Le parti du travail humainTel. 01 76 69 14 50

AccueilActualité

Lettre ouverte à Thomas Pesquet : la vraie écologie, c’est l’espace !

Lettre ouverte, adressée à Monsieur Thomas Pesquet par Sébastien Drochon, responsable scientifique de Solidarité & Progrès.

« La Terre est le berceau de l’Humanité, mais on ne passe pas sa vie dans un berceau. »
Constantin Tsiolkovski

Monsieur Pesquet, des chercheurs de l’Atelier d’écologie politique de Toulouse vous ont adressé une lettre le 25 juin dernier. A quelques semaines du 50ème anniversaire de la mission Apollo 11, nous aurions pu nous attendre à un chaleureux message d’encouragement pour vos futures missions vers la Lune ou bien vers Mars, mais non, bien au contraire. S’appuyant sur vos propres propos, comme quoi il n’existait aucun « plan B » pour protéger notre planète des catastrophes écologiques, les chercheurs en question vous ont tout bonnement demandé d’ « œuvrer à l’interdiction du tourisme spatial, de renoncer à retourner dans la Station spatiale internationale (ISS) », et vous ont exhorté à « réclamer un moratoire sur la conquête martienne. » Rien que cela ! Ceci « pour des raisons éthiques et écologiques », et sous prétexte que « l’humanité n’a pas une nécessité urgente à quitter la Terre, mais [qu’]elle a une nécessité urgente à trouver comment y rester avec des conditions de vie décentes pour tous. » Amoureux que nous sommes du progrès humain, nous ne pouvons que contester de telles demandes.

Certes, nous sommes d’accord sur un point : le « tourisme spatial » pour quelques millionnaires ou milliardaires (souvent prêts à payer plusieurs dizaines de millions de dollars pour passer quelques jours en orbite) est bien le résultat de l’enrichissement excessif d’une minorité de spéculateurs, et ne peut en aucun cas devenir un modèle viable pour le financement de l’ISS et de l’exploration spatiale en général. Encore moins si ce financement par le privé nous fait courir le risque d’abandonner les objectifs scientifiques sérieux au profit de missions plus « pragmatiques » et plus « rentables » à court terme.

Cependant, en faire un prétexte pour vous demander de renoncer à l’ISS et à l’exploration martienne nous semble excessivement dangereux, voire même totalement idéologique et anti-scientifique.

Car la vraie écologie, c’est l’espace. Ne serait-ce que par les observations satellite de la Terre qui nous permettent aujourd’hui de minimiser la consommation d’eau, d’engrais et de pesticide tout en améliorant les rendements agricoles ; de mesurer l’évolution de la végétation sur Terre et celle du phytoplancton dans les océans pour lutter plus facilement contre l’avancée des déserts ou permettre à terme une pêche plus respectueuse ; de mieux comprendre les phénomènes météorologiques, sismiques et géologiques, et d’anticiper ainsi leurs conséquences économiques et humaines. Ou encore, de mieux localiser les « continents de plastique » qu’il faudrait enfin arrêter de nourrir et éliminer au plus vite.

Explorer notre système solaire nous impose aussi de bâtir des systèmes de vie quasi autonomes dans les environnements les plus extrêmes et donc d’optimiser au maximum la consommation énergétique, de recycler tout ce qui peut l’être, et de produire le plus efficacement possible notre énergie et notre nourriture. Chaque innovation tirée de nos efforts à rendre l’espace habitable par l’homme participe nécessairement au réel défi écologique et à l’amélioration des conditions de vie de l’homme sur Terre. Un bon exemple, que vous connaissez certainement très bien, est le projet MELiSSA (Micro-Ecological Life Support Alternative) développé depuis 1989 par l’Agence spatiale européenne, qui « étudie comment transformer un vaisseau spatial en un écosystème fermé reposant sur des bactéries, des algues, des plantes, des éléments chimiques et des procédés naturels. » En cherchant un moyen de recycler le dioxyde de carbone émis par les astronautes et à transformer leurs déchets organiques en nourriture, en oxygène et en eau, les chercheurs de MELiSSA ont découvert les propriétés remarquables de la cyanobactérie Arthrospira, plus connue sous le nom de « spiruline », capable d’utiliser l’eau et la photosynthèse pour produire de l’oxygène, et servir de source de nourriture riche en vitamines et en minéraux. La spiruline, qui constitue un très bon complément à l’alimentation quotidienne des astronautes grâce à sa haute concentration en protéine, est aujourd’hui utilisée dans certaines régions d’Afrique pour pallier la malnutrition des enfants.

Nous ne présentons là qu’un exemple parmi tant d’autres, mais il est clair que vouloir ainsi intenter un procès contre l’exploration spatiale en la réduisant à la simple notion de « conquête » et sous prétexte qu’elle détériore notre « Mère Nature », revient tout simplement à se tirer une balle « verte » dans le pied, et à refuser à l’humanité les moyens de résoudre les défis économiques et écologiques de demain.

Nous devons bien évidemment nous préoccuper de la pollution terrestre et même spatiale, mais c’est en élevant l’humanité à des niveaux de création toujours supérieurs que nous pourrons relever ces défis. L’espace pousse l’homme à être créateur, à maîtriser de nouveaux principes physiques et à mettre à profit ses découvertes pour l’ensemble de l’humanité. Si l’on pense à la Lune et à l’établissement d’un « village lunaire » sur notre satellite naturel, on se doit par exemple de maîtriser les technologies futures les plus élaborées, dont celle qui révolutionnera la civilisation humaine, à savoir la fusion thermonucléaire contrôlée. En maîtrisant cette forme d’énergie (l’hélium 3 présent dans le régolite lunaire pourrait devenir à terme un des principaux combustibles sur Terre), on offrira à l’humanité une source d’énergie propre et abondante, capable de recycler la quasi-totalité de ses déchets grâce aux propriétés des plasmas à très haute température. Sans oublier que par sa forte densité, cette forme d’énergie sera sans doute la clé pour développer de nouveaux modes de propulsion spatiale bien plus puissants, rendant ainsi la planète Mars atteignable en moins d’un mois (quand il faut aujourd’hui près de 6 mois pour s’y rendre et tenir compte d’un délai bien plus long pour le retour, avec la contrainte d’attendre l’alignement favorable des planètes, due au mode de propulsion actuel).

Bref, parler d’exploration spatiale sans évoquer les percées fondamentales qu’elle permettra, c’est faire preuve d’une ignorance qui peut devenir dangereuse et c’est aussi conforter le pessimisme de ceux qui préfèrent s’adapter au modèle économique court-termiste actuel plutôt que d’encourager l’investissement dans les projets les plus ambitieux et profitables à long terme à tous les êtres humains.

En brandissant fièrement leur décision« d’arrêter ou de ralentir [leurs] recherches en neurosciences, nanomédecine, archéologie, nanoélectronique ou astronomie », et de s’abstenir « de prendre l’avion en raison de son impact carbone trop élevé », nos pseudo-scientifiques de l’Atelier d’écologie politique de Toulouse ont tout bonnement oublié que « science sans conscience n’est que ruine de l’âme », et qu’à force de rétrécir leur horizon au plancher des vaches vertes, ils finissent par contribuer à cette ruine par leur propre inconscience.

Monsieur Pesquet, ne succombez pas au chant des sirènes « effondristes » qui prônent ainsi le recul du progrès sur des bases idéologiques et anti-scientifiques ! Il y a bien un « plan B » pour protéger notre planète. Mais comme « la lettre volée » d’Edgar Allan Poe, ce « plan » se trouve juste devant vous sans que vous ne l’ayez peut-être encore identifié : dans les missions futures qui vous sont destinées, autour de la Terre, sur la Lune ou peut-être Mars ; dans ce voyage vers l’inconnu, cet au-delà des frontières des savoirs, cette source des plus grandes découvertes qu’est l’exploration spatiale.

Car l’espace, c’est le domaine d’une écologie scientifique à explorer pour le bien commun et non à conquérir ou abandonner ; le moyen le plus sûr de rassembler les objectifs communs de l’humanité autour d’un même projet et d’assurer ainsi la paix par le développement mutuel. Tâchons de ne jamais l’oublier.


Pour aller plus loin :

Vous souhaitez aider ? Adhérer, faire un virement mensuel, participer à un stand militant ? Prenez contact avec nous.

Si le monde est réduit aux seules énergies renouvelables, qui par leur faible densité et leur caractère intermittent permettent de produire beaucoup moins que les combustibles fossiles et le nucléaire, la capacité d’accueil de la Terre se réduira brutalement à un milliard d’êtres humains !

En savoir plus
Mars, le lac Tchad et la bactérie
8 mai 2016
Science
Mars, le lac Tchad et la bactérie
L’espace, levier scientifique pour la paix mondiale
11 décembre 2017
Actualité
L'espace, levier scientifique pour la paix mondiale
L’espace, impératif économique et culturel
9 mars 2017
Espace
L’espace, impératif économique et culturel

Don rapide

Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La dissolution de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.


L'euro, et pourtant il coule

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

Participez à l'effort politique !

Adhérez à S&P, devenez éducateur et créateur de la Nation

Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
Un monde qui peut rentrer en crise à tout moment, y compris avec un risque de guerre.

En adhérant à Solidarité & progrès, en apportant vos moyens financiers et humains, nous pourrons ensemble franchir le seuil de la porte et faire ce qui est nécessaire.
Aller vers un futur qui soit vivable, meilleur, plus juste.

Jacques Cheminade
Faire un don et adhérer plus tard