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Le « reset » de la politique étrangère de la France

Le président de la République vient d’annoncer, le 27 août, lors de sa conférence annuelle aux ambassadeurs, un changement de cap significatif dans sa politique étrangère. C’est un changement que nous avions déjà vu à l’œuvre lors du G7 de Biarritz, quand E. Macron s’est permis de transformer ce sommet parfaitement stérile, en une réunion de travail sur les sujets les plus épineux du moment – l’Iran, l’Ukraine, la guerre commerciale des États-Unis contre la Chine.

De quoi s’agit-il ? Pouvons nous y adhérer ?

Au cœur de ce changement, une vision particulièrement lucide de E. Macron concernant les enjeux existentiels auxquels les pays occidentaux sont confrontés, qu’il a eu l’honnêteté de communiquer aux Ambassadeurs et au peuple français. D’abord cette phrase qui fera date : « Nous sommes sans doute en train de vivre la fin de l’hégémonie occidentale sur le monde ».

« Les choses changent », il a dit, évoquant franchement des erreurs des Occidentaux dans certaines crises, et des Américains, en particulier, dans les conflits au Proche et Moyen Orient et ailleurs. Mais aussi, « l’émergence de nouvelles puissances dont nous avons sans doute longtemps sous-estimé l’impact ». « Regardons l’Inde, la Russie et la Chine. Elles ont une inspiration politique plus forte que les Européens aujourd’hui. » Ce sont des « puissances non seulement économiques mais politiques », qui se pensent « comme de véritables Etats civilisations et qui viennent bousculer notre ordre politique et l’imaginaire politique qui va avec, avec beaucoup de force et beaucoup plus d’inspiration que nous n’en avons ».

La crainte de E. Macron est que tout cela ne provoque également une bascule géopolitique et militaire, « un ensauvagement » qui pourrait dégénérer et face auquel la France se doit d’agir. Une source de l’Élysée citée par Isabelle Lasserre dans un article du Figaro du 09/09/2019 se fait encore plus explicite : derrière ces changements il y aurait « une analyse inquiète de l’état du monde. La déconstruction des mécanismes de gestion de crise et de l’ordre multilatéral est devenue trop dangereuse. Elle doit être contrée. La France veut contribuer à l’émergence d’un nouvel ordre international ».

Pour pouvoir peser, la France, rajoute-t-il, doit pouvoir redevenir « une puissance d’équilibre », qui n’est pas « alignée » et qui ne « considère pas que les ennemis de nos amis sont forcément les nôtres ou qu’on s’interdit de leur parler ». Notre stratégie, a dit E. Macron sans ambages, doit être « au service de nos intérêts ».

Rétablir l’alliance franco-russe

E. Macron a aussi plaidé fortement pour le ré-arrimage de la Russie à l’Europe. Selon les sources d’Isabelle Lasserre à l’Elysée, ces nouvelles ambitions françaises se nourrissent de constatations réalistes : « depuis son grand retour sur la scène internationale, la Russie est indispensable à la résolution des grandes crises du moment ; elle est une pièce indispensable des puzzles en Syrie, en Libye, en Iran, Ukraine, quatre dossiers dans lesquels la diplomatie française est aussi très investie ».

Surtout, E. Macron est convaincu que si une coopération n’est pas esquissée avec la Russie, une puissance européenne, les tensions resteront et l’Europe sera toujours l’otage des tensions entre les Etats-Unis et la Russie. Ce pourquoi il plaide pour rebâtir une nouvelle architecture européenne avec la Russie.

La nouvelle géopolitique de E. Macron

Jusque là, rien à dire. D’ailleurs, la condamnation par l’Institut Royal des Relations Internationales britannique de ces propositions indique que E. Macron va dans le bon sens. Ce que nous rejetons par contre est la géopolitique sous-jacente à cette stratégie. Dans ce monde en crise, les deux qui, selon lui, ont les cartes en main « sont les États-Unis d’Amérique et la Chine ». Pour pouvoir faire face à ces deux nations-continents qui aujourd’hui se disputent la suprématie du monde, il faudrait une Europe alliée à la Russie. L’agressivité de l’OTAN envers la Russie, répète-t-il à l’envie, n’a fait que pousser la Russie dans les bras de la Chine, ce qui n’est pas du tout dans l’intérêt de l’Europe.

Or, le problème de la géopolitique est qu’elle veut voir le pouvoir des nations comme étant déterminé par leur taille et par leur démographie. Au contraire, dans une conception stratégique classique, qui est la nôtre à Solidarité & Progrès, la puissance d’une nation est déterminée par sa vision à long terme, par l’éducation et la motivation de sa population et par ses capacités productives. La France a été puissante sous l’impulsion très forte de De Gaulle ; elle s’est affaiblie ensuite, dans l’UE, lorsque celle-ci a succombé, dans les années 1980, à la financiarisation venue des deux centres principaux de la finance en Occident : la City de Londres et Wall Street.

Capital financier contre capital productif

Ces données ne font pas partie de l’équation de E. Macron. Bien que dans sa conférence aux Ambassadeurs il concède que la mort de l’économie de marché, sous le poids de la financiarisation, est l’une des sources de l’affaiblissement de l’Occident, il n’en tire pas les conclusions qui s’imposent.

La cause principale du déclin occidental qu’il décrit a été la fin du système de Bretton Woods qui, sans être parfait, avait établi des règles permettant la croissance des économies productives et la stabilité du commerce international. Les délocalisations de nos industries vers les pays à bas salaires – le rêve fou d’entreprises sans usine – qui a suivi la fin de Bretton Woods, est à l’origine de la dislocation des riches économies productives des pays occidentaux. Cherchant des profits à court terme démesurés, le capital financier qui a été à l’origine de ces politiques est le seul coupable de l’appauvrissement des classes moyennes et laborieuses occidentales, phénomène à l’origine des révoltes violentes récentes dans nos pays.

Que l’Europe soit avec la Russie ou non, ne changera rien à cette donne, si l’on accepte que les centres financiers occidentaux, Wall Street et la City de Londres, poursuivent leur entreprise de pillage à l’égard de nos populations et de nos forces productives. Or, jusqu’à présent, M. Macron n’a rien ménagé pour attirer ce pouvoir financier chez nous.

Une alliance contre la City et Wall Street

E. Macron cite la Chine, l’Inde et la Russie, comme les puissances qui sont venues bouleverser l’hégémonie occidentale ; c’est chez elles que l’on retrouve aujourd’hui l’amour du progrès, de la recherche et de ses applications industrielles, qui a jadis fait la grandeur de l’Occident. Si l’on veut faire renaître ce même élan chez nous, l’alliance que nous devons construire est avec ces nations, et contre les grands centres financiers qui ont pillé nos pays et nos populations.

Nous ne faisons aucune faveur à la Russie en voulant l’attirer vers l’Europe actuelle. Encore dévastée par le capital anglo-américain après la chute du mur, c’est auprès de ces nouvelles puissances que la Russie trouvera le soutien que l’Europe ne veut, ni ne peut lui octroyer, pour retrouver la voie de la croissance. La France devrait, elle aussi, s’orienter vers elles pour faire une transition vers une nouvelle économie industrielle.

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Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La dissolution de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.


L'euro, et pourtant il coule

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

Participez à l'effort politique !

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Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
Un monde qui peut rentrer en crise à tout moment, y compris avec un risque de guerre.

En adhérant à Solidarité & progrès, en apportant vos moyens financiers et humains, nous pourrons ensemble franchir le seuil de la porte et faire ce qui est nécessaire.
Aller vers un futur qui soit vivable, meilleur, plus juste.

Jacques Cheminade
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