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Traités sur les armements nucléaires

La stabilité stratégique ébranlée par les États-Unis

Signature du traité sur les forces nucléaires à portée intermédiaire (Washington, 8 décembre 1987)

par Christine Bierre, avril 2019.

Le 1er avril, le Centre Culturel et Spirituel de Russie à Paris accueillait une conférence sur le thème « Stabilité stratégique – Les nouveaux défis », organisée par l’Alliance Franco-Russe, avec deux orateurs : Monsieur Artem Studennikov, Ministre conseiller de l’Ambassade de Russie en France et le capitaine de Vaisseau Alexey Markovskiy, attaché d’armement à la même ambassade.

Au cœur du débat, le démantèlement par les États-Unis de toute l’architecture de contrôle des armements nucléaires bâtie, avec grandes difficultés, dans les années 80 et 90, et qui ont précédé la chute du rideau de fer et le début de la période post-soviétique. Leur démantèlement aujourd’hui témoigne malheureusement d’une nouvelle montée des hostilités, conséquence du fait que les Occidentaux n’ont pas tenu la promesse faite à Gorbatchev de ne pas étendre l’OTAN aux frontières de la Russie. Après la chute de l’URSS, plutôt que de construire la paix, les puissances occidentales ont voulu pousser leur avantage pour construire un monde unipolaire sur les décombres d’une Russie réduite à son expression la plus minime, et d’une Chine qui aurait accepté de se fondre dans l’ensemble néolibéral occidental.

Le refus de la Russie, de la Chine et de bien d’autres nations dans le monde, de devenir les vassales d’un nouvel Empire mené par les puissances anglo-américaines, ouvre désormais le monde à une nouvelle période de guerre froide, qui se traduit déjà par une nouvelle course aux armements. Au déploiement par les États-Unis d’un bouclier de défense anti-missiles aux pourtours de la Russie ; à l’adoption par le Président Trump d’un budget de la défense de 700 milliards de dollars – équivalent à la somme des budgets de toutes les autres puissances militaires – la Russie a répondu par le développement d’armes nucléaires stratégiques faisant appel à des principes physiques nouveaux, capables de mettre en pièce la défense anti-missiles américaine (voir encadré à la fin de cet article), sans pour autant remettre en cause les traités.

Pourtant, dans son intervention devant l’Assemblée Fédérale russe, Vladimir Poutine a lancé un avertissement clair à l’Occident : « La Russie a toujours été un état souverain et indépendant, et elle le restera. C’est un pré-requis. Ce sera cela, ou bien elle cessera d’exister tout simplement. » « Le déploiement de telles armes par les États-Unis en Europe serait une menace très grave pour nous », a-t-il martelé, ajoutant : « J’aimerais insister là-dessus, nous serions forcés de répondre par des contre-mesures équivalentes ou asymétriques (...) Je le dis directement et ouvertement maintenant, de façon à ce que personne ne puisse nous accuser plus tard, afin que cela soit bien clair pour tout le monde au préalable. »

Le point sur les Traités

Un à un, les traités de contrôle des armements nucléaires qui avaient permis de croire qu’un jour, l’humanité serait débarrassée de ce terrible danger, sont en effet reniés par les États-Unis, renforçant partout les craintes d’un conflit nucléaire.

Cette architecture globale, qui, cahin-caha, a empêché le monde de tituber vers l’abîme nucléaire, comprenait le traité ABM interdisant la défense anti-missile, le traité des forces nucléaires intermédiaires FNI et les traités Start visant à contrôler les missiles balistiques stratégiques.

En 2002, les États-Unis s’étaient retirés unilatéralement du traité ABM de 1972, selon lequel eux-mêmes et l’URSS s’étaient interdit de développer et de déployer des armes de défense contre les missiles balistiques intercontinentaux, à l’exception de celles pouvant protéger un seul site par pays.

Difficile parfois aujourd’hui d’expliquer aux générations qui n’ont pas connu la Guerre froide la logique de ce traité. La construction d’armes nucléaires a donné naissance à la doctrine dite de Destruction mutuelle assurée (MAD), selon laquelle toute attaque d’une puissance nucléaire contre une autre se traduirait par une riposte aussi meurtrière que l’attaque initiale. Les armes nucléaires devenaient ainsi les armes de la défense ultime, car personne n’oserait plus s’en servir. A moins que... la puissance attaquante ne puisse, en même temps, détruire ou neutraliser la capacité de riposte de son ennemi. C’est là que la défense anti-missile change la donne, car elle crée les conditions, pour les pays qui s’en dotent, de lancer une attaque nucléaire tout en se protégeant contre la riposte de leur ennemi.

Le traité FNI

Après ce premier abandon, Donald Trump annonça, le 1er février dernier, le retrait unilatéral de son pays du traité FNI, ce deuxième pilier de l’architecture globale de contrôle des armements qui garantissait une certaine stabilité stratégique depuis la fin du XXe siècle. Signé en 1987, il interdisait de développer et de déployer des armes d’une portée de 500 à 5500 km, ainsi que leurs lanceurs. Pourtant, ce traité s’est traduit par une avancée certaine : en son nom la Russie a détruit 1846 missiles, les Etats-Unis, 846.

Dès 2013, la partie américaine accuse la Russie d’avoir violé ce traité en déployant le missile de croisière sol-sol 9M729, qui, selon Washington, dépasserait la portée de 500 km. La partie russe rejette ces accusations. En janvier dernier, elle présente ce missile à la presse internationale, assurant que sa portée ne dépasse pas 480 km. La Russie accuse, à son tour, les Etats-Unis d’avoir violé le traité : si les Américains ont bel et bien détruit les lanceurs Mk-41 de leurs missiles basés à terre, ils les ont conservés pour leurs systèmes navals et aujourd’hui, on les retrouve sur les systèmes de défense anti-missile Aegis Ashore, déployés aux frontières de la Russie, notamment en Roumanie et en Pologne. Or ces lanceurs, notent les Russes, pourraient facilement être convertis au lancement de missiles de croisière à portée intermédiaire. (Voir ci-dessous les remarques de Vladimir Poutine.)

Outre la haine que Trump et d’autres dans son camp vouent aux traités contraignants, d’autres considérations ont pu contribuer à la décision russo-américaine de sortir du traité FNI, dont le développement par d’autres pays de systèmes à portée intermédiaire : la Chine, dont la plupart de ses 1 500 à 2 000 missiles seraient concernés, la Corée du Nord, l’Inde, le Pakistan. Sans parler des soupçons qui pèsent sur l’Iran. L’idée de "multilatéraliser" le traité a été évoquée, en 2007-2008, mais elle n’a pas été bien loin. Il faut dire que si on l’adoptait, il faudrait alors inclure aussi, les FNI de la France, le Royaume-uni, Israël, etc...

Le traité New Start

Qu’en est-il du dernier pilier de l’architecture globale stratégique, le traité New Start ? Les Russes craignent que les États-Unis ne sortent aussi de ce traité qui arrive à son terme en 2021. Signé en 2010, il a remplacé les traités START et SORT, visant à limiter le déploiement de missiles stratégiques intercontinentaux. Le New Start a établi une limite de 1550 au nombre de têtes nucléaires déployées sur des lanceurs, eux-mêmes limités à 700. Si les deux puissances s’en sont tenues à ces restrictions, il faut cependant noter que la portée de ce traité était modeste, vu qu’il ne prend pas en compte le nombre de têtes inactives stockées...

Dans un contexte où tous les documents stratégiques officiels des Etats-Unis, de l’OTAN et de leurs principaux partenaires signalent le retour de la compétition entre grandes puissances comme facteur stratégique et désignent la Russie et la Chine comme les nouveaux ennemis, la fin de ces traités lève les derniers freins à une course effrénée aux armements, qui pourrait nous conduire tout droit à une guerre nucléaire.

Poutine : nous riposterons à l’identique

Répondant aux accusations américaines de violation du traité INF, Poutine a noté devant l’Assemblée fédérale russe (les deux chambres réunies), le 20 février,

qu’au départ, ce sont les Etats-Unis qui ont commencé à développer et à utiliser des missiles de portée intermédiaire, en leur donnant le nom de ‘missiles cibles’ [utilisés couramment pour les tests] dans la défense anti-missile. Ensuite, ils ont commencé à déployer les systèmes de lanceurs universels Mk-41,qui peuvent permettre d’utiliser les missiles de portée intermédiaire Tomahawk dans le combat.

Les Américains, a dit Poutine, ont

ouvertement ignoré les clauses inclues dans les articles 4 et 6 du traité des forces nucléaires de moyenne portée (INF). Selon l’alinéa 1 Article VI (je cite) " chaque partie devra éliminer toute la gamme de missiles de portée intermédiaire, et les lance-missiles correspondants … de façon à ce qu’aucun de ces missiles et lance-missiles….ne soient détenus par chacune des parties. " Le Paragraphe 1 de l’article VI stipule que (et je cite) " à la date de mise en œuvre de ce traité et après, aucune des parties ne peut produire ou réaliser des tests de lancement de missiles intermédiaires, ni produire de quelconques éléments partiels ou des lance-missiles de ce type de missiles ".

Le président russe a ensuite averti les Américains que le déploiement de ces systèmes en Roumanie (ils y sont déjà) et en Pologne

va créer une menace sérieuse à la Russie, parce que ces missiles peuvent atteindre Moscou en seulement 10 à 12 minutes. (...) Dans ce cas, nous serons obligés (...) de riposter avec des mesures identiques ou asymétriques. (...) La Russie sera obligée de créer et de déployer des armes qui ne seront pas utilisées uniquement dans les zones à partir desquelles nous sommes menacés, mais aussi là où se trouvent les centres de décision des missiles qui nous menacent. (...) Ces armes correspondront, dans leurs spécifications techniques, y compris leur temps de vol vers ces centres de décision, aux menaces lancées contre la Russie.

Les nouvelles armes annoncées par Poutine

Grâce à leur manœuvrabilité qui remplace les trajets balistiques prédéfinis, au moteur nucléaire miniaturisé qui équipe certains de ses missiles et allonge indéfiniment leur portée de vol, grâce enfin aux vitesses hypersoniques atteintes par ces missiles, la Russie vient de sonner le glas de la volonté de suprématie américaine. Voici un bref descriptif de ces systèmes :

  • Le missile stratégique Sarmat à « tête orbitale ». Ce missile balistique intercontinental (ICBM) a un rayon d’action illimité car après avoir été placée en orbite, la tête entre dans l’atmosphère avant de fondre sur sa cible. Il doit remplacer les missiles SS-18 Satan datant de l’époque soviétique. « Sarmat sera doté d’un large éventail d’armes nucléaires de grande puissance, notamment hypersoniques, et de systèmes dernier cri de neutralisation de la défense antiaérienne », a indiqué Poutine ;
  • Le missile de croisière à propulsion nucléaire et à portée illimitée. La Russie dispose désormais d’une mini-centrale nucléaire miniaturisée pour propulser un missile de croisière à charge nucléaire. Grâce à ce moteur à l’énergie quasi-illimitée et à un trajet non balistique mais aléatoire, ces missiles rendront caducs les boucliers anti-missiles ;
  • Les drones océaniques multi-cibles. Également à propulsion nucléaire, ces drones se déplacent, avec une charge nucléaire, à une vitesse plusieurs fois supérieure à celle d’un sous-marin classique ;
  • Le missile hypersonique Dague (Kinzhal en russe). Tiré depuis un bombardier, il peut atteindre une vitesse de Mach 5 (5 x la vitesse du son, env. 1715 m/s). Cette vitesse le rend tout aussi impossible à intercepter. Il a été testé avec succès il y a trois mois ;
  • Le projectile Avantgarde, équipé d’un bloc ailé hypersonique, qui cumule les caractéristiques de passage dans l’espace du Sarmat et de vitesse de la Dague, mais dont la trajectoire peut s’ajuster en cours de trajet. Selon Poutine, « ce système est capable de voler dans les couches denses de l’atmosphère sur une portée intercontinentale à une vitesse supersonique, dépassant 20 fois la vitesse du son (…) Il fonce vers sa cible comme une météorite (…). La température à la surface de l’engin atteint entre 1600°C. et 2000°C. » ;
  • Les armes à laser. Transportables par camion, Poutine s’est gardé d’en décrire les détails. « Depuis l’année dernière, les forces armées reçoivent déjà des complexes laser de combat. Il y a tout lieu de penser que dans ce domaine nous avons de l’avance, au moins là où c’est le plus nécessaire. »

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