Ce qu’a dit et fait Emmanuel Macron en Chine représente un changement stratégique potentiel pour le monde. L’immense majorité des Français n’en a absolument aucune conscience, pour la principale raison que les médias les ont habitué à voir les choses par le petit bout de la lorgnette – comme les Allemands de l’Est en leur temps, ils sont un peu paumés au milieu de la vallée des désinformés.
L’impérialisme occidental ébranlé dans ses fondements
La présidente internationale de l’Institut Schiller, notre amie Helga Zepp-LaRouche – surnommée en Chine la « Dame de la Route de la soie » – estime que le message de Macron en Chine va provoquer des ondes de choc partout dans le monde, car il représente un véritable revirement de politique. En particulier, cela met Berlin en porte-à-faux, car l’Allemagne s’est montré obstinément et stupidement réfractaire à ce grand projet « gagnant-gagnant » de la Chine, qui pourrait bouleverser la doctrine impériale de la géopolitique.
En affirmant que la France allait en effet coopérer avec la Chine dans le cadre de l’initiative de la ceinture et la route (BRI), pour mettre en œuvre de grands projets d’infrastructures à travers l’Eurasie et l’Afrique, Macron devient le premier dirigeant d’un grand pays occidental – qui plus est, membre du Conseil de sécurité de l’ONU – à rejoindre la dynamique de coopération initiée par Xi Jinping en 2013, qui rassemble aujourd’hui plus de 70 pays, pour des investissements dépassant ceux du Plan Marshall de plusieurs ordres de grandeur.
Le général de Gaulle avait dit, à propos de ceux qui l’avaient rejoint à Londres pendant l’Occupation : « J’attendais la France des cathédrales, et c’est celle des synagogues qui est venue ». De la même manière, nous pourrions dire aujourd’hui : « Nous…




