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La Chine toutes voiles dehors vers 2049

Si le monde reste encore embourbé dans la COVID 19 et ses conséquences néfastes sur le système de santé, l’économie et l’emploi, la Chine est déjà repartie. Une situation qui a elle seule devrait faire réfléchir nos dirigeants et les inciter à des changements économiques profonds.

Le 13e plan quinquennal – 2016 – 2020 – touche à sa fin. L’heure pour la Chine d’examiner ce qui a été, en effet, accompli et de fixer un nouvel horizon. C’est ce qu’a fait la 5e session plénière du XIXe Comité central du Parti communiste chinois, réunie du 26 au 29 octobre. Fort d’un bilan remarquable, le 14e plan quinquennal 2021-2025 met le cap vers des défis bien plus importants encore  : la création d’une Chine pleinement prospère et puissance mondiale en 2049, avec une dernière escale avant, en 2035.

La comparaison avec nos pays embourbés encore dans la Covid-19 est choquante. Grâce à son économie planifiée et industrielle et au volontarisme de ses dirigeants, La Chine a pu stopper nette la progression du virus aux frontières du Hubei, et son économie affichera 2 % de croissance en 2020... alors que les principales économies occidentales sont attendues dans le rouge : - 4,9 % (USA), - 9 % (France) et – 5,4 % (Allemagne).

L’économie planifiée chinoise a donc largement prouvé, dans la crise, sa supériorité sur l’ultralibéralisme qui règne sur les économies occidentales depuis la mort du système de Bretton Woods en 1971. Mais cette approche est surtout le reflet de la forte ambition qui guide les dirigeants chinois pour leur pays, celle du double centenaire  : parvenir en 2021 (afin d’honorer la fondation du Parti communiste chinois en 1921) à une société de « moyenne aisance » ; et accéder en 2049 (pour honorer la création de la République populaire de Chine en 1949), au stade de « nation pleinement prospère, démocratique et belle ». Une vision empreinte d’histoire traditionnelle de la Chine et de Confucius qui disait déjà à son époque « qui ne se préoccupe pas de l’avenir lointain, se condamne aux soucis immédiats » !

Chers lecteurs, en tant qu’auteure de ces lignes, je ne suis ni chinoise, ni communiste. La Chine n’est pas non plus parfaite ; elle est un processus en construction. Constatons cependant, que nous Français sommes allés si loin dans l’ultralibéralisme, que nous avons oublié que la « Vision » n’est nullement l’apanage de la Chine et que la planification économique est indissociable de l’identité de l’État-nation France, depuis au moins l’époque de Louis XI ! Songeons à cette belle phrase du Général de Gaulle ouvrant ses Mémoires de Guerre : « Toute ma vie, je me suis fait une certaine idée de la France. Le sentiment me l’inspire aussi bien que la raison. Ce qu’il y a, en moi, d’affectif imagine naturellement la France, telle la princesse des contes ou la madone aux fresques des murs, comme vouée à une destinée éminente et exceptionnelle. » A y regarder de près, la planification à la chinoise, qui permet à l’État de définir les grandes orientations économiques de la nation en laissant aux forces vives le soin de les appliquer, n’est pas bien éloignée si de notre planification indicative de la période 1945-1975 !

Une société de moyenne aisance

Mais revenons aux accomplissements du 13e plan quinquennal. 2020 n’est pas encore terminée mais le PIB devrait franchir cette année, pour la première fois, la barre des 100 000 milliards de yuans (14 930 milliards de dollars).

Les statistiques pour 2019 sont aussi parlantes : le PIB s’est élevé à 99 100 milliards de yuans (14 800 milliards de dollars), ce qui représente 16 % de l’économie mondiale et contribue à environ 30 % de la croissance mondiale. Le PIB par tête de la Chine a dépassé pour la première fois la barre des 10 000 dollars, seuil qui détermine le passage a une économie des revenus intermédiaires.

Du point de vu de l’innovation, en 2019, la Chine s’est classée 14e dans l’Indice mondial de l’innovation, gagnant trois places par rapport à 2018 et au 2e rang mondial pour l’investissement total en R&D. Son industrie manufacturière est la plus importante au monde depuis de nombreuses années. Fin 2019 aussi, son réseau ferroviaire à grande vitesse a atteint 35 000 km, soit plus des deux tiers du total mondial. La Chine dispose de plus de 140 000 km de voies rapides, ce qui la place au premier rang mondial. Des progrès constants ont été aussi réalisés dans l’utilisation commerciale de la 5G et la 6g est déjà en gestation.

L’amélioration des conditions de vie de la population est particulièrement significative, avec la création d’un système de sécurité sociale et de retraite pour tous. Dans le monde rural plus de 50 millions de pauvres sont sortis de la pauvreté extrême. Le taux de population urbaine par rapport à la population totale a atteint 60,6 %, soit une augmentation de 4,5 points par rapport à 2015. Le taux de scolarisation obligatoire de neuf ans était de 94,8 % en 2019. L’espérance de vie moyenne de la population chinoise a atteint 77,3 ans.

Le revenu net par tête des personnes défavorisées est passé de 3 416 yuans (510,9 dollars) en 2015 à 9 808 yuans (1 466,8 dollars) en 2019, soit une croissance annuelle moyenne de 30,2 %. Le revenu disponible (avec primes et aides sociales) par tête en Chine s’élevait à 30 733 yuans (4 461,95 dollars) en 2019, soit une augmentation de 39,9 % par rapport à 2015. Le coefficient d’Engel, qui mesure les dépenses alimentaires en proportion des dépenses totales des ménages, est tombé à 28,2 % en 2019, soit une baisse de 2,4 points de pourcentage par rapport à 2015.

Dans cette période les appareils électroménagers ont été popularisés, et la moyenne de possession de voitures pour 100 ménages a atteint 35,3. 21,57 millions de logements ont été rénovés entre 2016 et 2019, dépassant même l’objectif de rénovation fixé pour le 13e Plan quinquennal de 20 millions de logements.

En 2019, le taux de scolarisation obligatoire de neuf ans était de 94,8 %, le taux brut de scolarisation dans l’enseignement supérieur dépassait 50 % et la durée moyenne de scolarisation de la population en âge de travailler était de 10,7 ans.

Évoquons aussi un net mieux dans la lutte contre la pollution, engagée à bras le corps par la Chine. Le nombre de journées où la qualité de l’air a été bonne, dans les 337 villes chinoises du niveau préfecture et au-dessus a atteint 82 % en 2019 et 74,9 % des eaux de surface surveillées ont été classées de I à III (bonne qualité), soit une augmentation de 8,9 points par rapport à 2015.

Si ces résultats sont alléchants, Xi Jinping entend mener une enquête approfondie, en 2021, pour vérifier si la société chinoise toute entière a bien passée le cap vers une société de moyenne aisance.

La voie du futur

Avec le 14è plan quinquennal, et son extension jusqu’en 2035, les défis seront beaucoup plus élevés. Car ce qui s’y joue c’est le destin de la Chine moderne. Rien d’étonnant de lors, à ce que le Président Xi ait conduit lui même la préparation de ce plan à tous les échelons ; rien d’étonnant à ce qu’il ait fait l’objet d’un vaste processus de concertation avec des experts du parti mais aussi extérieurs, et avec la population.

La Chine a pu bénéficier au départ, lors du lancement par Deng Xiao Ping de la politique d’ouverture et de réformes en 1978, de la bienveillance des Etats-Unis, qui croyaient pouvoir ainsi enterrer le communisme soviétique et le communisme tout court.. Dans la foulée, elle a pu entrer dans l’OMC et bénéficier d’un accès préférentiel au commerce international. Aujourd’hui, face à des Etats-Unis et à des pays occidentaux, qui dépassés sur tous les plans, crient « aux voleurs », alors que ce sont leurs élites, qui assoiffées des profits, sont allées construire des chaînes industrielles en Chine et dans les autres pays à bas salaires au détriment de leurs classes moyennes et populaires, la Chine devra poursuivre son chemin pour devenir une puissance mondiale, beaucoup plus esseulée.

Face aux vents contraires, à la politique de découplage, voir même de guerre, des Etats-Unis, la Chine devra faire appel à tous ses talents, pour acquérir une véritable autonomie en matière d’avance scientifique, technologique et économique, et pouvoir poursuivre ses rêves. C’était un moment attendu et prévu : le plan Made in China 2025, lancé en 2015, visait déjà à préparer la Chine à répondre à ce défi. On savait que le développement de la Chine exigerait une hausse du taux d’urbanisation, de qualification et des revenus de la population chinoise, se traduisant nécessairement par des coûts plus élevés de production. Une situation rendue d’autant plus nécessaire que la chute de sa population en âge de produire, estimée généralement à 200 millions de travailleurs, conséquence de la politique de l’enfant unique, exigerait, pour assurer une augmentation de la production malgré tout, de passer aux technologies supérieures, permettant de produire plus avec moins de matière.

Ce processus d’amélioration de la qualité de la production et du niveau de vie des Chinois, qui renchérira les coûts de production, obligera les Occidentaux aussi à choisir. Soit délocaliser hors du marché chinois, vers des pays aux salaires toujours plus bas, soit mettre fin à ce pillage du travail humain et rétablir, toute ou partie de la production, chez eux.

Acquérir cette autonomie, est le défi du 14e plan. La 5e séance plénière du XIXe Congrès du PCC a opté pour un concept de « circulation dual », la croissance devant être assurée par un cycle intérieur et un cycle extérieur, l’interne étant le pilier. En d’autres termes, puisqu’il ne pourra plus compter sur les importations de technologiques avancées, le pays devra lui même faire des percées dans ces domaines (cycle intérieur), tout en maintenant l’ouverture internationale au commerce et aux investissements de technologie (cycle extérieur).

« La Chine améliorera le système national d’innovation et accélérera ses efforts pour faire du pays une puissance scientifique et technologique », dit ce document. « Nous améliorerons nos capacités dans l’innovation indépendante, parce les technologies clés et essentielles ne pourront pas être achetées », a déclaré Wang Zhigang, ministre de la Science et de la technologie, au cours d’un conférence de presse.

Dans quels secteurs la Chine compte-elle faire des progrès ? Dans les « technologies à goulot d’étranglement » que sont les semi-conducteurs, les réseaux 5G, l’intelligence artificielle, l’internet industriel, l’information quantique, les circuits intégrés, la vie et la santé, les neurosciences, l’aérospatiale, l’exploration en terre et en mer profondes, les véhicules des nouvelles énergies, et la protection environnementale. La Chine compte aussi promouvoir des laboratoires nationaux, des centres nationaux et régionaux d’innovation, et des centres internationaux de science et technologique à Beijing, Shanghai et la grande baie de Guangdong Hong Kong Macao.

Autres zones appelés à contribuer à cette phase critique, la ceinture économique du fleuve Yangze et de son bassin, qui couvre 1/5è de la Chine, avec une population de 600 millions d’habitants, qui génère déjà 40 % du PIB du pays, ainsi que la région Beijing-Tianjin-Hebei et la construction de la grande baie Guangdong-Hong Kong-Macao.

Quant à nous, Français, la montée de la Chine, en faisant appel aux politiques qui nous ont permis de décoller après le Seconde guerre mondiale, devrait nous inciter non à lui déclarer la guerre à elle mais à nos classes dirigeantes. Ce sont elles qui, à partir des années 1970, nous ont vendu les délocalisations et les services comme la panacée universelle. Solidarité et Progrès militait alors pour un nouvel ordre économique international permettant de transférer à tous les pays en développement les progrès scientifiques et technologiques nécessaires a une croissance partagée, grâce à la création d’une banque internationale pour le développement prêtant de l’argent à bas taux d’intérêts, pour la modernisation des infrastructures. Une banque de ce type existe aujourd’hui. C’est la Banque asiatique pour les investissements dans les infrastructures (BAII), créée par la Chine en 2014.

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  • Henri Stref • 28/11/2020 - 19:13

    Que de Bla bla pour vanter la Chine ! Vous n’avez qu’à immigrer là bas ! Moi je veux vivre heureux et libre et non pas à contribuer à l’augmentation du PIB Le Produit imbécile et Bête. La Chine premier prédateur de la planète ! NON merci !

    • Tesson • 01/12/2020 - 13:49

      Cher Monsieur emprunt de certitudes, ce texte est un constat économique réel et en ricin cas une publicité pour le régime chinois ! Vous êtes tellement obnubilé par ls propagande occidentale et ses médias asservis que vous n’avez plus d’esprit critique ! C’edt Bien dommage que vous ne vous en rendez pas compte.. lorsque vous comprendrez ... ce sera trop tard...

    • Christine Bierre • 01/12/2020 - 14:02

      On ne peut plus d’accord avec M. Teysson. M. Fret semble penser qu on peut vivre heureux sans un PIB qui permette une education, un logement digne, un emploi productif et un temps de loisir. Le PIB chinois, tout comme celui de la France (45-75) permettait cela a une grande majorité. Retrouvons le.

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S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

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Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

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