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Notre Dame : interrogations sur la cause de l’incendie

La rédaction

Le 15 avril, un incendie ravageur a gravement endommagé la cathédrale Notre Dame de Paris.

Attentat ou accident ? Si l’enquête suit son cours, il est légitime que toutes les hypothèses soient examinées sans précipitation ni a priori. Car ne pas accepter que la question se pose ne peut que favoriser un climat malsain d’un complotisme réducteur et impuissant.

Le défi qui nous est lancé, c’est de savoir ce qu’on doit faire pour faire en sorte qu’à l’avenir, plus jamais un tel trésor puisse subir un sort pareil.

Voici les propos et les interrogations de quelques spécialistes sur l’incendie. A chacun d’enrichir son jugement.

Le 16 avril 2019, sur LCI, David Pujadas s’est entretenu avec Benjamin Mouton, l’ex-architecte en chef des Monuments historiques en charge de la cathédrale Notre Dame de Paris, de 2000 à 2013.

David Pujadas : Est-ce qu’on a ce soir, la certitude que Notre Dame est saine sur ses bases ? Est-que ce qui a été préservé tiendra le coup ?

Benjamin Mouton : Non, on n’est pas sûr parce que, le feu est éteint, mais il y a une jonchée de bois calcinée et trempée sur les voûtes. Et avant d’arrêter sur les voûtes ils on fait un choc mécanique sur les voûtes qui les a ébranlées. Si l’on regarde la photo, la voûte de la croisée était connue pour être la voûte la plus fragile. Et puis les bois calcinés sont sur la pierre, calcinent la pierre et la pierre se transforme en chaux et perd sa capacité mécanique. Or ce sont les parties supérieures des voûtes qui sont fondamentales pour la structure. Et puis les pompiers ont mouillé tout ça et maintenant il y a la charpente qui fait une surcharge sur la voûte. Donc je pense qu’on pourra être plus précis sur l’état de la cathédrale lorsqu’on aura mis un parapluie, c’est-à-dire lorsqu’on l’aura déposé, lentement pour pas faire de réaction, et qu’on verra l’état des voûtes. Je pense qu’avant, on ne le saura pas vraiment.

DP : Est-ce que vous avez été surpris que le feu ait pris une telle ampleur si rapidement ?

Tout à fait. Incompréhensible…

DP : Incompréhensible ?

Je suis stupéfait. C’est du très vieux chêne et on dirait qu’il a brulé comme des allumettes, comme si c’était une autre essence, très, très volatile ou combustible. Je ne comprends pas, non, je ne comprends pas du tout. C’est très impressionnant.

Autre journaliste : Vous ne voyez pas ce qui pourrait être l’origine de ça, l’origine du feu ?

Aucune idée…

DP : Sur l’origine elle-même, on est dans l’incertitude, la piste de l’accident est privilégié, mais la propagation vous dites, c’est étonnant ?

La propagation, elle est extrêmement curieuse. Alors évidemment, c’est parti de la croisée et puis ça s’est propagé ensuite sur le cœur, la nef et le transept.

DP : Parce qu’on entend beaucoup de commentaires qui disent que, ce qu’on appelle « la forêt », cette zone très grande, très importante, très volumineuse de charpente, elle pourrait presque brûler comme du petit bois… Vous vous inscrivez en faux ? Vous dites ce type de bois ne brûle pas comme ça ?

Ah non. Vous savez, du chêne qui a 800 ans, c’est très dur. Essayez d’en faire brûler. Moi, je n’ai jamais essayé. Mais du vieux chêne, ce n’est pas évident du tout. Il faut mettre beaucoup de petit bois pour y arriver, je ne sais pas s’il y en avait… Bon, j’arrête de plaisanter. Je crois, non, ça me stupéfie beaucoup.

DP : Et où vous mène cette réflexion ? A quelle hypothèse elle vous amène ?

Je n’ai pas d’hypothèse que je puisse dire. Quelle hypothèse pourrait-on avancer ? (silence) Cela a été vite. On aurait pu faire autre chose, si cela n’aurait pas été aussi vite. Moi, je me perds en conjectures.

Vous savez, on a fait, à Notre Dame, juste avant que je prenne ma retraite, c’est-à-dire, dans les années 2010, on a remis à plat toute l’installation électrique de Notre Dame. Donc, il n’y a pas de possibilité de court circuit. On a remis à plat, et aux normes contemporaines, même en allant très loin, toute la protection incendie de Notre Dame, avec des éléments de témoins de mesures, d’aspiration, etc. qui permettaient de détecter un départ de feu. Vous avez, en bas de la cathédrale, deux hommes en permanence, jour et nuit, qui sont là pour aller voir dès qu’il y a une alerte et appeler les pompiers dès que le doute est levé.

DP : Ils sont là en permanence ?

En permanence, oui.

Autre journaliste : Il ne peut pas y avoir de défaillance du mécanisme d’alerte ? Impossible ?

Tout est possible. Moi, je vois mal parce que cela a été un travail colossal. Et puis, c’est dans tous ces chantiers des monuments historiques, surtout Notre Dame, on a un encadrement normatif et de contrôle qui est considérable, on ne le voit nulle part ailleurs. Là, je suis assez stupéfait.

DP : Et lors des treize années lorsque vous avez été architecte en chef du bâtiment, vous n’avez pas eu connaissance de départ de feu, cela n’est jamais arrivé ?

J’en suis ravi

Journaliste : Les travaux de restauration d’un monument historique vieux de tant de siècles accentuent la fragilité du monument lui-même et l’un des problèmes qui se posent aussi c’est la surveillance de ce type de chantier, c’est-à-dire qu’il est quand même ahurissant que les gens, certes de bonne foi, nous disent « il n’y avait plus un seul ouvrier sur le chantier ». En d’autres termes, il n’y avait plus personne qui surveillait un chantier de cette importance. Alors que de toute évidence, lorsqu’il y a un chantier de rénovation dans un monument historique de cette portée, on ne comprend pas qu’il n’y a pas des conditions de surveillance stricte permanente qui soit posée, 24h sur 24h. Et là, je pense que la loi va devoir évoluer sur la façon dont on peut rénover les chantiers historiques car il y a une carence évidente, me semble-t-il, de surveillance à minima.

Vous avez surement raison, mais je vais mettre deux bémols. Le premier c’est de vous dire que lorsque les ouvriers s’en vont du chantier, c’est la surveillance générale qui reprend ses droits, qui n’a pas vraiment quitté, qui continue. Donc il n’y a pas de différence.

Autre journaliste : (…) on reste donc sur les deux hommes en bas ?

Mais avec des appareils de mesure et de détection performants dans les combles. J’ajoute une chose, c’est que les appareils de détection qui sont dans les combles, sont alimentés de telle sorte qu’il n’y aucun risque de court-circuit, on a déporté de tous les éléments de branchement dans les escaliers et en retrait des portes coupe feu. La deuxième observation que je vais faire est la suivante. Peut-être vous allez être surpris. C’est que lorsque vous regardez les statistiques sur le sinistres dans le bâtiment, vous voyez que les monuments historiques, c’est presque rien.

Journaliste : parce qu’il y a très peu de monuments historiques tout simplement…

Non, non, c’est parce que ces chantiers sont très surveillés, très encadrés avec des mesures qui sont drastiques en ce qui concerne la protection et la surveillance, etc.

DP : M. Mouton, ce que vous nous décrivez mène directement à l’hypothèse de quelqu’un qui aurait cherché à ce que l’incendie se développe.

Je me garderais bien de faire la moindre hypothèse,.

DP : C’est très délicat. On verra plus tard ce qui en est du sentiment de la justice et de l’ouverture de cette enquête. Pour l’instant cette hypothèse n’est absolument pas privilégiée.

Journaliste : l’hypothèse des « deux » départs de feu, elle tient, ou elle ne tient pas ? Vous l’avez entendu ?

J’en ai parlé à mon confrère Philippe Villeneuve, qui est l’architecte en chef des Monuments historiques et qui m’a donné son accord pour que je participe ici ce soir, et il m’a dit avoir connu un seul départ de feu dans la culée, c’est-à-dire dans la partie de toiture qui rencontre le transept. Il m’a dit uniquement ça. Et il ajoute : « il n’y avait pas de chantier à cet endroit là ».

DP : Il n’y avait pas de chantier ? C’est-à-dire celui qui vous a succédé vous a dit : là où il y a eu le départ de feu, il n’y avait pas de travaux ? Il n’y avait pas de chantier ? C’est un autre élément, évidemment, intéressant…

Journaliste (Frank) : Je ne connais évidemment pas votre métier, mais quand on voit une charpente aussi importante, la preuve, c’est qu’on l’appelait « la forêt », je sais que pour certains bâtiments, comme chez moi lorsqu’il s’agit de toits de chaume, il y a des produits pour protéger contre la propagation. Et vous êtes étonnés de la vitesse de la propagation. Est-ce que la charpente est protégée avec un produit pour éviter la propagation ? Cela a été fait, ou ça n’existe pas ? Cela m’étonne qu’on n’asperge pas de produits sur cette charpente pour éviter qu’en cas d’incendie cela se répande trop vite.

Vous savez que pour que ces produits marchent, il faut qu’ils pénètrent dans le bois. Essayez d’introduire dans du vieux chêne le moindre produit, qu’il soit un pesticide, un fongicide… ce n’est pas possible. Si on le savait, on l’aurait bien fait.

Il faut une vraie charge calorifique au départ

Le 16 avril 2019, interrogé par Batiactu, la revue du bâtiment, Benjamin Moulin avait déjà fait part de ses interrogations :

« En 40 ans d’expérience, je n’ai jamais connu un incendie de la sorte », affirme celui qui estime que la protection incendie mise en place dans la cathédrale était à son plus haut niveau.

« Lorsque je me suis occupé de la détection incendie, qui a été un dispositif très onéreux, il fallait très peu de minutes pour qu’un agent aille faire la levée de doute, nous avons fait remplacer de nombreuses portes en bois par des portes coupe-feu, nous avons limité tous les appareils électriques, qui étaient interdits dans les combles », affirme-t-il auprès de Batiactu.

« Il faut une vraie charge calorifique au départ pour lancer un tel sinistre. Le chêne est un bois particulièrement résistant. »

Le mystère sur les causes de l’incendie reste donc entier.

Un expert du secteur de la construction, confie également son incompréhension auprès de Batiactu : « L’incendie n’a pas pu partir d’un court circuit, d’un simple incident ponctuel. Il faut une vraie charge calorifique au départ pour lancer un tel sinistre. Le chêne est un bois particulièrement résistant. »

Notre-Dame de Paris :
Nous avions alerté le CNRS sur les risques d’incendie

Article publié le 18 avril 2019 par l’hebdomadaire Marianne
Par Ariel F. Dumont

Il y a trois ans, Paolo Vannucci, professeur d’ingénierie mécanique à l’université de Versailles, a effectué une recherche sur les risques d’attentat et la sécurité de la cathédrale Notre-Dame de Paris dans laquelle il évoquait aussi les risques d’incendie en raison du manque de dispositifs de sécurité.

En 2016, vous avez fait une étude sur la sécurité de Notre-Dame de Paris . Pourquoi cette enquête et quelles ont été vos conclusions ?

Paolo Vannucci : Il s’agissait d’un projet financé par le CNRS, dans le cadre d’une étude sur le thème « attentats recherches ». Nous avons étudié Notre-Dame pour deux raisons. D’abord parce que nous savions déjà à l’époque que Notre-Dame était une vraie cible pour les terroristes. Si on veut s’attaquer à quelque chose à Paris, c’est à cette cathédrale, qui est la deuxième église au niveau mondial après Saint-Pierre. Et puis, parce que nous avions aussi un relevé de tout le bâtiment fait par un scientifique américain. Ce relevé, qui a été publié sur la Toile, nous a facilité la tâche notamment pour mesurer la cathédrale. Finalement, notre rapport a été classé « confidentiel défense ». Le gouvernement Valls a estimé que rien ne devait filtrer des résultats de notre recherche, considérée comme« sensible » compte tenu des données que nous avions insérées dans ce rapport et aussi, des risques d’inspiration que nous avions également évoqués.

Dans cette étude, vous aviez aussi évoqué les risques d’incendie et le manque de dispositifs anti-feu, surtout au niveau des combles…

Nous avions dit en effet qu’en cas d’attaque, le risque d’un embrasement de la toiture existait et qu’il fallait absolument la protéger et installer un système d’extinction. En vérité, il n’y avait pratiquement aucun système anti-incendie, notamment dans les combles où il n’y avait aucun système électrique pour éviter les risques de court-circuit et d’étincelle. J’imagine qu’on avait installé quelque chose de provisoire dans le cadre des travaux de réfection, mais je n’en suis pas sûr. Au niveau de la charpente, lorsque nous avons fait notre recherche, il n’y avait aucune protection. Seulement un point d’eau dans la petite cour située entre les deux tours, donc à l’extérieur de la charpente. Nous avions donc alerté le CNRS sur les risques d’incendie. Nous avions aussi dit que même la foudre aurait pu déclencher un feu et qu’il fallait donc installer tout un système de prévention.

Avez-vous le sentiment qu’un choix a été fait, que l’on a décidé de ne pas protéger la toiture à cause du risque d’inspiration pour une possible attaque que vous aviez décrite ?

Le CNRS, donc l’Etat qui avait financé la recherche, a par définition des droits sur la recherche, il peut donc tout à fait décider de la classer confidentiel ou d’accepter de la publier. Pour nous, cette décision a été désastreuse car nous avions beaucoup travaillé mais je comprends que l’Etat ait dit qu’il s’agissait d’une donnée sensible. En revanche, je ne comprends pas que l’on ne dise pas : d’accord, nous avons un rapport certes sensible mais que nous pouvons tout de même utiliser. Pourquoi ne l’ont-ils pas fait ? Je n’ai pas la réponse. A un moment donné, nous avons cessé de discuter avec le CNRS car nous avons compris que c’était inutile, nous nous sommes sentis impuissants. Nous avions également organisé une réunion au ministère de l’Education nationale et il y avait des représentants de plusieurs ministères. Par conséquent, le gouvernement était tout à fait au courant.

La mairie de Paris était-elle au courant de vos conclusions ?

J’ai contacté la mairie de Paris, qui accorde chaque année des bourses de doctorat pour financer des projets d’étude concernant la ville. En 2017, j’ai téléphoné pour proposer un projet de recherche sur la sécurité de Notre-Dame. Deux heures après, on m’a répondu que c’était impossible car Notre-Dame, ce n’est pas l’affaire de la mairie de Paris !

Et maintenant ?

Je voudrais maintenant lancer une recherche sur la cathédrale après l’incendie. Dans notre précédent rapport, nous avions déjà évoqué l’impact du vent, qui pourrait menacer désormais la structure fragilisée de la cathédrale…

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