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L’urgence d’un véritable aménagement du territoire

Transport de type aérotrain : projet de boucle de désenclavement de la France de l’intérieur.
Crédit : S&P.

Le diagnostic de Christophe Guilluy d’une « France coupée en deux » n’est pas nouveau. D’un côté, la France des grandes métropoles, riche, active, mondialisée. De l’autre, celle des campagnes et des villes moyennes, « abandonnée », fragile, en déshérence. Le mouvement des Gilets jaunes est avant tout le symbole de cette fracture territoriale devenue insupportable.

Un gilet jaune raconte :

Dans mon village de 200 personnes, il n’y a pas de magasins (…) Les magasins ont disparu parce qu’au cours des 30 dernières années, tout a été concentré dans les villes et les centres commerciaux. Les gens qui géraient des petits magasins dans les villages ont dû se déplacer vers les centres commerciaux. Et pour y aller, il faut une voiture.

L’abandon d’une vraie politique de crédit public (1983), la suppression du Commissariat général au Plan (2006) et la « folklorisation », en 2014, de la Délégation à l’aménagement du territoire et à l’action régionale (DATAR), créée par De Gaulle en 1963, a livré l’aménagement de nos territoires à la volonté des « marchés ».

A partir de 1972, ces derniers imposent à la France leur choix d’une société « postindustrielle », qui ne vivra plus d’agriculture ni d’industrie, mais de finance, de tourisme et d’exportation de produits de luxe. Pour ceux « d’en haut », on garde les bons produits, mais pour ceux « d’en bas », dont les salaires et retraites sont gelés, on organise une société de consommation de produits bas de gamme, souvent fabriqués à l’étranger, qui leur restent accessibles.

La France s’est fait hara-kiri en se soumettant à une mondialisation financière ultralibérale, pour qui les mots de « croissance », « développement » et « rentabilité » ne signifient plus l’émancipation d’un peuple et la mise en valeur harmonieuse des potentialités d’un territoire national, régional ou urbain, mais l’extorsion d’un gain financier à court terme au profit d’une poignée d’actionnaires hors-sol, se servant d’une caste de hauts-fonctionnaires installée aux commandes de l’Etat français et de l’UE.

Pour cette oligarchie financière, l’ennemi à combattre, c’est tout ce qui s’oppose à leur gloutonnerie financière, en particulier toute idée d’aménagement du territoire, c’est-à-dire la vision de développer un territoire donné, dans le temps, permettant à un « Etat stratège » de préserver l’intérêt de la nation à longue terme.

Hypermarchés

Quelques-unes de marques et services qu’on trouve dans la galerie de l’hypermarché de Provins.

Toutes enseignes confondues, avec une hausse de 60 % depuis 2006, l’Hexagone compte environ 2500 hypermarchés. Leur secret est simple : « No Parking, No Sales » (sans parking gratuit, pas de ventes). Au lieu de les obliger à s’insérer au cœur des villes (y compris en y créant des parkings gratuits), tout en respectant les conditions urbanistiques, on les a orientés vers les zones périurbaines.

A la place des églises, les hypermarchés, temples de la religion consumériste, deviennent alors le centre, désormais privatisé, de villes fantômes.

Prenez la commune de Provins (Seine-et-Marne), où trois villes coexistent : la cité médiévale, essentiellement prisée des touristes, le centre-ville du XIXe siècle, quasi-désertique, et une zone d’activités avec son hypermarché.

Aussi bien les services à la personne (banques, agences de voyage, coiffeurs, cordonniers, etc.) que les services quasi-publics (poste, pharmacie, etc.) ont déserté la ville pour s’installer dans les galeries du centre commercial et son parking où certains jours on peut acheter du tissu au mètre courent...

Et pour faire tourner le système : la voiture pour tous !

Mort de l’aérotrain
= mort de l’aménagement du territoire

A cela s’ajoute qu’au lieu de désenclaver les régions et les campagnes, le réseau à grande vitesse, conçu pour récupérer la clientèle du secteur aérien en ne reliant que les grandes agglomérations, a favorisé la concentration des activités en Ile-de-France (où travaille désormais un Français sur quatre) !

Il n’est plus rare que Vendômois et Tourangeaux se rendent quotidiennement à Paris pour leur travail.

Ainsi, l’annulation en 1974 du contrat signé entre l’Etat et la Société de l’aérotrain pour construire une ligne permettant de relier en 10 minutes le quartier d’affaires de La Défense avec la nouvelle ville de Cergy-Pontoise, qui devait accueillir le siège de l’Agence spatiale européenne, symbolisa la mort de toute politique sérieuse d’aménagement du territoire.

Contrairement au TGV, l’aérotrain, par ses principes techniques (son poids plume permettant une vitesse moyenne plus élevée que le TGV sur les distances courtes et moyennes), avait vocation à relier entre elles des villes petites et moyennes.

En 1965, parlant de son invention, l’aérotrain, Jean Bertin, bien conscient que la vitesse du transport modifiait le rayon d’action de chaque citoyen sur le territoire, confiait à Paris Match :

Il va de soi que, lorsque nous citons une ville, nous entendons départ et arrivée au cœur de celle-ci. Nous n’entendons pas concurrencer les lignes aériennes mais, bien au contraire, les compléter.

Au lieu de perdre une heure pour aller à Orly et souvent plus pour aller au Bourget, le voyageur y serait rendu dans le quart du temps.

De toute façon, il s’agirait d’un véritable desserrement des zones urbaines. Les travailleurs pouvant, en un temps donné, parcourir deux à cinq fois plus de trajet qu’avec les moyens conventionnels, il s’ensuivrait qu’ils pourraient utiliser des aires de résidence quatre à vingt-cinq fois plus étendues.

Notre carte ci-dessous, élaborée bien avant l’apparition du mouvement des Gilets jaunes, indique plusieurs pistes possibles pour des liaisons rapides de type aérotrain, permettant de désenclaver la France de l’intérieur en « irriguant » nos territoires, grâce à l’implantation des activités et du développement dont ils ont besoin.

Solutions ?

La carte de S&P, élaborée bien avant l’apparition du mouvement des Gilets jaunes, indique plusieurs pistes possibles pour des liaisons rapides de type aérotrain, permettant de désenclaver la France de l’intérieur en « irriguant » nos territoires, grâce à l’implantation des activités et du développement dont ils ont besoin.
Crédit : S&P

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Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La dissolution de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

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en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.


L'euro, et pourtant il coule

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

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Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
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