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Opinion : pourquoi Trump n’est pas une solution

Dimitris Konstantakopoulos
Dimitris Konstantakopoulos

Le 5 octobre, à quelques jours des élections américaines décisives de mi-mandat et alors que Washington bruisse de rumeurs d’une éventuelle destitution de Joe Biden, Dimitris Konstantakopoulos, ancien conseiller du Premier ministre grec Andreas Papandreou, membre du Club Valdai et ancien secrétaire du Mouvement des Citoyens Indépendants Spitha, fait œuvre de pédagogie.

Dans cet article publié sur le site Defend Democracy Press, il répond à une question qui hante de nombreux esprits, face au calamiteux Biden, « Trump peut-il être une solution ? »

Sans endosser le point de vue pessimiste de l’auteur pour qui un Etat « fort » aux Etats-Unis servira forcément et fatalement une dérive impériale (Nous ne confondons pas le patriotisme de Franklin avec le national-impérialisme de Theodore Roosevelt), son bilan du mandat de Trump, en particulier la politique étrangère d’un President que l’histoire retiendra sans doute comme un Trumpe-l’œil, est fort utile. Il ouvre un débat que trop de clivages factices tentent d’empêcher : sur les sujets fondamentaux définissant notre avenir et nos pas sur les qualités ou défauts de telle ou telle personnalité.

Par Dimitris Konstantakopoulos
Source : Defend Democracy Press

L’espoir meurt en dernier. Il en va de même avec l’auto-illusion. L’identification de l’establishment occidental dominant (et de la plupart de la soi-disant gauche en Occident), avec les politiques néolibérales et, en particulier, la guerre de l’OTAN contre la Russie, ont renouvelé aux États-Unis et à l’échelle internationale les espoirs que peut-être Trump et le courant (international) qu’il représente peuvent offrir une solution. Les périodes de désespoir et de confusion sont le terrain le plus fertile pour les politiques de fraude et de démagogie.

En ce qui concerne l’Ukraine, Trump, comme d’habitude, a tout dit pour gagner de partout. Il a dit, entre autres, que s’il avait été président, il n’y aurait pas eu de guerre, que s’il avait été président, il aurait déjà menacé la Russie de frappes nucléaires et que des négociations doivent être entamées parce que Biden nous conduit à la guerre nucléaire. Il a également exprimé son appréciation de la façon dont Poutine agit, laissant entendre qu’il est un leader fort en Russie, tout comme Trump lui-même le serait pour l’Amérique.

Il y a une petite différence entre la Russie et les États-Unis. L’une des principales raisons pour lesquelles la première a eu besoin d’un État fort est la menace et l’agression constantes auxquelles elle a été confrontée de la part de l’Occident. La Russie a subi plus de dix invasions de l’Occident au cours des derniers siècles (à travers l’Ukraine et la Biélorussie, d’ailleurs). Un « État fort » aux États-Unis servira principalement à consolider la souveraineté américaine dans le monde (c’est le sens de America First et du Make America Great Again MAGA).

Il n’y a pas d’erreur stratégique plus importante et probablement fatale que de confondre le rôle des différents nationalismes. Le nationalisme américain est un phénomène impérial, tandis que le « nationalisme » russe de notre époque est principalement la réponse de Moscou à ce qu’il comprend (à juste titre) comme une agression occidentale permanente et inacceptable.

Le grand succès de Trump a été sa capacité à se présenter à la fois comme une sorte de pacifiste (attirant ceux qui sont fatigués par les « guerres sans fin ») et comme un belligérant (le sens du slogan « America first » est que l’Amérique va pousser tous les autres, l’Europe, la Russie, la Chine à la deuxième, troisième ou dixième place, mais la seule façon de le faire est de menacer ou de lancer des guerres).

Le manque de cohérence des messages de Trump ne le dérange pas. Au contraire, c’est sa méthode politique par excellence. Il a besoin d’irrationalisme parce qu’il n’a aucune solution rationnelle à proposer (pour la même raison que les fascistes et les nazis du passé avaient besoin d’irrationalisme et de fraude. Personne ne voterait pour eux s’ils savaient ce qu’ils feraient). Mais, bien sûr, la seule raison pour laquelle Trump peut utiliser avec succès l’incohérence et l’irrationalisme est le fait que le parti démocrate - malheureusement aussi sa « gauche » - s’est rendu sans condition à l’oligarchie occidentale et - en particulier - au « parti de la guerre » extrémiste en Occident.

En réalité, nous n’avons aucune raison de croire que Trump aurait eu un comportement très différent de celui de Biden, face à une intervention militaire russe en Ukraine. Mais tout cela est une hypothèse. Pour juger Trump, il est beaucoup plus important d’analyser non pas ce qu’il dit ou ce que nous supposons qu’il ferait, mais ce qu’il a fait pendant qu’il était président. Après tout, Trump n’est pas un nouveau venu. Lui et son administration ont dirigé les États-Unis pendant quatre ans. Voici un rappel rapide de leurs politiques :

1. Trump n’a pas fait la moindre concession ou le moindre changement concernant l’objectif de l’OTAN d’inclure l’Ukraine, et n’a rien fait pour mettre en œuvre, pendant ses quatre années de mandat, les accords de Minsk ou pour arrêter la pression militaire de Kiev sur la population du Donbass. Il a continué à soutenir les politiques qui ont finalement provoqué le conflit actuel extrêmement dangereux.

C’est sous la présidence de Trump que les États-Unis ont commencé à livrer des armes létales à l’Ukraine pour la première fois. C’est sous son administration que les États-Unis et l’OTAN ont construit la formidable machine de guerre à laquelle les Russes sont maintenant confrontés.

Pendant tout le temps où l’administration de Trump aidait à la construction de la machine de guerre ukrainienne, le président donnait l’impression, ou était accusé par ses opposants, d’être un ami, voire un agent de Moscou ! Ce cas rappelle un peu « l’amitié » entre l’Allemagne d’Hitler et la Russie de Staline, qui a pris fin lorsque la première a attaqué la seconde. On ne peut exclure que ce précédent historique ait pu inspirer les centres de pouvoir mondiaux qui manipulent les hommes politiques d’aujourd’hui, y compris les présidents des États-Unis.

L’impression que Trump était en quelque sorte un ami de la Russie a eu pour résultat qu’il a acquis un profil « pacifiste », tandis que des impressions négatives ont été créées sur la Russie chez les couches populaires occidentales qui restent opposées à l’extrême droite. « Bien joué ! », comme diraient les Américains.

2. Trois mois après son arrivée au pouvoir, en avril 2017, Donald Trump a lancé une attaque de missiles sur la Syrie, où sont stationnées les troupes russes, puis a envoyé son secrétaire d’État Tillerson à Moscou pour dire aux Russes « soit vous êtes avec nous, soit avec Assad. » Avec cette attaque, il a testé pour la première fois les réflexes nucléaires de Moscou. Il a fait de même avec Pékin, à travers les menaces à la Corée du Nord.

3. Trump est le premier président américain à légitimer l’utilisation des armes nucléaires, avec son discours devant l’Assemblée générale de l’ONU en 2017, lorsqu’il a menacé la Corée du Nord - un pays de 25 millions d’habitants - d’extinction. En vain, les journaux américains ont cherché l’auteur de ce discours, prononcé après la rencontre d’une heure de Trump avec Benjamin Netanyahou. Ce dernier est le leader historique et le mécène originel de la génération actuelle des néocons américains qui ont conçu et lancé les guerres au Moyen-Orient. (Voir la doctrine du « Clean Break »)

Notons également à ce stade que M. Netanyahou apparaît également comme un ami de la Russie de Poutine, bien que c’est son pays qui a envoyé les premiers équipements à la milice d’Azov ! Après tout, étant donné l’influence décisive de l’extrême droite israélienne aux Etats-Unis et dans l’UE, il serait très difficile, voire impossible, pour les Etats-Unis et l’UE d’adopter la politique d’hystérie anti-russe de ces dernières années, sans leur accord.

4. C’est sous Trump, en 2018, qu’a été adoptée une nouvelle stratégie américaine dans laquelle le « terrorisme » (l’islam, ou du moins sa version radicale) a été remplacé par la Russie et la Chine comme principaux adversaires des États-Unis. C’est la stratégie déjà mise en œuvre contre Moscou et Pékin. Comme l’a écrit Michael Klare, nous avons transité sous Trump des « guerres qui ne finissent jamais » d’Obama à la préparation de « conflits cataclysmiques. »

5. Sous l’administration Trump, le traité INF interdisant les armes nucléaires à moyenne portée hautement déstabilisantes en Europe a été abrogé, tout comme le traité [Open Sky] « Ciel ouvert ». Le traité START sur le contrôle des armes nucléaires stratégiques aurait été aboli si, entre-temps, Biden n’avait pas pris le pouvoir aux États-Unis.

6. Sous l’administration Trump, les États-Unis se sont lancés dans un programme massif de modernisation de leurs forces nucléaires, que Biden poursuit, à l’exception de quelques coupes dans les systèmes de missiles dont le développement est prévu.

7. Sous l’administration Trump, les manœuvres géantes de l’OTAN « Sea Breeze » ont été planifiés avec d’autres pays, avec le scénario d’une guerre contre la Russie. Elles ont eu lieu à l’été 2021. Sous Trump, l’encerclement de la Russie par les troupes et les bases de l’OTAN s’est poursuivi.

8. Donald Trump a lancé la guerre commerciale et « idéologique » contre la Chine, notamment en évoquant le « virus chinois » (et aussi en soutenant la théorie ridicule selon laquelle le changement climatique est un mythe inventé par la Chine).

9. L’administration de Trump a mis fin à l’accord [sur le nucléaire] entre les États-Unis et l’Iran, ouvrant la voie à une guerre majeure contre ce pays. L’administration Trump a également ordonné l’assassinat du dirigeant iranien Soleimani dans le but de déclencher la Grande Guerre contre Téhéran, qui est le désir brûlant d’Israël et des néoconservateurs américains depuis des décennies. Trump a également satisfait les demandes les plus extrémistes d’Israël et de Netanyahou concernant Jérusalem, le Golan, etc. Il a également entretenu une relation très étroite avec Netanyahou par l’intermédiaire de son gendre Kushner. Bien qu’étant lui-même chrétien (de la « variante casino »), il a encouragé sa propre fille à changer de religion et à devenir juive afin d’épouser Kushner. Sa fille ne le voulait pas au début, mais a finalement accepté.

10. Selon les révélations de la presse américaine, les dirigeants des forces armées américaines, craignant que Trump soit capable de lancer une guerre nucléaire contre la Chine pendant « l’interrègne », lorsqu’il avait perdu mais était encore président, sont allés jusqu’à contacter les dirigeants de l’armée chinoise pour les assurer qu’ils n’exécuteront pas cette frappe nucléaire contre Pékin, même si le président en aurait donné l’ordre.

11. Il convient de noter à ce stade que Boris Johnson, l’allié « de même sensibilité » que Trump, s’est distingué dans les provocations contre Moscou, comme lorsqu’il a personnellement approuvé, à l’été 2021, l’itinéraire d’un navire de guerre britannique qui a pénétré dans les eaux territoriales de la Crimée.

12. Le choix de personnes comme John Bolton et Michael Pompeo comme conseillers à la sécurité nationale se passe de tout commentaire. Ils sont plus extrémistes que les extrémistes.

13. Les États-Unis sous Trump ont essayé de renverser Maduro [au Venezuela] et ont imposé des sanctions à un nombre record de pays.

Voici le véritable bilan du mandat de Trump. Quant aux Républicains, ils ont voté à une large majorité tous les projets de loi de Biden sur l’Ukraine.

Il est donc conseillé de ne pas nourrir beaucoup d’espoirs que l’extrême droite ou la droite radicale occidentale mette fin, de sa propre initiative, à la guerre avec la Russie qui est - en réalité - le début de la Troisième Guerre mondiale. Bien sûr, toute différenciation d’un politicien occidental ou d’un parti politique occidental peut être tactiquement utile pour provoquer quelques fissures dans cette (pas très) Sainte Alliance qui pousse l’humanité vers sa fin. Mais, dans l’état actuel des choses, la fin de la guerre contre la Russie ne pourrait intervenir que si des forces puissantes au sein même du grand Capital occidental, combinées peut-être avec un soulèvement des peuples européens qui paient chèrement le coût de la campagne de l’OTAN, imposaient un changement de politique. Espérons qu’une telle révolte des secteurs des classes dirigeantes occidentales ainsi que des forces populaires se produira.

PS. : Nous considérons comme un symptôme grave du déclin intellectuel de notre monde, le fait que trop peu de gens prennent en considération l’histoire personnelle des personnes sur lesquelles ils émettent des jugements. En parlant de Trump, son mentor intellectuel était Roy Cohn, qui était le principal conseiller de Joseph McCarthy pendant les années de sa chasse aux sorcières antisoviétiques et aux anticommunistes aux États-Unis. Quant à Ivana, l’ex-femme de Trump, elle a déclaré que son époux avait l’habitude de lire Mein Kampf avant de s’endormir.

La rédaction précise que les propos rapportés ici n’engagent que l’auteur.

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