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L’épidémie de coronavirus fera-t-elle exploser le dogme de la mondialisation ?

Bruno Le Maire, le ministre de l’Economie et des Finances d’Emmanuel Macron, favorable à la démondialisation ? On n’en est pas encore là, bien entendu, mais ce farouche partisan de la mondialisation financière n’est pas insensible à la logique des chiffres.

L’épidémie du Covid-19 aura un impact sur la croissance mondiale et des conséquences majeures sur la France, a-t-il estimé, à la suite d’une rencontre mardi avec son homologue grec à Athènes.

Le premier impact sera sur le tourisme, où les Chinois sont 2,5 millions par an à visiter l’Hexagone. Le deuxième, qu’il qualifie de « plus important et plus préoccupant », est sur « la question des chaînes d’approvisionnement industrielles » , notamment dans « l’industrie automobile » et « le secteur de la santé ».

« Nous sommes très dépendants de l’approvisionnement de la Chine et le fait que la Chine a tout ralenti a un impact direct sur les possibilités d’approvisionnement de l’industrie », a-t-il ajouté.

Avis partagé sur RTL par le chroniqueur économique François Lenglet qui estime que la fabrication de produits industriels dans des chaînes de production internationales est impactée et que la propagation du virus pourrait en réalité démondialiser l’économie. Par exemple, une voiture ordinaire intègre à l’heure actuelle des pièces détachées provenant de 35 pays différents. Les constructeurs automobiles ont en effet plusieurs milliers de sous-traitants, directs ou indirects, qui sont installés dans le monde entier. Il en va de même pour les téléphones que vous achetez dans les magasins français, qui ont au moins franchi 15 frontières au moment de leur achat.

« La planète est agitée par d’incessants mouvements de gigantesques bateaux qui sillonnent les océans avec plusieurs milliers de pièces détachées à leur bord qui permettent d’alimenter les usines. Autrefois, les chaînes de fabrication étaient localisées près des marchés, c’est-à-dire près du consommateur, avant d’être dispersées. C’est cette évolution qui est menacée par le coronavirus, qui a attaqué le cœur de l’industrie mondiale. »

Santé

En ce qui concerne le secteur de la santé et des médicaments, « nous ne pouvons pas continuer à dépendre à 80 % ou 85 % de principes actifs pour les médicaments qui sont produits en Chine, ce serait irresponsable et déraisonnable », a souligné Bruno Le Maire.

« Nous devons tirer toutes les conséquences » de cette situation, a dit Bruno Le Maire, notant que « de ce point de vue-là, l’épidémie du coronavirus est un ’game changer’ dans la mondialisation  » qui pose « la nécessité impérative de relocaliser un certain nombre d’activités et d’être plus indépendant sur un certain nombre de chaînes de production ».

Parmi les « conséquences » en question, le fait qu’alors que le coronavirus rode à nos portes avec son cortège de malades et des morts, le gouvernement a du faire face au fait que la France ne produit plus du tout assez de masques de protection. Ils sont majoritairement produits en Chine et utilisés prioritairement sur place pour protéger les populations. Ce qui a apparemment poussé certaines usines en France à tourner à plein-régime pour tenter de rattraper le coup !

Sur France Info, Gérald Heuliez, le directeur général de Kolmi-Hopen, un des plus grands producteur français de masques chirurgicaux, reconnaît que la Chine et Taiwan, qui habituellement fournissent 80 % du marché mondial, ont arrêté leurs exportations pour consacrer l’ensemble de leur production de masques aux besoins locaux.

Vers une pénurie de médicaments ?

Le quotidien 20 Minutes s’interroge : « Et si le Doliprane, les antibiotiques ou anti-cancéreux venaient à manquer ? Depuis presque deux mois, des regards angoissés sont tournés vers la Chine, foyer du nouveau coronavirus. Un pays qui tourne au ralenti. Si cette épidémie s’étend, s’allonge, s’amplifie, pourra-t-on se soigner alors que la production pharmaceutique européenne est fortement dépendante de l’Asie, comme le rappelle l’Académie de pharmacie ? »

Dans un communiqué de presse du 12 février 2020, l’Académie de Pharmacie rappelle en effet que : « L’épidémie de coronavirus (Covid-19), en Chine, pourrait faire peser une grave menace sur la santé publique en France et en Europe, dans la mesure que 80 % des principes actifs pharmaceutiques utilisés en Europe sont fabriqués hors de l’espace économique européen, dont une grande partie en Asie. La preuve est faite une nouvelle fois que, du fait de la multiplicité des maillons de la chaîne de production, il suffit d’une catastrophe naturelle ou sanitaire, d’un événement géopolitique, d’un accident industriel, pour entraîner des ruptures d’approvisionnement pouvant conduire à priver les patients de leurs traitements. »

« La maîtrise de la fabrication des matières premières à usage pharmaceutique est devenue un enjeu stratégique national et européen. Dans ce contexte, il faut créer les conditions d·une relocalisation en Europe de la synthèse des substances actives (voire de certains excipients indispensables à la formulation pharmaceutique), pour atteindre, par paliers, une indépendance au niveau européen,en particulier pour les ’médicaments indispensables’, tels que les antibiotiques, les anticancéreux ... »

Déjà, l’Agence nationale de Sécurité du médicament (ANSM) a demandé aux laboratoires pharmaceutiques d’identifier parmi les produits commercialisés en France ceux qui sont partiellement ou intégralement fabriqués en Chine. Et de mobiliser les mesures adéquates pour garantir la continuité de la couverture des besoins sanitaires pour les patients français.

Ainsi, un principe de réalité vient frapper à la porte : une nation doit pouvoir assurer son autosuffisance en matière de santé et d’alimentation. Nous devrions donc avoir en vue, non seulement de coopérer avec la Chine pour mettre fin au virus, mais aussi pour relancer la croissance et créer les conditions d’une distribution plus raisonnable des chaînes de production.

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  • Alain Préchac • 12/03/2020 - 20:36

    Il faut profiter de la "menace" qui pèse actuellement sur la mondialisation pour recréer pas à pas, avec les autres pays européens, les conditions d’une vie indépendante de l’Asie. Sinon, une fois la pandémie passée, la Chine repartira de l’avant et nous engloutira, cette fois, définitivement. Nous possédons encore les plans des machines venues en Chine ? Reprenons la fabrication, même si cela nous coûte plus cher. Les Chinois ont bien volé le Kalachnikov pour en faire l’AK 40 ? (sans compter la bombe A américaine fabriquée quatre ans plus tard en Russie grâce à l’espionnage technologique). Nous nous appauvrirons un certain temps mais en préservant un avenir qui a aujourd’hui des couleurs bien tristes.

    Répondre à ce message

  • Jean-Marc Tournier • 27/02/2020 - 18:25

    "Ainsi, un principe de réalité vient frapper à la porte : une nation doit pouvoir assurer son autosuffisance en matière de santé et d’alimentation. Nous devrions donc avoir en vue, non seulement " l’autosuffisance alimentaire, mais le souci de redonner à notre pays toute sa puissance d’action pour protéger ces citoyens. Relocaliser c’est permettre à tous de vivre décemment, en évitant de polluer la planète, c’est donc également une action de santé publique .

    Répondre à ce message

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Comme nos voisins italiens, espagnols et portugais, nous devrions nous aussi participer à la « Nouvelle route de la soie » qui transforme à grande vitesse le monde ! Par-delà la frénésie des médias toujours prêts à vous vendre la peur de la Chine, vous devez comprendre la portée de cette dynamique.

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Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La dissolution de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.


L'euro, et pourtant il coule

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

Participez à l'effort politique !

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Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
Un monde qui peut rentrer en crise à tout moment, y compris avec un risque de guerre.

En adhérant à Solidarité & progrès, en apportant vos moyens financiers et humains, nous pourrons ensemble franchir le seuil de la porte et faire ce qui est nécessaire.
Aller vers un futur qui soit vivable, meilleur, plus juste.

Jacques Cheminade
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