Le parti du travail humainTel. 01 76 69 14 50

21 octobre - LIVRES : Covid-19, la pandémie, vue du terrain Lire 19 octobre - Squid Game,
le jeu de l’oligarchie Lire
19 octobre - Et si on s’inspirait de la Chine ! Lire
AccueilActualités

Kuzmanovic : reprendre le contrôle de la dette souveraine

Intervention de Georges Kuzmanovic, candidat à l’élection présidentielle et président de République souveraine, lors du débat sur le thème « Se libérer de l’oligarchie financière », organisé par Solidarité & Progrès le 25 septembre 2021 à Paris.

Compte-rendu de l’événement et liens vers les autres interventions.

Bonjour à tous.

Je remercie Jacques Cheminade et Solidarité & Progrès pour cette invitation, qui nous permet de débattre sur un sujet qui est évidemment central pour qui veut faire quoi que ce soit dans l’intérêt de son pays, en l’occurrence la France, et des Français.

Et avant de commencer, je voudrais qu’on partage une pensée pour le caporal-chef Maxime Blasco, du 7e bataillon de chasseurs alpins, qui vient d’être tué au Sahel en combattant les terroristes qui, malheureusement, prolifèrent sur ce territoire.

Aujourd’hui, le cadre de la discussion est le combat contre l’oligarchie financière. Il faut que les choses soient bien claires entre nous sur ce qu’il se passe et dans quel moment historique nous sommes. Nous vivons dans un système capitaliste, qui est en mutation depuis les années 1970-80. Ce système était au départ un capitalisme national et industriel, dans lequel les revenus du capital investi provenaient principalement de la production industrielle, et qui était ancré dans un territoire comme la France, avec des mines et des usines. Il devait donc nécessairement y avoir un accord entre les tenants de ce capital qu’on appelle la bourgeoisie et le reste du peuple qui travaille, une communauté de destin.

Cette communauté de destin n’est plus parce que le capitalisme a muté et qu’il est devenu international et financier. De fait, il s’est constitué depuis les années 1980, grâce aux innovations technologiques, en particulier internet qui permet des transferts financiers rapides, et aussi les machines-outils qui peuvent être reprogrammées aisément pour fabriquer d’autres produits.

Le capitalisme est devenu international, et on peut dire qu’il s’est constitué une Internationale du capitalisme tout comme il y a des Internationales ouvrières. Et s’il y a une Internationale qui fonctionne, c’est celle du capital. C’est un clin d’œil étonnant à l’histoire, quand on pense à ce qu’écrivait Lénine dans la « théorie du dépérissement de l’État ». C’est finalement cette nouvelle bourgeoisie capitaliste financiarisée qui organise le dépérissement de l’État, car ce dernier, et en particulier l’État-nation, dont le concept est né dans notre beau pays, nuit à la maximisation des profils de cette oligarchie financière parce que l’État, ce sont des régulations, des lois pour organiser la vie entre les citoyens, et cela, l’oligarchie financière n’en veut pas.

L’élection présidentielle, dont M. Asselineau a parlé, sera courte, et malheureusement on essaie de détourner les citoyens des questions essentielles. Il y a deux sujets centraux qui devraient être mentionnés à cette élection, le premier étant celui de la souveraineté et l’autre, celui de la dette. M. Asselineau a parlé de la souveraineté, nous connaissons tous le problème. Je vais donc m’attacher à parler de la dette dans le cadre du sujet qui nous intéresse ici.

La dette est vitale pour le capital financier, sans la dette souveraine, il se meurt. Comme vous le savez, le gros de l’économie financiarisée se fait sur les marchés financiers. On peut considérer que 98-99 % des échanges mondiaux sont de la pure spéculation financière et que les échanges réels, l’ensemble des choses produites et échangées dans le monde, comme des bicyclettes, du pétrole, des pneus et autres services divers et variés, représentent une quantité extrêmement petite de ces échanges, 1 à 2 %.

Nous avons une décorrélation totale entre l’économie réelle et l’économie financiarisée. Et quand vous êtes ultra-riche (ce n’est le cas de personne ici, je crois…), vous avez un gros problème. Quand vous dépassez le demi-milliard, l’argent que vous possédez ne sert plus à créer des choses. Une fois que vous avez 10-20-30 propriétés, 50 chevaux pur-sang, un avion, plusieurs yachts, il n’y a plus rien à acheter. Il vous faut sauver ce capital, qui est fragile, qui fluctue en fonction des crises financières et qui peut s’envoler et disparaître.

Une des manières de le sécuriser est la dette souveraine. La dette souveraine est utile au capital financier. Déjà au XIXe siècle, les grandes fortunes se sont constituées grâce à la dette souveraine. C’est effectivement bien pratique, lorsque vous ne savez pas quoi faire de vos milliards, de les investir dans la dette souveraine, même lorsque cela ne vous rapporte pas ou que cela vous fait perdre un peu d’argent, car cela sécurise vos avoirs, et avant qu’un pays comme la France s’écroule, il coulera beaucoup d’eau sous les ponts. La situation des trente dernières années a permis à cette classe financière de s’enrichir de manière absolument ahurissante et exponentielle.

On a vu se réaliser ce que Marx prévoyait, c’est-à-dire une concentration forte du capital. Aujourd’hui, en France, 1 % des plus riches contrôle 25 % de la richesse nationale. Sur les dix dernières années, les plus riches ont vu leur richesse augmenter de 429 %. En pleine pandémie, certains ont vu leur richesse augmenter de 30 %, ce qui est colossal. Nous sommes bien dans ce moment de surconcentration du capitalisme financier, et bien évidemment, notre ennemi est la finance, comme le disait François Hollande pour paraître de gauche lors des élections présidentielles précédentes.

Et là, je serai en désaccord avec François Asselineau : Emmanuel Macron est un excellent président, il est le meilleur représentant de cette classe oligarchique, car il fait très très bien le travail. Sous sa présidence, les riches ont acquis de nombreux avantages, comme la suppression de l’ISF ou de la flat tax, et bien d’autres dispositions qui leur permettent de maximiser leur fortune et de la protéger. Il a considérablement travaillé pour réduire notre souveraineté, avec son grand projet de souveraineté européenne, ce qui n’a aucun sens vu qu’il n’y a pas de peuple européen.

Il a fort bien œuvré, et s’il n’était pas élu pour un second quinquennat (et j’espère cette défaite de tous mes vœux pour que la France ne s’effondre pas), il devrait trouver un poste de vice-président quelque part, soit chez Goldman Sachs, soit chez BlackRock. Rappelons que M. Larry Fink, PDG de BlackRock, a été l’un des premiers invités à l’Élysée dès que Macron a été élu, et que Larry Fink a pour objectif de conquérir le marché extrêmement juteux des retraites françaises. Cette souveraineté européenne mentionnée par Macron nous parle des institutions supranationales.

Parmi ces institutions supranationales, il y a en premier lieu l’UE, mais ce n’est pas la seule, il y a également l’Organisation mondiale du commerce (OMC), le FMI, la Banque mondiale, ainsi que l’ensemble des traités de libre-échange qui limitent les possibilités de régulation des États-nations et, en ne parlant pas vraiment d’échange et de liberté, permettent plutôt de maximiser les droits des multinationales à ne pas perdre d’argent. Toutes ces institutions supranationales concourent à détruire l’État-nation et à renforcer cette oligarchie financière. Cette oligarchie est donc bien l’ennemi. Régulièrement, lorsque les citoyens peuvent s’exprimer (car nous sommes en démocratie), et en particulier lors des référendums organisés sur les questions de l’UE, systématiquement, les peuples votent non, quelle que soit la question posée et quel que soit le pays où on se trouve. Des peuples aussi différents que les Hollandais ou les Grecs répondent non.

Les Anglais ont fait le référendum du Brexit, seuls les Irlandais ont répondu oui, mais c’est parce qu’ils avaient « mal voté » la première fois : ils avaient voté non, et on leur a demandé de revoter pour avoir le seul vote possible, c’est-à-dire oui. Comme disait Jean-Claude Juncker, il ne peut pas y avoir de démocratie contre les traités européens, la preuve en a été faite. Et personnellement, en tant que militant, en tant que personne engagée en politique, je pense que mon jour le plus joyeux a été le 5 juillet 2015, lorsque le peuple grec (un petit peuple de 15 millions d’habitants avec une économie faible) a été menacé par l’ensemble des forces supranationales, le FMI, l’UE, la Commission européenne, cette Troïka qu’il a eue sur le dos – ce peuple grec avait parfaitement compris ce qui allait arriver s’il votait non au référendum engagé par Tsipras, il savait très bien que ce serait l’offensive maximum contre lui. Eh bien, le peuple grec a tout de même voté non. Ça a été un immense [manque un mot] pour l’ensemble des peuples de se dire : « Les peuples peuvent quand même se mobiliser et dire non à ceux qui veulent les écraser. »

C’est ce qu’on fait également les Britanniques d’une autre manière avec le Brexit. Malheureusement, Tsipras a trahi. Quel est le premier acte de la Commission européenne au moment de la soumission de Tsipras ? Je le tiens de mon excellente amie Zoé Konstantopoulou, qui était présidente du Parlement grec. Elle avait engagé, avec Eric Toussaint, un travail sur la dette et ils avaient fait un audit de la dette pour savoir qui la détient, quelle est la bonne dette et la mauvaise, ce qu’il faudrait rembourser ou pas. Le premier acte de la Commission européenne a été d’envoyer des gens pour arrêter cet audit et se saisir du travail qui avait été fait. Zoé Konstantopoulou a été très maligne, et en deux heures, avec certains de ses militants, elle a fait sortir toute une série de dossiers du Parlement pour pouvoir continuer à l’extérieur l’audit de la dette. C’est là que je vais conclure sur le sujet : peut-être plus encore que sortir de l’Union européenne ou quitter l’euro, s’attaquer à la dette, c’est l’arme pour faire plier l’oligarchie financière. Cela aurait demandé une mobilisation telle que la Grèce aurait été en situation de guerre, mais Tsipras avait une arme. Cette arme était de faire défaut sur la dette, et bien que la Grèce soit un petit pays, cela aurait créé une déstabilisation financière et aurait fait mal au portefeuille.

Il faut savoir que dans notre pays, dont l’histoire est très riche, des gens aussi différents – avec des idées politiques aussi différentes, dans des régimes aussi différents – que Philippe Le Bel, Richelieu, Mazarin, Turgot, Sully, Henri IV, Poincaré, le Comité de Salut public avec ses différents représentants, Charles de Gaulle, grand nom au firmament de nos chefs d’État, tous se caractérisent par un élément commun, c’est qu’ils ont tous fait défaut sur tout ou partie de la dette pour pouvoir relancer la France. J’avoue que j’aime beaucoup l’option de Sully, qui avait fait un audit de la dette comme Zoé Konstantopoulou. Il n’a remboursé que 10-12 % aux créanciers et leur a dit qu’ils n’auraient pas plus.

Les créanciers, plus puissants aujourd’hui qu’à l’époque, considèrent que les lois habituelles ne peuvent pas s’imposer à eux. Les Etats-Unis ont eu des difficultés considérables à imposer une loi anti-trust aux GAFAM, alors qu’ils avaient réussi à en imposer une au XIXe siècle, en cassant le monopole de la Standard Oil, bien que l’État américain soit beaucoup plus puissant qu’à l’époque.

Néanmoins, malgré cette puissance, les créanciers internationaux ne sont rien, ce sont des gens qui contrôlent des lignes de code sur un ordinateur, ils n’ont ni routes, ni avions, ni infirmiers, ni ingénieurs, ni industrie, ils n’ont même pas d’histoire. Ils ont un pouvoir qui est colossal tant qu’on ne s’y oppose pas, mais qui est relativement fragile, si on s’y oppose ou que le système se grippe, avec une crise financière ou une crise impromptue comme celle de la Covid. Cette crise de la Covid pourrait entraîner une crise économique, sur laquelle se grefferait une crise financière, car il y a toutes sortes de bulles qui risquent d’éclater. Tout cela peut arriver n’importe quand. Il faut donc que l’on porte le fer.

Et ceux qui pourront être candidats – car M. Asselineau a raison, il faut avoir 500 parrainages, ce qui est compliqué, mais nous essaierons tous d’y arriver – devront porter le fer sur cette question. L’une des premières mesures que nous prendrons sera un référendum pour que le droit national prime sur le droit communautaire afin de se donner des marges de manœuvre.

L’autre mesure sera de menacer l’oligarchie financière comme l’a fait Sully, en lui disant que nous ferons un audit de la dette, que nous ne paierons que la bonne dette et qu’en plus, ils continueront à nous prêter, car ils savent que comparer les États aux bons pères de famille ne vaut rien, les États étant immortels.

La lutte que nous devrons mener sera sur deux fronts, celui de la reconquête de la souveraineté et celui de la dette contre cette oligarchie financière.

Je vous remercie, et vive la Nation !

Un message, un commentaire ?

Qui êtes-vous ?

Pour afficher votre trombine avec votre message, enregistrez-la d’abord sur gravatar.com (gratuit et indolore) et n’oubliez pas d’indiquer votre adresse e-mail ici.

Ajoutez votre commentaire ici

Ce champ accepte les raccourcis SPIP {{gras}} {italique} -*liste [texte->url] <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

Déplier les commentaires||Replier les commentaires
Vous souhaitez aider ? Adhérer, faire un virement mensuel, participer à un stand militant ? Prenez contact avec nous.

Réparation, Reconstruction, Refondation
25 May 2020
Feuille de route S&P
Réparation, Reconstruction, Refondation

La déclassification des fameuses 28 pages, un chapitre entier du rapport de la commission d’enquête bipartisane sur le 11 septembre, met en lumière l’implication de l’Arabie saoudite dans les attentats du 11 septembre 2001.

En savoir plus

Don rapide

Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La dissolution de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.


L'euro, et pourtant il coule

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

Participez à l'effort politique !

Adhérez à S&P, devenez éducateur et créateur de la Nation

Au cours des élections présidentielles précédentes, de 2012 et 2017, nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
Un monde qui peut rentrer en crise à tout moment, y compris avec un risque de guerre.

En adhérant à Solidarité & progrès, en apportant vos moyens financiers et humains, nous pourrons ensemble franchir le seuil de la porte et faire ce qui est nécessaire.
Aller vers un futur qui soit vivable, meilleur, plus juste.

Jacques Cheminade
Faire un don et adhérer plus tard