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Macron accueille à bras ouverts JP Morgan et ses traders à Paris


Ce mardi 29 juin, Emmanuel Macron a inauguré en grandes pompes le nouveau centre de JP Morgan sur la place Vendôme à Paris. S’il pense avoir fait une belle prise en accueillant la plus grosse banque américaine et ses activités de marché, Macron s’illustre surtout en serviteur zélé de l’oligarchie financière qui occupe notre pays et l’Occident.

Cette inauguration a eu lieu dans le cadre du sommet annuel « Choose France ! » [1], lancé en 2017 par Emmanuel Macron. L’objectif ? Convaincre les investisseurs internationaux de choisir Paris comme nouvelle place financière européenne, à la place de Londres — suite au Brexit.

Fruit de cette opération séduction, JP Morgan va transférer durant l’été plus de 400 de ses traders de Londres à Paris, dans la salle de marché flambant neuve que Macron a visitée hier en compagnie de Bruno LeMaire, de l’ancien gouverneur de la Banque de France Christian Noyer et du dirigeant de la mégabanque américaine, Jamie Dimon. C’est donc à Paris que JP Morgan spéculera désormais sur les dettes européennes et françaises ! Cocorico !

Macron, bon élève de JP Morgan

Les dirigeants de JP Morgan ont félicité Macron, dont ils apprécient visiblement la politique. Comme le rapporte l’AFP, Kyril Courboin, président de JP Morgan France, a déclaré hier :

M. le Président, cher Emmanuel, je vous ai rencontré quand vous étiez ministre de l’Economie, vous m’avez demandé s’il serait possible de transférer une partie de nos activités de marché en France dans le cadre du Brexit. Ma réponse fut cinglante : mission impossible avec un président pour qui la finance est le premier ennemi. Mais, a-t-il poursuivi, un nouveau président est arrivé, ce jeune banquier plein de passion qui voulait changer la France.

Quant à Jamie Dimon, le PDG de la banque au niveau international, il considère que E. Macron est un président « exceptionnel », qui « comprend que la finance est ce qui fait tourner l’économie »...

Quel compliment de la part du « roi de Wall Street » ! Ou ne devrait-on pas plutôt dire « parrain de Wall Street » ? Car JP Morgan s’est illustrée récemment par une condamnation historique aux Etats-Unis, pour avoir manipulé les cours sur les marchés des métaux précieux et des bons du Trésor : une amende de 920 millions de dollars, un record pour ce type d’affaires. Auparavant, elle a été impliquée dans le scandale du Libor, et était l’un des principaux vendeurs de subprimes , à l’origine de la crise financière de 2008.

Mais rassurez-vous, pour JP Morgan, payer des amendes, ce n’est pas grand chose. Tant que l’on ne touche pas au système financier...

L’empire financier des Morgan

Ceux qui nous lisent depuis un certain temps savent en effet que dès sa fondation par la famille anglo-américaine des Morgan à la fin du XIXème siècle, JP Morgan ne s’occupe pas que d’« économie », mais bien de politique :

la banque new-yorkaise J.P. Morgan & Cie ne rate jamais une occasion d’étendre sa sphère d’influence : qu’il s’agisse des ventes d’armes lors de la première Guerre mondiale, des réparations de guerre fixées à Versailles ou des plans de renflouement Dawes et Young, Morgan est en première ligne. Pour gérer la stabilité de son empire mondial, c’est encore elle, avec ses hommes en Angleterre, en France et en Allemagne, qui fut à l’origine de la tristement célèbre Banque des règlements internationaux (BRI) de Bâle, dont le Conseil de stabilité financière (CSF) est à l’œuvre aujourd’hui. (article complet ici)

Surtout, elle fut dans les années 30 l’un des plus grands opposants au Glass Steagall Act, la loi de séparation entre banques d’affaires et banques de dépôts et de crédits mise en place par Roosevelt. N’ayant pu empêcher son instauration, elle mena campagne pour son abrogation dans les années 80 et 90, ouvrant la porte aux spéculations de plus en plus insensées sur les produits dérivés.

Alors que la campagne que nous avons menée avec nos amis américains depuis 2010 pour rétablir le Glass Steagall Act montait en puissance Outre-altantique, ralliant des sénateurs derrière un texte de loi, Jamie Dimon a multiplié les prises de paroles dans les médias pour s’y opposer.

JP Morgan, Macron et la démocratie

Comme nous l’avions révélé en 2014, JP Morgan a été très explicite dans une de ses notes publiée en 2013 sous le titre « Les ajustements de la zone euro : presqu’à la moitié du chemin » (The Euro Area Adjustment : About Halfway There). Dans sa ligne de mire, les Constitutions mises en place après le fascisme dans les pays du Sud de l’Europe, qui représentent à ses yeux des obstacles à une relance en Europe.

Voilà ce qui pose problème à JP Morgan :

Les système politiques dans la périphérie affichent les caractéristiques suivantes : des exécutifs faibles ; des gouvernements centraux faibles par rapport aux régions ; une protection constitutionnelle des droits des travailleurs ; un consensus dans la construction de systèmes politiques promouvant le clientélisme politique ; et le droit de protester si des changements malvenus sont apportés au status quo politique.

Revenons à Emmanuel Macron. Il est parfaitement au courant. Ce n’est autre que Jacques Cheminade qui l’avait informé du contenu de cette note, à l’occasion de leur quelques rencontres, alors que Macron n’était que simple conseiller de François Hollande...


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[1Choisissez la France

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Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
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- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La dissolution de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.


L'euro, et pourtant il coule

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

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Jacques Cheminade
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