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Revue de livre

Greta a tué Einstein - La science sacrifiée sur l’autel de l’écologisme

Revue de livre

Greta a tué Einstein - La science sacrifiée sur l’autel de l’écologisme

Jean-Paul Oury
VA Editions
Décembre 2020
184 pages
22€

Greta a tué Einstein - La science sacrifiée sur l’autel de l’écologisme

Par Pierre Bonnefoy.

L’écologisme militant qu’il ne faut pas confondre avec la science de l’écologie, a envahi tous les aspects culturels de notre société au point d’en saper la base qui permet son développement et sa pérennité : la science. La véritable science est une exploration permanente de l’inconnu, et ne peut avancer que dans l’incertitude. L’activité des scientifiques consiste à émettre des hypothèses, à les confronter en débat contradictoire, et à les soumettre à l’épreuve de l’expérience. C’est ainsi qu’ils se rapprochent toujours un peu plus de la vérité sans jamais l’atteindre.

Comme le montre Jean-Paul Oury dans son ouvrage, l’écologisme menace cette activité en voulant imposer ses dogmes, à la manière d’une secte, tout en prétendant par ailleurs défendre la « vérité scientifique ». Le même modus operandi se retrouve dans les différents exemples de campagnes militantes analysées dans son ouvrage, qu’elles soient dirigées contre le nucléaire, les OGM, la 5G, ou les pesticides. Ces campagnes qui n’existeraient pas sans le soutien des médias, reposent essentiellement sur une inversion de la charge de la preuve : dans un procès normal, c’est l’accusation qui doit prouver la culpabilité et non la défense qui doit prouver l’innocence. Or, les écologistes reprochent à ces technologies issues de la science, de ne pas pouvoir prouver qu’elles sont sans danger pour l’être humain et l’environnement – une impossibilité évidente pour quelque activité que ce soit, y compris manger bio. Le « risque zéro » n’existe pas dans ce monde-ci.

Non sans ironie, l’auteur remarque que les mêmes écologistes vantent sans le moindre questionnement possible, les merveilleux avantages de tout ce qui est labellisé « naturel », « bio », « vert », alors que dans de nombreux cas, ces produits ou technologies présentent de graves inconvénients scientifiquement prouvés par ailleurs. Deux poids, deux mesures.

La vision manichéenne de la science ainsi imposée à la société, tue la notion même de débat contradictoire. Si un scientifique défend le nucléaire ou les OGM, il sera cloué au pilori par les militants et les médias comme étant – à tort ou à raison – à la solde des industries concernées. Dès lors le « débat » se focalisera sur les personnes et évacuera les questions de fond.

Sous le feu de toutes ces critiques, beaucoup de scientifiques, d’ingénieurs et d’agriculteurs se trouvent ainsi désarçonnés, ce qui en retour accroît la crédibilité de leurs accusateurs. Malheureusement, certains d’entre eux préfèrent « surfer sur la vague verte » plutôt que de défendre leurs convictions. Comme on l’a souvent vu ces derniers temps, par exemple à l’approche de la COP26, la « peur du changement climatique » représente une aubaine pour beaucoup de défenseurs du nucléaire civil, car elle fait passer au second plan la « peur du nucléaire ».

Dans ce contexte, Oury a la bonne idée de citer au passage le cas de Jean-Marc Jancovici qui, certes, se montre très compétent dans sa défense de l’énergie nucléaire (dense et abondante) contre les énergies intermittentes (panneaux solaires et éoliennes), mais qui joue finalement, tout comme les antinucléaires, sur les mêmes angoisses qu’eux auprès de ses propres disciples. Représentant assumé de l’idéologie malthusienne, à l’instar des théoriciens du Club de Rome qui annonçaient l’épuisement des ressources il y a 50 ans pour avant l’an 2000, Jancovici propose de ne pas trop soigner les personnes âgées à cause du coût que cela représente. Après l’avoir cité sur cette question, Oury commente :

 On ne peut s’empêcher de faire des associations d’idées nauséabondes.

Partant d’une vision fondamentalement anti-humaine, les malthusiens aboutissent fatalement à la conclusion qu’il y aurait un trop plein d’êtres humains sur cette planète. Certains théoriciens s’arrêteront à ce « constat objectif », laissant à d’autres le soin d’en tirer des conséquences politiques…

Pourtant, on sait depuis longtemps que les malthusiens ont eu tort à chaque époque, car la créativité humaine a toujours su découvrir des principes physiques nouveaux et définir ainsi de nouvelles ressources qualitativement supérieures à celles connues précédemment. Si la science progresse, la limitation des ressources du moment peut être surmontée. Si la science ne progresse plus – et c’est bien le sujet de Greta a tué Einstein – alors on peut vraiment s’inquiéter pour les générations futures.

Cependant, Oury ne soutient pas non plus le point de vue des technocrates comme Laurent Alexandre ou Youval-Noah Harari. Là où les écolos considèrent que la nature passe avant l’homme, les technos pensent que l’homme passe avant la nature. Le point commun, c’est que les uns comme les autres opposent l’homme et la nature. Contre cela, Oury soutient l’idée que l’être humain et ses réalisations techniques font partie du développement légitime de la nature, et c’est là la partie la plus intéressante de son livre.

Sans vouloir entrer dans les détails d’un auteur que je n’ai pas encore étudié, je signalerai simplement qu’Oury s’appuie ici sur les travaux d’un philosophe français du XXe siècle peu connu du grand public, Raymond Ruyer. Ce dernier a fait, semble-t-il, une critique très intéressante de la cybernétique de Norbert Wiener dans les années 1950 – non pas de ses applications qui sont utiles, c’est-à-dire les ordinateurs, les systèmes asservis, etc., mais de l’idéologie sous-jacente à cela : Wiener considérait que l’intelligence humaine n’est qu’un mécanisme certes plus complexe, mais pas différent d’un ordinateur. [1]

70 ans plus tard, comme Oury le dénonce, Harari est sur la même ligne idéologique :

Voici le détail de son raisonnement : l’homme est un algorithme ; les calculs algorithmiques restent indifférents aux matériaux des supports qui les constituent ; on a donc toutes les bonnes raisons de penser qu’un jour des algorithmes non organiques seront à même de répliquer, voire, de surpasser les algorithmes organiques.

Tout comme les écolos malthusiens, Harari et Wiener balayent la créativité humaine sous le tapis, car un mécanisme ou un algorithme sont incapables de faire une véritable découverte.
Comment alors échapper à cet avenir de cauchemar dans lequel cherchent à nous piéger les Charybde-écolos et les Sylla-techno ? Ramener dans notre société une véritable culture scientifique pour tous.


[1Je ne peux m’empêcher ici de citer le cas de Lyndon LaRouche qui a démarré ses recherches en économie physique à peu près à la même époque, en réfutant Wiener précisément sur ce point et sur le malthusianisme qui en découle. Par ailleurs, LaRouche insiste beaucoup sur l’importance d’étudier les travaux du Russe Vladimir Vernadski, le découvreur des notions modernes de biosphère et de noosphère. A l’opposé de Malthus, Vernadski montre que la croissance est un phénomène universel dans la nature et que l’activité humaine en est un facteur fondamental.

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  • Redien • 22/11/2021 - 15:32

    il semblerait que le réchauffement est du aux activités humaines (preuves scientifiques)
    donc l’anthropisation est néfaste quelle que soit le projet... et parler des énergies renouvelables est du domaine des Shaddocs

    Répondre à ce message

  • Bertrand CASSORET • 19/11/2021 - 16:05

    Greta ne cesse de dire qu’il faut écouter les scientifiques... Le club de Rome n’a jamais donné de date précise pour l’épuisement des ressources, et la question de la possibilité de la croissance infinie est plus que jamais d’actualité. D’ailleurs si Mathus a indéniablement eu tord jusqu’ici, rien ne prouve qu’il n’était pas seulement en avance. L’idée de la maitrise de la démographie n’est pas de sauver la planète, mais de faire en sorte que les humains soient le plus heureux possible, "moins nombreux plus heureux". Effectivement certains écologistes s’opposent à la science et à la technologie pour s’en remettre à la religion du "naturel" mais il ne faut pas pour autant sous-estimer certains problèmes : plus les êtres humains sont nombreux, plus ils ont besoin d’énergie ; celle-ci vient à 80% des fossiles depuis 40 ans ; c’est un vrai soucis à cause du réchauffement, des pollutions, et du manque de ressources qui arrivera forcément (lié à la baisse du Taux de retour énergétique, facteur souvent négligé). Rien ne dit que les renouvelables ET le nucléaire permettront de faire tourner un monde civilisé évolué avec des technologies qui nous aident mais qui ont besoin d’énergie. Mon point de vue est largement argumenté dans mon bouquin https://books.google.fr/books?id=bGfLDwAAQBAJ&printsec=frontcover&hl=fr&source=gbs_ge_summary_r&cad=0#v=onepage&q&f=false

    Répondre à ce message

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Don rapide

Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La dissolution de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

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en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.


L'euro, et pourtant il coule

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

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