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VNF, Canal Seine Nord : le gouvernement coule le transport fluvial

A ce jour, et cela a de quoi inquiéter, aucune décision claire n’a été prise pour définir par quel mécanisme précis et pérenne l’Etat compte apporter sa part au financement du grand chantier du Canal Seine-Nord Europe (CSNE).

Au point où, le 15 janvier 2019, dans le Courrier Picard, le député UDI Stéphane Demilly, infatigable militant pour la réalisation de ce projet, après avoir été reçu à l’Elysée par le conseiller du président Antoine Pellion, s’est senti obligé de rappeler que les déclarations d’intention ne suffisent pas :

« Aujourd’hui, je ne pose qu’une seule question : l’État veut-il oui ou non de ce projet de Canal Seine-Nord Europe ? Si la réponse est oui, il est urgent de passer de la parole aux actes. Nous ne voulons plus simplement des mots, nous attendons des preuves concrètes, gravées dans le marbre ».

Un financement éternellement presque bouclé

Après plus de 25 ans d’hésitations, des progrès notables ont pourtant été réalisés pour mobiliser les 4,4 milliards d’euros nécessaires :

  • L’Union européenne a fini par accepter un financement à hauteur de 42 % du coût total, c’est a dire, presque 2 milliards d’euros.
  • Les collectivités territoriales, essentiellement les départements qui composent les Hauts de France (Aisne, Nord, Pas de Calais, Somme, Oise) et l’Ile de France, ont mis 1 milliard dans le projet ;
  • La Société de Projet, créée pour l’occasion, s’endettera pour 700 millions d’euros, un emprunt qui sera remboursé par des recettes dédiées visant à favoriser le report modal.

Absent dans l’équation : le milliard d’euros manquant que l’Etat a promis vouloir engager pour le projet. L’argent fait défaut et tout endettement supplémentaire enclenche immédiatement une procédure de Bruxelles pour dépassement de déficit.

A cela s’ajoute qu’avec la contestation des Gilets jaunes, le pouvoir, nous l’espérons, est bien obligé de se rendre à l’évidence qu’il ne peut plus indéfiniment chercher l’argent dans les poches des classes moyennes et modestes.

Encore une taxe ?

Faute de ce fameux « crédit productif public » que défend S&P, cela n’a pas empêché Gérald Darmanin, partisan du projet, d’évoquer au début du mois de janvier une taxation des espaces de bureaux, de nouveau, comme une piste pour financer l’emprunt de l’État, sur le modèle de la taxe retenue pour la réalisation du Grand Paris. Or il ne s’agit que d’une simple hypothèse, quand les autres acteurs du dossier attendent du concret.

De plus, pour Franck Dhersin, vice-président de la région Hauts-de-France, « il est hors de question que cette ’ressource nouvelle’ soit adossée à une assiette locale puisque Seine-Nord est un projet d’intérêt national et européen ». En clair, et on la comprend, la région refuse de payer une troisième fois ! Elle a contribué au premier milliard et, après avoir constaté que l’Etat s’y refusait, elle s’est portée caution pour l’emprunt de 700 millions d’euros.

En principe, c’est fin mars, suite au débat et au vote du Sénat de la Loi sur les mobilités que l’on saura ce qu’il adviendra de ce projet.

La colère gronde dans le monde du fluvial

En attendant, la décision de l’Etat de ne pas accorder la rallonge budgétaire souhaitée par Voies Navigables de France (VNF) en dit long sur la politique gouvernementale à combattre.

Intitulé L’Etat coule le transport fluvial, le site Reporterre rapporte le 4 février :

Le gouvernement avait prévu d’augmenter le budget alloué à la gestion des voies navigables pour les moderniser et les développer. Il a fait machine arrière, pénalisant un mode de transport déjà en difficulté.

C’est la première fois que le vote annuel du budget de Voies navigables de France (VNF, cet établissement public à caractère administratif gère et exploite le réseau fluvial français) soulève une telle tempête.

Tous les membres du conseil d’administration, parmi lesquels Transport et logistique de France (TLF, la première organisation professionnelle représentative des métiers du transport) et France Nature Environnement, s’opposent farouchement à l’État.

Au point d’avoir tous signé le 20 décembre un communiqué de presse intitulé ’Les voies navigables lâchées par le gouvernement’. Une manifestation de colère inédite dans le petit monde du transport fluvial.

Pourquoi cette bronca ? Lors du débat sur le transport fluvial, qui s’est tenu au Sénat le 5 juin 2018, la ministre des Transports, Élisabeth Borne, s’était engagée à octroyer à VNF une rallonge de 33 millions d’euros pour 2019. Cette somme devait s’ajouter aux 80 millions d’euros déjà alloués par l’Agence de financement des infrastructures de transport (AFITF) pour entretenir, moderniser et développer le réseau.

Mais les Gilets jaunes sont passés par là et l’État a fait passer à la trappe ce complément budgétaire quelques jours seulement avant le vote du budget. ’VNF ne pourra pas mener toutes les opérations nécessaires à la modernisation du réseau et à l’amélioration des conditions de navigation’, déplore Christine Morel, présidente de la commission fluviale de Transport et logistique de France.

Le budget a finalement été adopté mais sans le soutien des représentants des milieux économiques. Une première, là encore, dans un monde où prédomine le consensus. (...)

Lire l’intégralité de cet article sur le site de Reporterre.

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  • BONIN Stéphane • 19/02/2019 - 19:37

    Monsieur VEREYCKEN, demandez un peu aux travailleurs du site portuaire de Le Havre ce qu’ il en pense de ce canal Seine-Nord !

    Le réseau routier étant "opérationnel", alors faisons un réseau ferroviaire fret vers Paris (qui existe déjà) et un autre de contournement de l’ Ile de France via Amiens - Laon - Reims - Chalon - Chaumont et Culmont (Belfort + Mulhouse/Dijon + Lyon et l’ Italie) . Même mes liaisons TER actuelles pourraient en profiter d’ un tel réseau - "un pognon de dingue" pour les habitants de ces régions concernées, quoi !

    • BONIN Stéphane • 19/02/2019 - 19:56

      "Les" liaisons TER . Correction, erreur de frappe (pardon)

    • BONIN Stéphane • 20/02/2019 - 13:38

      A ceux m’ ayant poser la question : oui des convois de fret venant du nord de la France, du Bénélux, et de l’ Angleterre pourraient emprunter la ligne Serqueux - Gisors (après les actuels travaux d’ électrifications) pour se rendre à Paris, évitant ainsi Creil . Le raccordement existe déjà, alors que celui pour les trains du Havre vient d’ être construit . Mais, la ligne Gisors - Serqueux est plus prévue pour les convois venant du Havre . Ponctuellement oui, mais régulièrement peu probable, histoire de laisser les capacités de circulations pour Le Havre et Rouen.

    Répondre à ce message

  • Pannier • 24/03/2019 - 12:03

    L’ ?tat n’a plus d’argent Les français sont saignés à blanc .Il faudra r ?soudre à renoncer ce projet.On ne va pas encore créer ou augmenter encore des taxes pour
    finaliser le projet de Xavier Bertrand
    Quand on a pas les moyens on ne s’aventure pas dans des projets pharaoniques

    Répondre à ce message

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Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La dissolution de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

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en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.


L'euro, et pourtant il coule

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

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Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

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Jacques Cheminade
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