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Hong Kong - La bombe à retardement de l’Empire britannique contre la Chine

Après six mois de manifestations et de violences à Hong Kong, organisées par des meneurs qui ne cachent pas leur allégeance aux États-Unis et à l’Empire Britannique, et soutenues explicitement par des organisations néo-conservatrices comme le « Comité pour le danger actuel : Chine » ainsi que par le Congrès américain, « l’inévitable » est arrivé.

Lors des élections des conseillers de districts qui viennent d’avoir lieu à Hong Kong, les partis affiliés aux groupes « pro-démocratie » ont remporté 17 sur 18 districts, soit 392 sièges sur les 452 à pourvoir. Le taux de participation, d’environ 71 %, a été aussi en forte hausse, presque le double qu’aux élections de 2015.

Est-ce pour autant la fin de l’adhésion de Hong Kong à la Chine ? Pas vraiment, puisqu’il s’agit des élections portant sur la gestion des questions les plus basiques de la RAS (région administrative spéciale), de la collecte des ordures à l’organisation des dessertes d’autobus.

Ce scrutin a eu lieu dans un contexte où la population de la RAS a été « prise en otage » depuis 6 mois. D’abord par des manifestants pro-démocratie qui se voulaient bon enfant, déployés les week-ends, mais dont les actions ont ensuite évolué vers de véritables opérations de commando d’une grande violence, en continu toute la semaine et visant plusieurs objectifs à la fois. Ensuite, par une guerre commerciale, elle aussi d’une extrême-violence, entre les deux principales économies du monde, avant-goût d’un véritable bras de fer stratégique pour voir qui occupera la première place du monde. Prise d’otage enfin, par la loi qui gère Hong Kong depuis sa dévolution par l’Empire britannique à la Chine : « un pays, deux systèmes ». Les accords de l’époque exigent en effet que jusqu’à son intégration totale à la Chine en 2047, ce territoire semi-autonome soit cogéré par la Grande Bretagne et la Chine, accords qui interdisent explicitement à Beijing de remplacer le libéralisme extrême qui a toujours régné à Hong Kong par son système de « socialisme aux caractéristiques chinoises », soucieux d’élever tous les Chinois au niveau d’une nation pleinement moderne.

La population de Hong Kong

C’est dans ce contexte d’extrême tension que la population hongkongaise a trouvé refuge dans son ancienne matrice idéologique, celle de l’Empire Britannique et de ses disciples américains, et a voté en masse pour les candidats soi-disant « pro-démocratie ». Et peu importe si sous les Britanniques, il n’y a jamais eu d’élections à Hong Kong, et si le système social hérité de ses Lords et qui a cours aujourd’hui encore, est l’un des plus inégalitaires au monde ! Une situation que la Chine n’a pas changé depuis, si tant est qu’elle l’aurait pu, bien que ce soit le Président Xi Jinping qui l’ait contestée le plus.

Si la révolte a démarré contre le projet de loi présenté par la cheffe de l’Exécutif hongkongais, Carrie Lam, permettant d’extrader des criminels vers leur pays d’origine, y compris la Chine, elle a rapidement révélé le gouffre qui s’était creusé entre les habitants de la RAS et ceux de Chine continentale, blâmée de tous leurs maux. Bien que les revendications soient hétéroclites, et viennent de milieux très différents, elles se sont toutes coalisées contre la Chine. Les classes populaires et moyennes hongkongaises voient d’un très mauvais œil le million et demi de chinois continentaux qui sont venus s’installer chez eux depuis la dévolution. Dans le contexte de déclin relatif que connaît Hong Kong, ils les accusent de prendre leurs emplois, leurs rares logements, et leurs caisses d’allocations sociales.

Il faut savoir que Hong Kong figure au palmarès des pays les plus inégalitaires de la planète : 1,2 % de la population détient 53 % du patrimoine et 20 % de la population vit sous le seuil de la pauvreté. L’un des problèmes qui cristallise toute la rage est la précarité des logements. Avec à peine 1104 km2 de surface, dont seul un cinquième constructible, 7 millions de hongkongais s’entassent les uns sur les autres, et les densités atteignent 30 000 personnes/km2. Dans ce marché dominé par 4 ou 5 Tycoons de l’ère britannique, les loyers ont augmenté de près de 300 % depuis 2007 et les retraités et les travailleurs précaires se battent pour des logements de moins de 5 m2 !

Les Etats-Unis dans la danse

Si les plus précaires ont apporté des contingents importants aux manifestants, c’est à l’autre bout du spectre social, dans la finance et les multinationales, et parmi leurs parrains dans le monde anglo-américain, que les hostilités ont été déclenchées contre la loi de l’extradition. Ils auraient même fourni le nerf de la guerre à la révolte en cours. Sachant que le secteur financier représente quelques 250 000 emplois directs et pèse pour 19 % dans le PIB de Hong Kong. En cause, le fait que dans la liste des crimes listés dans la loi on trouve des crimes en col blanc.

C’est l’AmCHam – Chambre de commerce américaine - avec ses 1200 entreprises à Hong Kong – qui a sonné l’hallali, notant que toute loi qui élargirait les possibilités d’extradition « saperait la perception de Hong Kong comme un refuge sûr et sécurisé pour les opérations internationales ». Ce fut ensuite le Centre pour l’entrepreneuriat privé international, branche « affaires » de la NED (National Endowment for Democracy), officine américaine chargée de promouvoir, de gré ou de force, leur « démocratie » à l’échelle planétaire, qui a réagit ensuite, avant l’arrivée d’une lettre signée par 8 membres du Congrès – Marco Rubio, Tom Cotton, Steve Daines, Jim Mc Govern, Ben McAdams, Chris Smith, Tom Suozzi and Brian Mast. La revendication a ensuite été reprise par le « Civil Human Rights Front  », groupement qui organise les manifestations à Hong Kong et dont fait également partie le Hong Kong Human Rights Monitor (HKHRM) financé par la NED.

Matrice idéologique de Hong Kong

Enfin, pour comprendre ce vote, revenons à la matrice culturelle de Hong Kong. C’est contre la Chine que l’Empire Britannique a bâti ce pays, lors des guerres de l’Opium qu’il a dirigées contre l’Empire du milieu. Par la suite, Hong Kong a traditionnellement accueilli les vagues d’immigration anti-communistes ou anti-chinoises : les Chinois qui ont fuit leur pays durant la Révolution culturelle, ou les Chinois venus du Vietnam y ayant trouvé massivement refuge après la défaite des Etats-Unis face au Vietnam du Nord « rouge ». Selon certaines sources, 30% de la population actuelle de Hong Kong aurait des origines vietnamiennes.

Quel futur pour Hong Kong ?

Si remonter la pente après ces élections semble difficile pour la Chine aujourd’hui, le temps long joue pour elle. Face à un bloc occidental en pleine déclin économique, scientifique, politique et moral, et devant faire face à la crise financière la plus importante de son histoire, la Chine est le seul pays qui ambitionne de déterminer le futur et qui travaille déjà à maîtriser toutes les questions qui définiront la paix et le développement, dans les cinquante années à venir (spatial, nucléaire, IA, numérique, infrastructures).

Pendant que les manifestants s’épuisent dans un combat sans issue, créant les conditions d’une forte dégradation, voir même d’une disparition de ce troisième centre financier mondial, crée de toutes pièces par la Grande Bretagne, la Chine poursuit inlassablement la construction dans cette zone du grand triangle économique Guangdong-Hong Kong-Macao, en tant que principal moteur de son expansion économique et de sa contribution à la croissance mondiale. Cette zone couvre une surface de 56 000 km2 et une population de 66 millions, pour un PIB total de 1300 milliards de dollars. C’est dans ce contexte que la population hongkongaise pourra trouver sa place au sein du grand rêve chinois, devenir une nation développée, prospère et belle d’ici 2049.

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  • BONIN Stéphane • 04/12/2019 - 12:37

    Ah, ici étrangement (et idem ces jours ci en Iran), les manifestants peuvent utiliser tout types d’ armes sans que cela émeuve nos merdias !

    Si les Gilets Jaunes se mettaient à utiliser les mêmes armes que ces manifestants - généralement décris "pacifistes" - nos chers CRS et baqueux déposeraient vite leurs LBD et sortiraient, comme par hasard, les Famas chargés en balles réelles !

    Répondre à ce message

  • Jérôme Louvel • 01/12/2019 - 15:59

    30 000/m2 est-il le bon chiffre de densité ? Il est incroyable

    • Christine Bierre • 01/12/2019 - 16:23

      Tu as raison, Jérôme. Il s’agit de 30 000 par km2 et non m2, ce qui serait en effet, suffoquant et même mortifère...

      Je corriger sur l’original.

    Répondre à ce message

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Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La dissolution de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

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Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

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Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.


L'euro, et pourtant il coule

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

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