Solidarité & progrès

Le parti du travail humainTel. 01 76 69 14 50

14 mars - 27 mars, Clichy - Les Gilets jaunes avec les yeux du futur Lire 14 mars - Lyndon LaRouche (1922-2019)
Sa vie, un talent sagement dépensé Lire
8 mars - Vidéo : Création monétaire, le gouvernail de notre avenir Lire
AccueilChroniques stratégiques
X Logo S&P
Certains articles de S&P sont payants.
4 publications payantes vous sont encore offertes. Voir les abonnements

Cette Amérique qui veut savoir qui a tué ses présidents

La rédaction
Le monde en devenir - chronique stratégique quotidienne Le monde en devenir - chronique stratégique quotidienne Le monde en devenir - chronique stratégique quotidienne
JPEG - 153.8 ko

Lundi 21 janvier, à l’occasion du « Martin Luther King Day », une soixantaine d’Américains, universitaires, avocats, intellectuels et chercheurs, ont lancé un appel adressé au Congrès demandant l’ouverture de nouvelles enquêtes sur les quatre assassinats des années 1960 – John F. Kennedy, en novembre 1963, Malcolm X en février 1965, Martin Luther King en avril 1968 et Robert F. Kennedy en juin 1968.

Le fait que les auteurs et les commanditaires de ces assassinats ne furent jamais identifiés ou jugés a conforté jusqu’à ce jour de nombreux Américains dans l’idée que leur pays est aux mains d’un « gouvernement parallèle » d’intérêts agissant « au-dessus de la loi ». Ce qui fait qu’aux États-Unis, supposément la plus grande démocratie du monde, le taux moyen de participation aux élections présidentielles dépasse rarement les 50 %.

Les signataires incluent Isaac Newton Farris, Jr., le neveu de Martin Luther King, James M. Lawson, Jr., un ancien proche du Dr King, ou encore des descendants d’un des présidents assassinés, Robert F. Kennedy, Jr. et Kathleen Kennedy Townsend. L’on trouve également G. Robert Blakey, l’ancien conseiller en chef du House Select Committee on Assassinations créé en 1976 par la Chambre, qui affirmait que JFK avait probablement été victime d’une conspiration ; le Dr Robert McClelland, l’un des chirurgiens du Parkland Memorial Hospital de Dallas qui tenta de sauver Kennedy, et pu constater qu’il avait été touché par plusieurs balles provenant aussi bien de devant que de derrière ; le journaliste Daniel Ellsberg, le lanceur d’alerte des Pentagone Papers ; et enfin plusieurs personnalités d’Hollywood, dont le cinéaste Oliver Stone, auteur du film sur JFK, et les acteurs Alec Baldwin et Martin Sheen.

La déclaration commune appelle le Congrès à déclassifier l’ensemble des documents du gouvernement relatifs à la présidence Kennedy et à l’assassinat, comme le prévoit le JFK Records Collection Act de 1992 – loi sur la transparence publique que la CIA et d’autres organismes fédéraux ont systématiquement bafouée.

Elle demande également l’ouverture d’une enquête publique sur « les quatre principaux assassinats des années 1960 qui, ensemble, ont eu un impact désastreux sur le cours de l’histoire américaine ». Cette commission – qui recueillerait les témoignages de témoins vivants, d’experts juridiques, de journalistes d’investigation, d’historiens et de membres des familles des victimes – devrait selon les signataires s’inspirer de la « Commission de la vérité et de la réconciliation » qui fut établie en Afrique du Sud après la chute de l’apartheid.

Le cas Lyndon LaRouche

JPEG - 12 ko
L’arrestation de LaRouche en 1988 précédant un procès monté de toute pièce.

Il y a exactement trente ans, un cinquième assassinat – politique celui-ci – frappa les États-Unis d’Amérique. Le 27 janvier 1989, l’économiste et dirigeant politique Lyndon H. LaRouche, ainsi que plusieurs de ses associés, étaient conduits en prison, condamnés à des peines de 5 à 77 ans de prison pour des crimes qu’ils n’avaient pas commis. La parodie de procès et l’emprisonnement de LaRouche, facilités par des années de calomnies à son égard dans les médias, ont été orchestrés par les mêmes réseaux anglo-américains actifs aujourd’hui contre la présidence Trump – et dans ce cas, les mêmes personnes, notamment Robert Mueller le procureur spécial en charge du Russiagate. Si l’homme est présenté en France comme un « moine soldat », il s’agit en réalité d’un nouveau Torquemada (lire à ce sujet Les trois crimes du procureur très spécial Robert Mueller).

Et bien que l’appel évoqué ci-dessus ne le mentionne pas, il n’est pas exagéré de dire que l’emprisonnement de LaRouche, qui survint en 1989, c’est-à-dire quelques mois avant l’un des plus grands bouleversements de l’histoire contemporaine – la chute du système soviétique –, fut aussi déterminant pour le cours de l’histoire américaine et mondiale que ne le fut l’assassinat de JFK en 1963.

Dans sa lettre du 26 avril 1995 adressée au procureur général Janet Reno, l’ancien ministre de la Justice de la présidence Lyndon Johnson, Ramsey Clark, écrivait :

L’affaire LaRouche représente le cas le plus patent de subterfuge conscient et d’abus de pouvoir systématique, se déroulant sur une longue période et s’appuyant sur des prérogatives du gouvernement fédéral, survenu dans l’exercice de mes responsabilités ou dont j’aie pu avoir connaissance. (…) De part l’ampleur de l’acharnement contre cet homme et son mouvement, impliquant des forces de l’ordre, des médias et des organisations non gouvernementales déterminés à détruire ce qu’ils considéraient comme un ennemi, cette affaire est sans précédent.

Ironie cruelle, alors que le monde et l’Amérique entrait dans la première phase d’une crise financière existentielle, Lyndon LaRouche, peut-être le seul économiste capable de les tirer de là, croupissait en prison !

La politique qu’il préconisait, visant à substituer au système de pillage de Wall Street et de la City de Londres un nouvel ordre économique juste basé sur le développement mutuel et le progrès technologique et scientifique universel, fut écartée. De même, l’Initiative de défense stratégique (IDS), proposée par LaRouche pour mettre fin à la doctrine MAD (Mutual Assured Destruction) de la Guerre froide, et adoptée en 1983 par le président Reagan, fut sabotée par les va-t-en-guerre anglo-américains. Et, au lieu d’une coopération est-ouest, comme le défendait LaRouche, un pillage brutal de la Russie fut lancé, avec le consentement tacite de Thatcher, Bush père et Mitterrand.

En mars 1984, dans un mémorandum appelant à un accord entre les États-Unis et l’URSS, LaRouche, reprenant le cœur de la charte de l’Atlantique imposé par Franklin Delano Roosevelt à Churchill, écrivait :

Les bases politiques d’une paix durable doivent être : a) la pleine souveraineté de tous les États-nations, et b) la coopération entre États-nations souverains en vue d’un partage illimité des bienfaits du progrès technologique, dans l’intérêt mutuel de tous et de chacun. La condition préalable à la mise en œuvre d’une telle politique de paix durable est un changement radical des relations monétaires, économiques et politiques régissant les rapports entre les grandes puissances et les pays que l’on qualifie de ‘pays en voie de développement’. Sans un arrêt des iniquités qui perdurent dans le colonialisme moderne, il ne pourra y avoir de paix durable sur cette planète.

La bonne nouvelle est que cette Amérique est toujours vivante ! La vague d’assassinats, de crimes et de mensonges, qui a déferlé sur les États-Unis et sur le monde dans la période allant de la mort de JFK jusqu’à l’emprisonnement de LaRouche, avait répandu dans la population l’idée qu’il fallait faire profil bas, se contenter de ce qu’on a, et que de toute façon « on n’y peut rien ». Aujourd’hui, ce processus s’inverse. Avec une administration Trump cherchant tant bien que mal à normaliser les relations entre les États-Unis, la Russie et la Chine, les masques tombent, et les milieux impérialistes de Londres et de la côte est américaine apparaissent progressivement désormais pour ce qu’ils sont : une entreprise de subversion et de destruction des États-Unis.

Ainsi, le pessimisme se dissipe peu à peu et, comme le dit la femme de LaRouche, Helga, présidente internationale de l’Institut Schiller, « le temps du silence est révolu, les gens ont le droit de savoir ».


A voir : L’occasion manquée de 1989, le documentaire produit par le Comité d’action politique de LaRouche en août 2008 :
Le monde en devenir - chronique stratégique quotidienne Le monde en devenir - chronique stratégique quotidienne Le monde en devenir - chronique stratégique quotidienne

Un message, un commentaire ?

Qui êtes-vous ?

Pour afficher votre trombine avec votre message, enregistrez-la d’abord sur gravatar.com (gratuit et indolore) et n’oubliez pas d’indiquer votre adresse e-mail ici.

Ajoutez votre commentaire ici
  • Ce champ accepte les raccourcis SPIP {{gras}} {italique} -*liste [texte->url] <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

Déplier les commentaires||Replier les commentaires
Vous souhaitez aider ? Adhérer, faire un virement mensuel, participer à un stand militant ? Prenez contact avec nous.

50 ans après : Pourquoi ont-ils tué Kennedy ?

22 novembre 2013
Politique
50 ans après : Pourquoi ont-ils tué Kennedy ?

Martin Luther King, Lyndon LaRouche : la vraie Amérique

28 décembre 2004
Culture
Martin Luther King, Lyndon LaRouche : la vraie Amérique

L’origine des calomnies contre LaRouche aux Etats-Unis

18 janvier 2006
Politique
L’origine des calomnies contre LaRouche aux Etats-Unis

Les trois crimes du procureur très spécial Robert Mueller

29 septembre 2017
Chroniques stratégiques
Les trois crimes du procureur très spécial Robert Mueller

Don rapide

Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

Participez à l'effort politique !

Adhérez à S&P, devenez éducateur et créateur de la Nation

Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
Un monde qui peut rentrer en crise à tout moment, y compris avec un risque de guerre.

En adhérant à Solidarité & progrès, en apportant vos moyens financiers et humains, nous pourrons ensemble franchir le seuil de la porte et faire ce qui est nécessaire.
Aller vers un futur qui soit vivable, meilleur, plus juste.

Jacques Cheminade
Faire un don et adhérer plus tard