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Le Russiagate aux orties, Trump va-t-il saisir la perche ?

La rédaction
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Deux tremblements de terre viennent de secouer simultanément le monde des deux côtés de l’Atlantique : l’adhésion de l’Italie à la Nouvelle Route de la soie, qui enfonce une porte dans la forteresse de l’UE, et la disculpation de Donald Trump dans l’ensemble de l’accusation qui pesait sur lui depuis son élection en 2017 avec l’affaire dite du « Russiagate ».

Un proverbe chinois dit qu’il est difficile de trouver un chat noir dans une pièce sombre, surtout s’il n’y a pas de chat. Après deux ans d’enquête, relayée frénétiquement par la quasi-totalité des grands médias, le procureur spécial Robert Mueller a rendu son rapport, obligé d’admettre qu’il n’avait rien. C’est un « nothingburger », comme on dit aux États-Unis. Aucun commencement de preuve ne permet de dire qu’il y a eu « collusion » entre l’équipe de campagne de Trump et la Russie de Poutine en 2016. Le ministre de la Justice, William Barr, a même définitivement écarté le soupçon d’obstruction à la Justice par Trump, laissé en suspens par Mueller.

Le « mensonge de destruction massive », comme l’a qualifié le journaliste d’investigation Seymour Hersh, s’est subitement évaporé. Le discrédit des Démocrates et des médias, y compris français, pris en plein délire conspirationniste, est total. « La majorité de la presse française le condamnait à l’avance, tuyautée par des sources de l’oligarchie anglo-américaine, écrit Jacques Cheminade sur son compte Twitter. Ses ennemis va-t-en-guerre et le FBI voulaient écarter un obstacle à leurs menées. Ils ont échoué. Tant mieux pour la paix ».

Cette chasse aux sorcières, lancée contre un président en exercice, constitue sans doute le plus grand scandale de l’histoire américaine. Et, quoi que l’on puisse penser de Trump, il faut admettre qu’il a eu le cran et le mérite d’avoir résisté pendant deux ans.

Débusquer la bête

Avec l’effondrement du Russiagate, la question des responsables devient désormais brûlante : « Qui a orchestré cela ? Qui a payé ? Qui l’a alimenté ? demande Rudy Giuliani, ancien maire de New-York et avocat de Donald Trump, sur Fox-TV. Il va falloir une enquête pleine et entière, avec au moins autant d’enthousiasme que celle-ci, afin d’établir d’où cette attaque est venue, qui l’a lancée et qui l’a financé ».

Au Congrès américain, de nombreux élus demandent un « day of reckoning », un jour où les responsables soient obligés de rendre des comptes. Lyndsey Graham, qui dirige le Comité judiciaire du Sénat, a appelé à la nomination d’un procureur spécial pour enquêter sur l’illégalité des mandats d’écoute délivrés par la Cour FISA (Foreign Intelligence Surveillance Act) contre les membres de l’équipe de Trump, dont George Papadopoulos et Carter Page. Le chef de la majorité républicaine au Sénat, Mitch McConnel, a apporté son soutien à Graham.

De son côté, le député Devin Nunes, qui occupe un poste important au sein du Comité du Renseignement de la Chambre, a annoncé qu’il allait saisir la justice afin que des poursuites pénales soient engagées contre la corruption politique qui entoure l’ensemble de l’équipe d’enquête de Robert Mueller, ainsi que les anciens responsables du FBI et du Département de la Justice.

L’ancien président Obama est également pointé du doigt. Le journaliste James Freeman écrit dans le Wall Street Journal : « Le rapport Mueller confirme que l’administration Obama, sans preuves, a utilisé les pouvoirs de surveillance du gouvernement fédéral contre la campagne électorale du parti de l’opposition. Soit cet abus historique de l’autorité exécutive a été approuvé par le président Barack Obama, soit il ne l’a pas été. Il est temps que M. Obama dise ce qu’il savait et ne savait pas ».

Toutefois, c’est surtout vers la Grande-Bretagne que les regards vont désormais se tourner, compte tenu du faisceau d’indices et de témoignages accumulés ces derniers mois sur l’implication des services secrets britanniques dans la fabrication du Russiagate contre Trump depuis au moins fin 2015. Nous-mêmes, à Solidarité & progrès, avec nos amis américains du Comité d’action politique de Lyndon LaRouche (LPAC), avons dénoncé dès le départ cette ingérence britannique dans la politique américaine (lire notre article du 15 août 2017 intitulé « Derrière le ‘Deep State’, c’est Londres qui veut destituer Donald Trump »).

George Papadopoulos publie justement un livre dans lequel il explique entre autres comment il avait été approché, lors de ses voyages à Londres en tant que représentant de la campagne de Trump, par toute une série de responsables des milieux diplomatiques et du renseignement britannique. « Le Royaume-Uni est l’épicentre de la tentative de coup d’État des deux dernières années », a-t-il tweeté dimanche dernier.

Réhabiliter LaRouche et libérer les États-Unis

« Ce n’est pas seulement le président, c’est nous tous qui sommes exonérés, souligne Daniel McAdams, le directeur exécutif du Ron Paul Institute, sur RT. [Trump] savait qu’il s’agissait d’une chasse aux sorcières (…). Nous avons été diabolisés, vilipendés et traités de tous les noms pendant deux ans. Et alors que ces gens ont poussé ce mensonge, détruit des carrières et des vies entières, est-ce que cela va s’arrêter là ? Vont-ils payer pour leurs crimes ? »

À travers Trump, ce sont bien les États-Unis qui ont été visés, et surtout le rôle qu’ils pourraient jouer dans le monde s’ils renouaient avec une politique de détente, d’entente et de coopération internationale, prônée jadis par Franklin Roosevelt, John F. Kennedy, et enfin Lyndon LaRouche.

Rappelons que la cabale se trouvant derrière le Russiagate est la même que celle qui s’en était prise à LaRouche dans les années 1980. En effet, c’est Robert Mueller, qui travaillait à l’époque auprès du procureur de Boston William Weld, qui a mené en 1984 des poursuites pénales contre LaRouche, aboutissant en janvier 1989 à son incarcération (lire notre chronique du 29 septembre 2017 :« Les trois crimes du procureur très spécial Robert Mueller »)

Cet appareil, qui s’est enkysté dans les lieux de pouvoir de la République américaine depuis plusieurs décennies, a tenté de détruire dans l’œuf l’influence politique grandissante de LaRouche et de son organisation, en tentant de rendre les gens aveugles au type de solution que ses idées représentaient pour le monde et pour le futur de l’humanité. C’est la raison pour laquelle notre campagne pour réhabiliter LaRouche est tellement cruciale, si l’on veut enfin libérer les États-Unis de l’emprise des forces impérialistes anglo-américaines, et ouvrir la voie au nouveau paradigme de coopération internationale tracée par l’économiste américain.

Reste à savoir si le président Trump aura le cran d’utiliser la relative liberté que lui offre l’effondrement du Russiagate vis-à-vis des milieux néoconservateurs anti-chinois et anti-russes.

Il est à noter qu’au moment de la sortie du rapport Mueller, il a annulé les sanctions supplémentaires à l’égard de la Corée du Nord, annoncées quelques heures plus tôt par le Département du Trésor ; et qu’il a décidé d’envoyer une délégation importante à Beijing, en affichant sa volonté de faire aboutir les négociations commerciales avec la Chine.

Cependant, Trump, agissant en dehors de ses prérogatives constitutionnelles, vient d’accorder à Israël la souveraineté territoriale sur une partie de la Syrie riche en eau et en pétrole, le plateau du Golan, ainsi que la légitimité de Juan Guaïdo en tant que président par intérim du Venezuela, deux cas patents de violation de la Charte des Nations unies. Trump osera-t-il nettoyer sa propre administration de l’influence des néocons, comme John Bolton et Mike Pompeo, et autres « fous de Dieu » comme le vice-président Mike Pence ?

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Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
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Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

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en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

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S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

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Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

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