Le parti du travail humainTel. 01 76 69 14 50

13 novembre - Sortons du piège de la finance verte Lire 13 novembre - Sauvons l’hôpital public de la casse financière Lire 12 novembre - Pétition Républicaine contre le projet HERCULE qui organise le morcellement d’EDF Lire
AccueilActualité

Poutine prône la voie non-linéaire dans les relations internationales

Le 3 octobre, le président de la Fédération russe Vladimir Poutine a prononcé le discours de clôture de la 16e rencontre à Sotchi en Russie du Club international de discussion Valdaï. Parmi les autres figures politiques en exercice présentes, on comptait le président de l’Azerbaïdjan, Ilham Aliyev, le roi Abdallah II de Jordanie, le président du Kazakhstan, Kassym-Jomart Tokaïev, ainsi que le président des Philippines, Rodrigo Duterte.

Vladimir Poutine, Président de la Fédération de Russie

La discussion de cette année avait pour thème « L’Est et le rôle de l’Asie en tant que région du monde la plus grande et la plus peuplée ». La transcription intégrale de ce discours ainsi que la période de questions/réponses se trouve (en anglais) sur le site de la présidence russe.

La nature des relations russes avec l’Asie est dictée non seulement par les réalités d’aujourd’hui, mais aussi par l’histoire, a rappelé Poutine. L’Inde et la Chine, l’Egypte et l’Iran, la Turquie et le Japon, les pays d’Asie centrale et ceux d’Asie du Sud-est, sont tous héritiers de grandes civilisations très anciennes qui ont donné à l’humanité des connaissances et des technologies uniques, ainsi que des découvertes dans la médecine, les mathématiques, la culture et les arts.

Aujourd’hui, l’Asie tout entière, depuis le Maghreb et le Moyen-Orient jusqu’à l’Asie de l’Est et du Sud-est, retrouve sa place naturelle dans les affaires internationales, une place à la hauteur de son grand héritage ainsi que de son potentiel, qui est vaste et en croissance potentielle.

La position des Etats asiatiques se renforce dans tous les domaines, notamment dans l’économique. Cette région représente, en effet, déjà plus d’un tiers du produit mondial brut (PMB). Le niveau de vie s’y améliore à un rythme plus élevé que la moyenne mondiale et les technologies les plus avancées y ont été introduites.

Bien que pouvant afficher des exemples impressionnants de progrès, les nations asiatiques ont su préserver leurs caractéristiques propres et leurs traditions. Elles n’ont pas oublié leurs racines et prouvent, dans leur progression, que les principes de la souveraineté nationale ne sont pas en contradiction avec l’ouverture et la mondialisation, que le développement durable peut être basé sur l’indépendance et l’autosuffisance plutôt que sur une renonciation obligatoire, et que le potentiel de croissance économique et humaine nationale exige une identité politique.

(…) Les Etats asiatiques se battent pour jouer un rôle plus important dans la politique mondiale. Rien de plus naturel. Ils ont leur propre vision des problèmes internationaux, chérissent leur indépendance et ont l’espoir que leur influence croissante et objective sera reconnue. Nous croyons que cela est non seulement juste, mais correspond aux réalités d’hier et d’aujourd’hui.

(...) Par ailleurs, il fut un temps où l’éveil de l’Asie, comme on dit, et la renaissance nationale et culturelle des Etats jouaient un rôle très important dans la démocratisation des relations internationales. Aujourd’hui, il est évident que les problèmes mondiaux ne peuvent pas être résolus sans l’Asie.

(...) Le monde est devenu multipolaire et donc plus compliqué, notamment du fait des pays asiatiques. Mais, comme je l’ai dit, la multipolarité en tant que telle n’est pas le remède à tous les maux. Elle n’implique pas non plus que les problèmes urgents disparaîtront d’eux-mêmes.

Les auteurs du rapport annuel du Club de Valdaï soulignent que nous sommes entrés dans une ère où il n’y a plus du tout d’ordre mondial. Ceci vient d’être dit à l’instant. Oui, un tel scénario est possible. Mais, comme nous en sommes tous conscients, il est porteur de nombreux dangers. J’ose espérer que quelle que soit la complexité des relations entre les nations, quels que soient les dangers des lacunes judiciaires, dans les domaines notamment tels que les armements nucléaires et les missiles, l’ordre mondial, fondé sur le rôle clé du droit international, survivra, bien que sous une autre forme. Nous allons tous veiller à le protéger…

Le système mondial a de multiples facettes et complications, et il est également connecté comme jamais auparavant. Chacun y a, objectivement, ses propres intérêts qui ne coïncident pas toujours avec ceux des autres ; c’est une évidence. Mais il y a tout de même un sentiment de responsabilité commune. En dernière analyse, j’espère, et même, je n’ai aucun doute qu’il existe un bon sens commun, une volonté d’assurer la sécurité.

C’est pourquoi on ne peut se passer d’un ordre mondial systémique. Mais cet ordre doit aussi présenter de la flexibilité et de la non-linéarité. Cette dernière ne constitue pas un rejet du système, [mais] seulement la possibilité d’organiser un processus complexe, fondé sur des réalités, qui présuppose aussi une aptitude à considérer des systèmes culturels et des valeurs variés et un besoin d’agir ensemble, éliminant tous les stéréotypes et les clichés géopolitiques. C’est la seule façon de résoudre efficacement les défis, que ce soit au niveau national, régional ou global.

A titre d’exemple, Poutine évoque alors sa décision d’intervenir militairement en Syrie en 2015 et rappela combien d’experts avaient été hostiles à cette décision. C’était, a-t-il dit, un ’vrai nid de frelons’. Mais, sa décision s’est avérée correcte :

Nous avons vaincu une internationale terroriste qui était en passe de s’emparer du territoire syrien et nous avons empêché le retour, voire l’infiltration de centaines, et peut-être plus tard, de milliers d’égorgeurs dans notre pays et chez nos voisins, avec qui nous avons un régime libre de visa car nos frontières sont transparentes.

La majeure partie de la Syrie a été libérée des terroristes en l’espace de quelques années et le niveau de violence, réduit drastiquement. En conjonction avec nos partenaires du ‘format Astana’ (Russie, Iran, Turquie ) et avec le soutien de l’ONU, nous avons réussi à lancer un processus politique intra-syrien et à établir une étroite collaboration avec l’Iran, la Turquie, Israël, l’Arabie saoudite, la Jordanie et d’autres pays du Moyen-Orient, ainsi qu’avec les Etats-Unis.

Mes chers collègues, vous serez d’accord qu’il était difficile d’imaginer, il y a juste quelques années, un alignement diplomatique aussi complexe, avec la participation de tant d’Etats différents, ayant tant d’émotions si différentes entre les uns et les autres. Mais maintenant, c’est un fait accompli, et nous avons réussi à le faire.

Nous pensons que l’accord syrien peut devenir un modèle de résolution de crises régionales dans lesquelles l’emploi des mécanismes diplomatiques sera prédominant. L’utilisation de la force doit rester un cas exceptionnel. En Syrie, effectivement, nous avons dû faire face à une tentative de créer un quasi-Etat terroriste. Je dis cela sans la moindre exagération : une véritable armée de terroristes.

Il arrive que pour bon nombre de problèmes nouveaux et chroniques, on ait l’impression que les crises sont si enchevêtrées que le fait même de les aborder paraît difficile. Mais, je le répète, le moment est venu d’aller chercher des solutions et d’entreprendre des actions ‘hors de la boîte’ [hors des sentiers battus]. En Syrie, la Russie et ses partenaires (car il nous aurait été impossible d’agir seuls) ont réussi à faire beaucoup, tout en adhérant au droit international et en en respectant les normes, tout en respectant la souveraineté et en pensant avant tout à la vie, à la sécurité et aux intérêts des peuples.

Je suis convaincu que ces approches peuvent être utilisés pour résoudre d’autres problèmes existants dans le monde, notamment en Asie, tels ceux de la Péninsule coréenne, qui cherchent depuis longtemps une solution.

A cet égard, dès qu’on a vu que les Etats-Unis avaient décidé de nouer un dialogue direct avec la République populaire démocratique de Corée (RPDC), sans conditions préalables ni autres conventions, et en acceptant d’abandonner la rhétorique habituelle, souvent désobligeante, voire même insultante, l’espoir d’un accord pacifique est immédiatement revenu… Nous devons reconnaître au président Trump, le courage et la capacité d’agir hors des sentiers battus. En effet, durant des décennies, les présidents américains ont ignoré la RPDC et l’ont traitée comme un paria. M. Trump a été capable de faire un pas historique, franchissant la ligne de « démarcation », de l’incompréhension et de l’aliénation, pour rencontrer Kim Jong Un et démarrer le processus de négociation.

Laissez-moi le répéter : les conflits les plus compliqués, tels que l’Israélo-palestinien ou l’Afghan, ou encore la situation entourant l’accord nucléaire iranien, peuvent et doivent être résolus sur la base des principes de coopération mutuelle, de respect, de reconnaissance des intérêts de toutes les parties, et du rejet de toutes sortes de clignotants ou de philosophie des blocs.

Dans ce contexte, laissez-moi vous rappeler que cette logique fut bien celle de la Russie en ce mois de juillet, lorsqu’elle avança l’idée de fournir une sécurité collective à la région du golfe Persique. Je crois que cette idée est toujours importante au vu de la situation très tendue et imprévisible qui est celle-là.

Nous suggérons de repousser les préjugés accumulés et les exigences mutuelles et de créer une organisation de coopération et de sécurité pour la région, presque à partir de zéro. Au-delà des pays occidentaux, de la Russie, de la Chine, des Etats-Unis et de l’Union Européenne, l’Inde et d’autres pays intéressés pourraient la rejoindre, en tant qu’observateurs.

Bien entendu, la coopération économique qui ouvre de réelles perspectives pour un développement soutenable de tous à long terme, est la base de relations politiques d’égal à égal, orientées vers l’avenir, y compris entre les pays asiatiques.

Laissez-moi utiliser les liaisons de transport pour vous donner un exemple. Il est impossible de développer les échanges et la coopération industrielle ou d’établir des échanges mutuels avec tout autre région sans avoir une infrastructure routière, maritime ou ferroviaire moderne. Nous devons réfléchir ensemble à la façon d’accélérer la conception d’un réseau de transport eurasiatique, encadré par un système de coordonnées fait de routes d’échanges longitudinales et latitudinales.

Par rapport au monde en général, puisque toutes les nations sont évidemment différentes, l’uniformité et l’universalisation sont impossibles par défaut. Cela requiert un système où les différentes valeurs, idées ou traditions puissent coexister et s’enrichir mutuellement, tout en gardant et en mettant en valeur leurs singularités et leurs différences.

Au XIXe siècle, on parlait d’un ‘concert de puissances’. Le temps est venu de parler d’un concert mondial de modèles de développement, d’intérêts, de cultures et de traditions, où le son de chaque instrument est crucial, indissociable et important, pour la musique soit jouée harmonieusement plutôt qu’avec des notes discordantes (devenant alors une vraie cacophonie). Il est crucial de considérer les opinions et les intérêts de chaque participant à la vie internationale. Laissez-moi le réitérer : on ne peut construire de relations de respect mutuel, pragmatiques et, par conséquent, solides, qu’entre nations souveraines et indépendantes.

Un message, un commentaire ?

Qui êtes-vous ?

Pour afficher votre trombine avec votre message, enregistrez-la d’abord sur gravatar.com (gratuit et indolore) et n’oubliez pas d’indiquer votre adresse e-mail ici.

Ajoutez votre commentaire ici

Ce champ accepte les raccourcis SPIP {{gras}} {italique} -*liste [texte->url] <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

  • Lantrade • 22/10/2019 - 00:32

    Discours remarquable ! Réaliser le concert mondial des puissances avec l’esprit du processus d’Astana, j’approuve pleinement !

    Je suis moins convaincu par le propos de Poutine sur la Syrie : est-ce que l’intérêt du peuple a été vraiment privilégié ? Je pose la question en ne connaissant pas bien le sujet et en demandant des précisions sur la nature des relations syrio-russes ou russo-syriennes.

    • BONIN Stéphane • 26/10/2019 - 12:27

      Disons que l’ intérêt principal du peuple Syrien a été d’ échapper aux "fous de dieux", style al-quaïda/daesh et d’ être pillé par les compagnies pétrolières occidentales . Les exemples Irakiens et Libyens montrent ce à quoi la Syrie pouvait s’ attendre si le pays avait succombé aux mercenaires de l’ occident . Mercenaires nommés aussi ASL, désignés comme de gentils rebelles/grands démocrates........et désormais honnis par notre occident, depuis que nombres d’ entre-eux ont combattu récemment les Kurdes avec les Turques !

    Répondre à ce message

  • Blanchet Bernard • 20/10/2019 - 18:12

    Tres beau discourt. Mais après que fait on avec les américains. Qui veulent dominer toute la planète et en particulier les pays socialistes comme Cuba avec l enbarquo
    QUI RUINE tout

    Répondre à ce message

Déplier les commentaires||Replier les commentaires
Vous souhaitez aider ? Adhérer, faire un virement mensuel, participer à un stand militant ? Prenez contact avec nous.

La City et Wall-Street fomentent la guerre pour éviter la refonte des institutions financières. Il nous faut changer la donne afin d’empêcher que la situation dégénère en catastrophe nucléaire.

En savoir plus
Face aux nouvelles armes hypersoniques russes et chinoises, Washington à la traîne
7 mars 2018
Actualité
Face aux nouvelles armes hypersoniques russes et chinoises, Washington à la traîne
Parlons Russie - Entretien avec Jacques Cheminade
11 décembre 2017
Actualité
Parlons Russie - Entretien avec Jacques Cheminade
l’Ambassadeur de Russie à l’ONU souligne la contribution importante de l’Institut Schiller et de LaRouche
27 février
Actualité
l’Ambassadeur de Russie à l’ONU souligne la contribution importante de l’Institut Schiller et de LaRouche

Don rapide

Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La dissolution de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.


L'euro, et pourtant il coule

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

Participez à l'effort politique !

Adhérez à S&P, devenez éducateur et créateur de la Nation

Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
Un monde qui peut rentrer en crise à tout moment, y compris avec un risque de guerre.

En adhérant à Solidarité & progrès, en apportant vos moyens financiers et humains, nous pourrons ensemble franchir le seuil de la porte et faire ce qui est nécessaire.
Aller vers un futur qui soit vivable, meilleur, plus juste.

Jacques Cheminade
Faire un don et adhérer plus tard