Le parti du travail humainTel. 01 76 69 14 50

AccueilActualité
X Logo S&P
Certains articles de S&P sont payants.
4 publications payantes vous sont encore offertes. Voir les abonnements

Venezuela, Iran, Chine, Corée : les va-t-en guerre américains menacent la réélection de Trump

Trump pris en otage par trois va-t-en guerre ?
Trump pris en otage par trois va-t-en guerre ?

Aux Etats-Unis, après une longue enquête, le procureur « indépendant » Robert Mueller a finalisé son rapport sur le soi-disant scandale du « Russiagate », une vaste machination politico-médiatique visant à paralyser la présidence américaine, bâtie sur une prétendue « collusion » entre les équipes de Trump et une Russie accusée de s’ingérer dans le processus électoral de la plus grande démocratie occidentale.

Ainsi, ce dossier, dépourvu de la moindre preuve, vient de faire pschitt.
On aurait espéré qu’une fois libéré de ce chantage permanent orchestré par Wall Street et les Britanniques, Donald Trump puisse enfin accomplir le mandat pour lequel il a été élu.

Car le peuple américain, autant que les peuples européens, ne supporte plus une mondialisation financière qui ne cesse d’enrichir les 1 % du sommet au détriment de la grande majorité.

Après le retour des vétérans des guerres d’Irak et d’Afghanistan, des conflits qui ont coûté des milliards et n’ont nullement rétabli la paix ou la sécurité des intérêts américains dans le monde, les électeurs de Trump lui ont donné mandat d’en finir avec « les guerres sans fin ».

Seulement, pour tenir cette promesse, au lieu de s’aplatir devant les gros donateurs républicains qui ont financé sa campagne ou le puissant lobby des « chrétiens évangélistes », qui soutiennent sans réserve une extrême droite israélienne va-t-en guerre, Trump va devoir faire preuve de caractère.

S’il veut à nouveau capter le vote populaire, et pas seulement celui des « faiseurs de roi », il doit couper au plus vite les ailes des éléments les plus fous et les plus belliqueux de son administration : le néoconservateur John Bolton, mais aussi le vice-président Mike Pence et le secrétaire d’Etat, ancien patron de la CIA, Mike Pompeo, deux « chrétiens évangélistes » qui haïssent la Russie et la Chine.

Alors que tous les analystes compétents pointent du doigt l’implication des pays du Golfe et du wahhabisme saoudien, Pompeo, sur la base de rapports de renseignements incompétents, affirme désormais que l’Iran est la « principale force mondiale derrière le terrorisme ». Du coup, les Etats-Unis viennent d’inscrire les Gardiens de la Révolution, une force militaire d’élite de 130 000 personnes, sur la liste des organisations terroristes. Sans surprise, l’Iran a immédiatement riposté en inscrivant sur sa propre liste de terroristes, tous les soldats américains déployés dans le monde.

Chez Pompeo et Pence, cette animosité envers l’Iran s’accorde à leurs convictions « religieuses ». En effet, pour la plupart des « évangélistes chrétiens » américains dont ils font partie, la reconstruction du « grand Israël » évoqué dans la Bible, l’éclatement d’un grand conflit militaire et la reconstruction du temple de Salomon sont trois signes avant-coureurs de la « seconde venue du Christ » qui signalera la fin des temps…

Mal connus en France et en Europe, précisons que ces « sionistes chrétiens » sont à mille lieux du sionisme historique, laïc et quasi-socialiste, des pères fondateurs de l’Etat hébreu. Sur les 100 millions d’évangélistes que comptent les Etats-Unis, environ un tiers, c’est-à-dire 30 millions, se disent « sionistes chrétiens ».

C’est donc six fois plus que les cinq millions de juifs américains, représentés par des organisations comme l’American Israel Public Affairs Committee (AIPAC), le plus puissant et le plus influent des lobbies israéliens aux Etats-Unis… Ainsi, lorsqu’on parle du « lobby israélien » américain, c’est surtout de ces évangélistes chrétiens qu’il est question !

Or, en 2016, pour remporter l’investiture républicaine, Trump a choisi, ou dû accepter, de faire équipe avec le « sioniste chrétien » Mike Pence, son candidat à la vice-présidence. C’est donc pour « tenir sa promesse » envers ces fous religieux que Trump a pris des décisions dont il ne mesure sans doute pas à quel point elles menacent la paix mondiale.

En premier lieu, au grand dam des Européens et de la Chine, il a rompu l’accord sur le nucléaire avec l’Iran. Or, dès 2014, suite à la chute du prix des hydrocarbures (décidée par Ryad et Washington), l’Iran chiite, tout comme le Venezuela et l’Algérie, a vu ses revenus s’effondrer.

Aujourd’hui, accusé de tous les maux, frappé de sanctions et dévasté par des inondations gravissimes dont personne ne parle, l’Iran pourrait reprendre son programme nucléaire militaire. Ce qui risquerait, comme l’affirme le Canard enchaîné, d’inciter son frère ennemi, l’Arabie saoudite sunnite, à produire sa propre force de dissuasion nucléaire.

Ensuite, en mai 2018, en violation totale du droit international, Trump a décidé de transférer l’ambassade américaine de Tel Aviv à Jérusalem. De plus, il a invité des pasteurs évangéliques américains à venir « bénir » l’ambassade lors de la cérémonie d’ouverture à laquelle assistaient sa fille et son gendre.

Enfin, au nom d’un droit inexistant, le président américain a accordé à Israël la souveraineté territoriale sur le Golan, un territoire syrien et en partie libanais, riche en eau et en hydrocarbures. A cela s’ajoute que Washington a tout fait pour faire réélire Netanyahou, lui aussi se croyant mandaté « par Dieu » et menaçant régulièrement de frapper l’Iran si les Etats-Unis tardent à le faire.

Quant à John Bolton, le conseiller national à la Sécurité de Trump, il est, lui, non pas un fou religieux mais un faucon néoconservateur endurci. Alors que Trump mourait d’envie de se voir attribuer le Prix Nobel de la paix pour sa médiation dans le conflit nord-coréen, Bolton a réussi à saboter le sommet de Hanoï en exigeant de la Corée du Nord qu’elle adopte le « modèle libyen » et livre l’ensemble de son armement aux Etats-Unis. Quand on sait que c’est précisément le sort peu enviable réservé par les Occidentaux à Kadhafi qui a poussé la Corée du Nord à se doter d’une force de dissuasion, on comprend pourquoi Kim Jong-un a claqué la porte des négociations…

Bolton et Pompeo ont également décrété la guerre aux régimes « néo-marxistes » et « athées » d’Amérique centrale et du Sud. Dans le collimateur, le Venezuela mais aussi Cuba et le Nicaragua. Selon des rumeurs manifestement délirantes, le Venezuela chercherait lui aussi à se doter de l’arme atomique, notamment avec l’aide du Hezbollah et de l’Iran !

Dans un scénario digne d’une série télévisée sur le Moyen-âge, Bolton et Pompeo, à coups de sanctions, d’embargos et de coups tordus, font le siège du Venezuela, dont l’approvisionnement électrique a été fortement perturbé par des actes de sabotage.

Son président Maduro se dit prêt à entamer sans condition un dialogue direct avec un Trump qu’il juge sincère. En laissant revenir librement dans le pays Juan Guaido, un opposant fabriqué de toutes pièces pour l’occasion et adoubé par Washington comme « président par intérim », Maduro n’est pas tombé dans le piège.

Ce qui n’empêche pas la situation de s’aggraver de jour en jour. Après la livraison d’aide humanitaire par la Chine et l’envoi de quelque 200 conseillers militaires par la Russie, Bolton et Trump sont montés au créneau. Toute ingérence étrangère (à part la leur) dans la région sera vivement combattue ! Evoquant la fameuse doctrine Monroe (dont le contenu a été dévoyé par l’ajout du « corollaire Roosevelt » au début du siècle dernier), tout le continent appartiendrait en quelque sorte aux Américains (du Nord) ! Pour Pompeo, la Russie a donc clairement violé le droit américain.

En résumé, ce n’est qu’une fois le pouvoir américain purgé de ces éléments que les Etats-Unis pourront conclure des accords de paix avec la Russie ou participer au grand projet chinois de la Nouvelle Route de la Soie.

Un message, un commentaire ?

Qui êtes-vous ?

Pour afficher votre trombine avec votre message, enregistrez-la d’abord sur gravatar.com (gratuit et indolore) et n’oubliez pas d’indiquer votre adresse e-mail ici.

Ajoutez votre commentaire ici

Ce champ accepte les raccourcis SPIP {{gras}} {italique} -*liste [texte->url] <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

Déplier les commentaires||Replier les commentaires
Vous souhaitez aider ? Adhérer, faire un virement mensuel, participer à un stand militant ? Prenez contact avec nous.

La City et Wall-Street fomentent la guerre pour éviter la refonte des institutions financières. Il nous faut changer la donne afin d’empêcher que la situation dégénère en catastrophe nucléaire.

En savoir plus
Pour sauver la paix mondiale, Trump doit virer John Bolton !
3 avril
Chroniques stratégiques
Pour sauver la paix mondiale, Trump doit virer John Bolton !
Le Russiagate aux orties, Trump va-t-il saisir la perche ?
29 mars
Chroniques stratégiques
Le Russiagate aux orties, Trump va-t-il saisir la perche ?
Hanoi : les leçons du sommet Kim-Trump
5 mars
Chroniques stratégiques
Hanoi : les leçons du sommet Kim-Trump
Libérons Trump de l’emprise des « sionistes chrétiens » !
25 mars
Actualité
Libérons Trump de l'emprise des « sionistes chrétiens » !
Les néocons de l’administration Trump lancent la croisade contre l’Iran
20 février
Chroniques stratégiques
Les néocons de l’administration Trump lancent la croisade contre l’Iran
La stabilité stratégique ébranlée par les États-Unis
28 avril
Traités sur les armements nucléaires
La stabilité stratégique ébranlée par les États-Unis
Appel au Président des Etats-Unis pour réhabiliter LaRouche
14 février
Actualité
Appel au Président des Etats-Unis pour réhabiliter LaRouche

Don rapide

Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La dissolution de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.


L'euro, et pourtant il coule

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

Participez à l'effort politique !

Adhérez à S&P, devenez éducateur et créateur de la Nation

Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
Un monde qui peut rentrer en crise à tout moment, y compris avec un risque de guerre.

En adhérant à Solidarité & progrès, en apportant vos moyens financiers et humains, nous pourrons ensemble franchir le seuil de la porte et faire ce qui est nécessaire.
Aller vers un futur qui soit vivable, meilleur, plus juste.

Jacques Cheminade
Faire un don et adhérer plus tard