commerciale pour obtenir des avantages sur ses ennemis.

Il en va de notre responsabilité de pousser ce gouvernement à mettre fin à toute forme de soumission envers nos « alliés » outre-Atlantique.

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Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La dissolution de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.


L'euro, et pourtant il coule

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

Participez à l'effort politique !

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Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
Un monde qui peut rentrer en crise à tout moment, y compris avec un risque de guerre.

En adhérant à Solidarité & progrès, en apportant vos moyens financiers et humains, nous pourrons ensemble franchir le seuil de la porte et faire ce qui est nécessaire.
Aller vers un futur qui soit vivable, meilleur, plus juste.

Jacques Cheminade
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