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The Great Reset, version Vatican

Au Moyen-Âge, ceux qu’on soupçonnait de promouvoir un mariage entre Dame nature (Gaïa, la déesse païenne de la mère Terre) et le Christ, étaient condamnés par l’Église et finissaient éventuellement sur le bûcher. Les choses ont bien changé : désormais le Vatican bénit un écologisme aussi dévoyé que destructeur et avec lui... la finance (verte) et du coup, la « grande initialisation » (Great Reset) du WEF de Davos.

Le tournant vert n’est pas totalement nouveau. Bien avant le pape François, d’autres papes ont évoqué l’importance du respect pour l’environnement. Et les catastrophes environnementales, réelles ou fantasmées, leur permirent opportunément de rappeler un ordre divin, une loi naturelle à laquelle l’homme doit se conformer, voire se soumettre.

Bien avant que le catastrophisme climatique faisait tendance, le pape Jean-Paul II, visiblement mal informé, disait déjà en 1990 :

La destruction progressive de la couche d’ozone et l’effet de serre qu’elle provoque ont atteint désormais des dimensions critiques par suite du développement constant des industries, des grandes concentrations urbaines et de la consommation d’énergie. Les déchets industriels, les gaz produits par la combustion des carburants fossiles, la déforestation incontrôlée, l’usage de certains types de désherbants, de produits réfrigérants et de combustibles de propulsion, tout cela, on le sait, nuit à l’atmosphère et à l’environnement. Il en résulte de multiples altérations météorologiques et atmosphériques dont les effets vont des atteintes à la santé jusqu’à l’immersion possible, dans l’avenir, des terres basses.

Depuis, le papamobile est devenu électrique et les toits du Vatican ont été recouverts de panneaux solaires. En juillet 2007, Benoit XVI a même signé un contrat pour la création d’une « forêt climatique du Vatican » en Hongrie, amorçant un « puits de carbone » de 7000 hectares, afin de compenser les émissions de carbone provoquées par les déplacements du pape et de ses collaborateurs…

En 2007, Benoît XVI, tout en affirmant son opposition à tout malthusianisme, précisa :

La protection de l’environnement, la promotion d’un développement durable et l’attention particulière aux changements climatiques sont des sujets de grave préoccupation pour toute la famille humaine.

Ensuite, à partir de son élection en mars 2013, c’est le pape François, sous l’œil bienveillant du Benoît XVI devenu « pape émérite », qui accélère cette course vers le verdissement.

Le Pr Hans Joachim Schellnhuber.
Le Pr Hans Joachim Schellnhuber.

D’abord, en nommant en 2015 comme membre de l’Académie pontificale des Sciences, un membre du Club de Rome, le climato-catastrophiste allemand Hans Joachim Schellnhuber, directeur de l’Institute for climate impact research de Potsdam, à Berlin.

Niant les capacités évolutives de l’homme et de la biosphère terrestre, Schellnhuber estime qu’avec un réchauffement climatique de 2°C, la capacité d’accueil terrestre tomberait en-dessous d’un milliards d’individus. Pour éviter cette fatalité, il faut non seulement décarboner toute l’économie mondiale, mais abandonner les acquis du monde industriel moderne.

Pour sa propagande perverse, Schellnhuber a été distingué en 2004 par la Reine d’Angleterre avec le titre d’Honorary British Commander of the Empire (CBE).

Enfin, le 18 juin 2015, Schellnhuber est une des trois personnalités qui présenteront Laudaté Si’, l’encyclique papale dont il est, avec le cardinal écolo Peter Turkson, un des co-auteurs, le document magistériel estimé le plus important depuis le Concile Vatican II.

Conseil pour le capitalisme inclusif

En décembre 2020, un nouveau pas a été franchi avec le lancement, « sous la supervision morale de Sa Sainteté le pape François » d’un « Conseil pour un capitalisme inclusif avec le Vatican », composé de 27 titans du business qui ont rejoint le pape pour contribuer à la mise en place d’un système économique « plus équitable, plus durable et plus fiable ».

Cinq ans après une encyclique qui appelait nos dirigeants à « écouter le cri de la Terre et des pauvres », il s’agit de faire croire qu’une partie des élites capitalistes et financières a répondu présent à l’appel.

Ensemble, ces dirigeants auront bien du mal à s’élever au ciel puisqu’ils annoncent fièrement « peser » plus de 10 500 milliards de dollars d’actifs sous gestion (plus que les 8000 milliards de BlackRock), des entreprises avec une capitalisation boursière de plus de 2100 milliards de dollars et 200 millions de travailleurs dans plus de 163 pays.

Le pape François a déclaré aux gardiens :

Il est urgent de mettre en place un système économique qui soit équitable, digne de confiance et capable de relever les défis les plus profonds auxquels l’humanité et notre planète sont confrontées. Vous avez entrepris de relever le défi en cherchant des moyens de faire du capitalisme un instrument plus inclusif pour le bien-être intégral de l’homme.

L’organisation met au défi les entreprises leaders de l’investissement et du commerce de toutes tailles d’adopter les principes directeurs du Conseil et de s’engager publiquement à les mettre en œuvre afin de faire du capitalisme « une plus grande force pour l’inclusion et la durabilité ».

En réalité, le soutien vient d’une belle brochette de la racaille financière mondiale, notamment le gouverneur de la Banque d’Angleterre Mark Carney, désormais le représentant spécial de l’ONU sur les questions climatiques. A une série de PDGs de haut vol (British Petroleum, Allianz, Dupont, Calpers, Visa, Mastercard, etc.), s’ajoutent une collection de financiers évoluant dans des banques on ne peut plus douteuses, notamment Bank of America ou le troisième plus grand gestionnaire d’actifs du monde State Street, sans oublier les Fondations Ford et Rockefeller, la première connu pour servir avant tout le renseignement américain, la deuxième championne historique de la propagande eugéniste et malthusienne.

Rappelons également qu’aussi bien Mark Carney qu’Angel Gurria figurent parmi les administrateurs du Forum Economique Mondial de Davos, avec le « Great Reset » (grande réinitialisation) au cœur de l’offensive de la finance verte de s’emparer de la planète. Et parmi les membres du conseil d’administration de la « Coalition pour le capitalisme inclusif », on retrouve, évidemment, l’inévitable patron de BlackRock, Larry Fink, lui aussi administrateur de Davos.

D’ailleurs, le nouveau livre du fondateur du WEF, Klaus Schwab, qui sort cette semaine et reprend, avec d’autres mots le thème d’un capitalisme inclusif, s’intitule : « Stakeholder Capitalism : A Global Economy That Works for Progress, People and Planet ».

De gauche à droite : Hillary Clinton, Sir Evelyn de Rothschild, Bill Clinton et Lady Lyn Forester de Rothschild.
De gauche à droite : Hillary Clinton, Sir Evelyn de Rothschild, Bill Clinton et Lady Lyn Forester de Rothschild.

A l’initiative et désormais à la tête de ces soi-disant « gardiens du capitalisme inclusif », une avocate américaine d’entreprise à succès, l’épouse du financier britannique Sir Evelyn Robert de Rotchschild, Lady Lynn Forester de Rothschild. Monsieur Evelyn (E), avec sa femme Lynn (L), copréside E.L. Rothschild, une société d’investissement familiale.

Gouverneur émérite de la London School of Economics, membre de l’Imperial College London, Sir Evelyn a été président et directeur général de la banque d’investissement internationale NM Rothschild and Sons Ltd. De 1972 à 1989, il a également été également président du groupe L’Economist, le magazine qui exprime sans doute le mieux la vision de ce vieil Empire britannique qui a toujours su se métamorphoser en temps et en heure.

L’homme se passionne, of course, pour les chevaux et cette fois ci, il mise gros sur son cheval favori : le pape François.

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  • Mel • 03/06/2021 - 14:29

    Oui mais vous n’évoqué pas la position du Pape sur le transhumanisme et les manipulations générique. Pas certaine qu’il soit d’accord..

    Répondre à ce message

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Don rapide

Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La dissolution de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.


L'euro, et pourtant il coule

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

Participez à l'effort politique !

Adhérez à S&P, devenez éducateur et créateur de la Nation

Au cours des élections présidentielles précédentes, de 2012 et 2017, nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
Un monde qui peut rentrer en crise à tout moment, y compris avec un risque de guerre.

En adhérant à Solidarité & progrès, en apportant vos moyens financiers et humains, nous pourrons ensemble franchir le seuil de la porte et faire ce qui est nécessaire.
Aller vers un futur qui soit vivable, meilleur, plus juste.

Jacques Cheminade
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