Le parti du travail humainTel. 01 76 69 14 50

30 janvier - Appel : Prenons congé de l’OTAN, préparons sa dissolution Lire 30 janvier - Visioconférence internationale de l’Institut Schiller Lire 27 janvier - Réunion à Paris le mercredi 15 février avec Jacques Cheminade Lire
AccueilActualités
Revue de livre

Greta a ressuscité Einstein

Nous nous sommes entretenus avec Jean-Paul Oury à l’occasion de la publication de son dernier livre, Greta a ressuscité Einstein, la science entre les mains d’apprentis dictateurs.

Éditeur du site European Scientist, il a publié plusieurs ouvrages dans lesquels il dénonce un certain écologisme dévoyé qui s’oppose de fait aux efforts de la société humaine pour améliorer ses conditions de vie, et qui s’appuie pour cela sur une vision biaisée de la nature et de sa relation avec l’humanité.

Dans ce livre, il s’efforce de mettre en évidence une dérive de la culture ambiante qui tend insensiblement à rendre acceptable la mise en place d’une nouvelle forme de dictature politique – l’écologisme ambiant jouant un rôle de catalyseur dans cette évolution culturelle.

L’auteur développe sa thèse à partir de cinq thèmes bien délimités (bien que pas indépendants les uns des autres) : l’évolution du climat, la pandémie de la COVID, la biodiversité, la collapsologie, et le développement des algorithmes.

Ce livre ne présente pas de « théorie du complot » censée tout expliquer, mais il montre plutôt une certaine convergence de divers intérêts idéologiques dont les acteurs ne mesurent pas nécessairement les conséquences de leurs paroles et de leurs actes.

Écoutons, par exemple, Corinne Lepage, l’avocate qui doit sa fortune au sabordage du nucléaire français :

Moi, je suis un grand défenseur de la liberté d’expression. (…) Je pense quand même qu’à un moment donné du temps, il va falloir tenir un registre très précis de tous ceux qui se seront prononcés et qui auront agi dans un contexte climatosceptique, pour que, dans quelques années, ils portent la responsabilité au moins morale de ce qu’ils auront fait.

Grand défenseur autoproclamé de la biodiversité et très populaire auprès d’un public de jeunes (y compris scientifiques), Aurélien Barrau joue également à l’apprenti sorcier :

J’exécrerais évidemment l’avènement d’une dictature, mais si on continue à dire que chacun peut faire ce qu’il veut, on oublie le commun.

Jean-Paul Oury.
Jean-Paul Oury.

Jean-Paul Oury, nous connaissons votre livre précédent, Greta a tué Einstein, dans lequel vous montrez qu’un certain militantisme écologique représente une véritable menace pour le débat scientifique et donc pour la science elle-même. Aujourd’hui, Greta a ressuscité Einstein. Que voulez-vous dire de nouveau par cela ?

Si vous avez lu Greta a tué Einstein vous avez compris qu’une fois le titre passé, il ne s’agit pas de dénigrer outre-mesure le personnage de Greta, mais d’utiliser la symbolique qu’elle représente et les idées qu’elle défend comme un fil rouge.

Dans le premier tome, Greta a tué Einstein parce que 20 années plus tard, la jeune adolescente occupe la Une de Time Magazine à la place d’Albert Einstein (personnalité du siècle) en tant que personnage de l’année. Un changement de paradigme a eu lieu qu’incarne parfaitement la jeune suédoise au travers de sa grève des cours (le refus du savoir) : l’écologisme a renversé la science prométhéenne de son piédestal.

Mais beaucoup de défenseurs de Greta m’ont fait remarquer que leur idole défendait bien la science. Il est vrai qu’après s’être fait connaître en critiquant l’héritage de notre civilisation elle est allée dire aux politiques à la tribune de l’ONU et au WEF de Davos qu’ils devaient écouter La Science.

Je me suis donc interrogé sur ce revirement. Et je me suis dit que, soit je n’avais rien compris, soit on assistait à un véritable détournement sémantique du mot science. En fait en creusant je me suis rendu compte que le premier changement de paradigme évoqué précédemment allait de pair avec un autre qui était la récupération de la science par la politique.

Si Greta a ressuscité Einstein c’est qu’elle a compris que la science pouvait être instrumentalisée au service de sa cause politique de même que de nombreux politiques qui ont entrepris de récupérer la science à leur compte dans une forme de néo-scientisme.

Politisation

Vous dites que des politiques utilisent le langage de la science pour imposer un agenda qui n’est pas scientifique mais politique. Qu’entendez vous par « politiques » ?

Ici je vise essentiellement ceux qui veulent utiliser la science et la technologie non pour repousser les limites que la nature impose à l’humanité, mais au contraire qui veulent s’appuyer sur des modèles pour créer de nouvelles lois et restreindre nos libertés.

Pour le dire de manière un peu lapidaire c’est « la science des ingénieurs vs celle des législateurs ». Tout le monde peut faire un usage politique de la science et pas seulement les politiciens professionnels. Cela peut être également des militants d’ONG, des scientifiques eux-mêmes ou vous et moi. Aussi, j’ai essayé de mettre au jour des critères de démarcations.

  • J’ai identifié cinq sophismes qui permettent de détecter ce détournement : celui-ci a lieu quand vous voulez faire découler la vérité d’une proposition de ce qu’elle suscite un consensus (par exemple avec le consensus climato-catastrophiste) et que vous vous appuyez sur cet argument pour empêcher toute forme de contradiction ;
  • c’est le cas également quand vous moralisez le débat (par exemple sur les vaccins) ;
  • quand vous privilégiez la démesure et ne fixez pas de limite à votre action (il faudrait arrêter toute action humaine sur le champ au nom de la biodiversité) ; quand vous biaisez l’expérience (par exemple que vous faites passer le bulletin météo pour le climat) ;
  • quand enfin vous réduisez l’ensemble des problèmes existentiels à un seul (par exemple on a arrêté de soigner les cancers pour se concentrer sur le Covid)…

Je montre au travers de nombreux exemples comment, par le biais de ces cinq sophismes, la politique récupère la science pour tendre vers trois régimes fictifs que sont la Climatocratie, la Covidocratie et enfin la Biodiversitocratie.

Vous ne contestez pas certains problèmes que soulèvent les écologistes (sur le climat, la biodiversité, etc.), mais les solutions arbitraires qu’ils veulent imposer à la société. Que leur opposez-vous d’une manière générale ?

Personne ne songe vraiment à contester les problèmes que soulèvent le changement climatique, une pandémie ou encore l’extinction des espèces. Là où il y a débat c’est sur le rôle des politiques dans le traitement de ces sujets qui relèvent de l’adaptation de l’humanité à son environnement.

Or si avant on faisait confiance à la science prométhéenne, la montée en puissance de l’écologisme et son monopole sur le discours relatif à la politique scientifique ont eu pour résultat que désormais on a l’impression que la seule solution est politique et passe par une révision totale des idéaux sur lesquels s’est fondée notre civilisation.

D’ailleurs certains – de plus en plus nombreux – vous laissent entendre que c’est cette même civilisation qui est à l’origine de toute une série de cataclysmes. L’écologisme veut la peau du techno-solutionnisme et impose une résolution politique des crises qui tend vers la mise en place de politiques autocratiques.

Collapsologie

La collapsologie, par exemple, qui prétend être une science de l’effondrement, pose a priori la thèse que notre civilisation est viciée et fait du « cherry-picking » (sélection subjective) de toutes les mauvaises nouvelles pour prouver qu’elle a raison.

Mais comme j’essaye de le montrer, incapables de prédire l’effondrement généralisé, ses zélateurs sont très doués pour donner les recettes pour y parvenir plus vite.

C’est ainsi qu’on passe d’une Collapsologie (science auto-proclamée de l’effondrement) à une Collapsocratie (régime de l’avènement des catastrophes). En clair les écologistes et les socialistes qui sont à l’origine de la destruction de la filière nucléaire française nous expliquent aujourd’hui que si nous allons avoir des pénuries d’électricité c’est parce que nous n’avons pas installé suffisamment d’éoliennes… argument qui ne manque pas d’air, contrairement aux éoliennes.

Enfin pour revenir à votre question de manière plus terre à terre, si on s’interroge sur les capacités des politiques pour résoudre les problèmes cités, on découvre alors qu’elles ne peuvent pas grand chose hormis taxer et légiférer.

Imaginons qu’on choisisse de combattre le changement climatique en misant uniquement sur la mitigation et les mesures sacrificielles (la science des législateurs), et qu’on choisisse la décroissance forcée – par exemple en limitant la consommation de chaque individu en fonction de quota – est-on certain que ce serait la meilleure façon de lutter contre les externalités du changement climatique ? A-t-on vraiment calculé tout cela ? Ne faudrait-il pas mieux privilégier l’innovation et la R&D (la science des ingénieurs) pour faire face aux terribles aléas du climat ?

Hier on a appris que la fusion nucléaire avait fait un grand pas en avant. Quand on sait que le budget consacré par les USA à la R&D dédié à ce secteur ne représente qu’un cinquième du budget consacré à la subvention des énergies renouvelables, on croit halluciner…

Pour que cela change il faudrait qu’il y ait une offre politique alternative qui se charge de défendre le technosolutionnisme pour faire face à l’écologisme. Hélas, cette offre fait cruellement défaut. Les Français qui vont avoir du mal à se chauffer cet hiver (pour cause du tarif de l’énergie ou des pénuries, voire les deux) se mettront peut-être à réclamer cette offre pour être mieux défendus.

Climatocrates

Comme le montre Steeve Koonin que vous citez dans votre chapitre sur les « climatocrates », prétendre qu’une science comme celle du climat serait « établie », est fondamentalement antiscientifique. Cependant quiconque réclame un débat contradictoire sur de tels sujets se voit aujourd’hui qualifié de « complotiste ». Mais les théories complotistes les plus absurdes circulent également sur les réseaux sociaux, le cas extrême étant sans doute celui de la crise sanitaire, comme ne manquent pas de nous le rappeler les gardiens du temple de la science. Comment échapper à ce double écueil ?

Koonin nous donne un excellent exemple très pédagogique et compréhensible par tous. Se posant la question de l’influence humaine sur le climat qui est incontestable, il démontre toutefois qu’il est impossible de donner la part qu’elle représente.

Essayer de comprendre comment le système du climat réagit aux influences humaines, c’est un peu comme essayer de comprendre le rapport entre la nutrition et la perte de poids, un sujet connu pour son caractère complexe jusqu’à ce jour.

Il imagine une expérience dans laquelle on nourrirait un individu tous les jours en lui donnant un demi-concombre de plus, soit l’équivalent d’une vingtaine de calories. Pour savoir quel a été l’effet de cette nourriture additionnelle au bout d’un an sur son régime, il faudra avoir toutes les informations : quels sont les autres éléments qui composent son alimentation quotidienne, quels types d’exercices… il en va de même pour connaître l’effet du CO2 anthropique sur le climat : il y a d’autres facteurs qui peuvent modifier le climat, à la fois humains et naturels, et qui peuvent brouiller l’image.

Au travers de cet exemple, vous comprenez que c’est votre raison qui vous permet de comprendre qu’il ne s’agit pas d’un complot. Mais la raison n’est pas toujours le critère de démarcation suffisant (...)

M’est avis alors qu’on a besoin de davantage de médias d’investigations que de comités de « Fact checker » sachant que ces derniers peuvent parfois être issus d’officines au service d’un pouvoir en place.

Enfin d’une manière générale la meilleure solution contre le complotisme, c’est encore la liberté d’expression, comme le démontre actuellement Elon Musk avec la mise au jour des twitter-files.

Pandémie

Dans la partie sur la pandémie, vous dites (avec précaution car le débat est très polarisé !) que l’on a confondu la démarche du scientifique avec celle du médecin. Pourriez-vous préciser ?

Cette thèse est tout simplement une lecture de la querelle Raoult qui a animé notre pays pendant un certain temps.

Sur Europeanscientist j’ai donné la parole aux anti-Raoult et aux pro-Raoult. Je me suis aperçu que les critiques reprochaient essentiellement à Raoult d’avoir fait une étude qui n’était pas à la hauteur des exigences scientifiques souhaitées (les études randomisées) ; quant aux pro Raoult, ils le félicitaient d’être allés de l’avant face à l’incertitude. On arrivait donc à cette double affirmation : Didier Raoult pouvait être vu comme un mauvais scientifique et un bon médecin. S’agissait-il pour autant d’une contradiction ?

Pas vraiment si on s’appuie sur les fondamentaux et notamment le médecin philosophe Georges Canguilhem et son célèbre ouvrage Le Normal et le Pathologique, qui rappelle que tout en s’appuyant sur des sciences, la médecine n’est pas une science, c’est une technique fondée sur des propriétés vitales.

Autre élément important le philosophe critique des thèses positivistes d’Auguste Comte et de Claude Bernard rappelait que « Toute pathologie est subjective au regard de demain… »

Ce qui explique les errements et les multiples contradictions que suscite l’arrivée d’un nouveau virus et montre surtout à quel point on ne peut se passer d’un médecin.

Or, selon moi cette pandémie a été révélatrice d’une tendance qui est la volonté de la part de l’État de gérer en direct le patient en se passant le plus possible des médecins traitants ou en en faisant des pantins de l’exécution de protocoles. Mais comme le sujet est complexe à traiter et qu’il faut bien avancer je renvoie les lecteurs à mon chapitre sur Covidocratie.

Mesures sacrificielles

Vous refusez l’idée qu’une économie nationale puisse être planifiée. Apparemment, le mot « plan » vous fait penser au défunt système soviétique. Cependant, nous avions en France une économie planifiée pendant les Trente glorieuses qui n’avait rien de soviétique, et qui a produit, par le plan Messmer, notre parc électronucléaire dont vous reconnaissez vous-même les mérites. A l’heure où la Chine se développe en s’inspirant avec succès de cette approche que nous avons nous-mêmes abandonnée, je doute qu’elle soit totalement périmée…

Visiblement vous n’avez pas lu le bon passage. Voici ce que je dis dans ma conclusion « Certes, les politiciens ont planifié jadis des actions de politique scientifique et la technostructure a toujours été présente auprès des hommes politiques. Mais de manière plus prosaïque, les temps ne sont plus ni au plan Messmer qui garantissait l’autonomie énergétique à la France, ni à la Révolution Verte de Norman Borlaug qui assurait à des milliards d’individus la possibilité de manger à leur faim. Les politiques ont décidé de dépenser des milliards pour prendre des mesures conservatrices d’une image figée de la Nature »

Aujourd’hui nous dépensons des fortunes sur des plans qui alignent les mesures sacrificielles pour nos citoyens et nos entreprises, regardez le Green deal ou F2F, ces plans décidés par les technocrates bruxellois. Et d’ailleurs il est important de souligner que c’est surtout l’Europe qui incarne cette volonté de changer de paradigme. Les ambitions de la science prométhéenne sont encore bien vivantes en Chine ou même aux USA.

Comme je le dis il y aura de toute façon quelqu’un pour reprendre le flambeau de la science prométhéenne. Pour revenir au planisme, vous avez raison de souligner qu’on ne peut pas s’en passer. Mais je pense qu’il devient extrêmement dangereux, quand il met la fin avant les moyens et vise l’imposition d’une idéologie sur les foules, c’est ce que l’on observe au sein de l’UE et c’est ce planisme que je dénonce.

Je cite notamment le cas du véhicule électrique où, au lieu de laisser faire le marché, ce sont les politiques qui imposent la technologie à marche forcée… nous ne sommes plus dans la destruction créatrice shumpeterienne, mais dans la « planification destructrice Vonderleyenne » si vous me permettez ce jeu de mot.

Vous pointez dans votre livre sur l’incohérence des exigences écologistes. Pensez-vous, par exemple, qu’un « climatocrate » qui veut sauver le climat, puisse s’entendre avec un « biodiversitocrate » qui veut sauver la biodiversité, ou encore avec un « collapsocrate » qui pense que la catastrophe générale est inévitable ?

C’est une excellente question et une colle que vous me posez. Je pense qu’ils se complètent en effet, même s’ils ont en commun de vouloir réduire les risques existentiels à leurs seuls prés carrés.

A la fin c’est juste une question d’attribution de budget et de pouvoir et c’est vrai qu’ils peuvent se contredire sans le vouloir : le climatocrate voudrait que l’on mette tous les moyens sur la mitigation… le biodiversitocrate voudrait que l’on bloque toute activité. Or, si on empêche les industriels de se développer pour préserver la biodiversité qui payera la taxe carbone dont la soulte permet de financer la transition ?

Algorithmocratie

Dans la partie sur « l’algorithmocratie », vous montrez qu’un mauvais usage de l’Intelligence artificielle peut implémenter des idéologies dans la population. Pensez-vous qu’une telle société pourrait « fonctionner » très longtemps ? Ne tuerait-elle pas ainsi sa recherche scientifique ?

En fait ce n’est pas vraiment l’intelligence artificielle qui est mon propos dans cette partie. J’essaye de démontrer qu’en ayant recours à des algorithmes certains idéologues entendent changer la société. Il s’agit de transposer des modèles dans les algorithmes pour communiquer les informations que vous souhaitez aux foules et induire certains comportements. Je montre qu’il existe toujours un biais derrière ces tentatives.

Par exemple, le permis carbone a beaucoup fait parler de lui récemment. Je dénonce les biais méthodologiques de certains outils (votre empreinte carbone n’augmente pas si vous utilisez des ENR, or on sait que celles-ci ne peuvent fonctionner qu’avec des énergies fossiles en complément), mais également idéologiques (on vous fait croire que seule une attitude sacrificielle est possible et qu’elle est efficace). J’étudie tout cela en détail dans mon chapitre Algorithmocratie, et je vous renvoie à une tribune que j’ai publié sur Causeur qui étudie en détail ce sujet.

Quant à la question de savoir si cela peut fonctionner, il me semble sauf erreur que le Credit Social chinois se porte bien. Il serait d’ailleurs naïf de croire que ce mode de gouvernance par le biais du soft-power n’est possible que dans ce pays communiste. L’UE fait un excellent candidat. Je crois savoir que la ville de Bologne en Italie devait se doter d’un système similaire, je ne sais pas s’ils sont allés jusqu’au bout du projet. Il parait que Bruxelles réfléchit à des solutions de passeports numériques.

Ce pilotage des foules par le biais des algorithmes, ou algorithmocratie, s’organise donc progressivement. Toute la question est de savoir si l’humanité se laissera dompter.

Pour beaucoup de monde, la science c’est un ensemble donné de connaissances. Mais ceci est une vision plutôt statique alors que les scientifiques s’efforcent eux-mêmes en permanence de faire reculer leur propre ignorance. Un élément de réponse aux problèmes que vous posez ne pourrait-il pas se trouver dans la manière d’intéresser le peuple à la véritable démarche scientifique (plutôt que de lui asséner des « vérités » toutes faites) ?

L’humanité arrive à un croisement. Elle doit choisir la bonne politique scientifique. Pour l’instant on lui offre deux alternatives toute aussi dystopique l’une que l’autre : l’écologisme qui consisterait à un abandon du technosolutionnisme ou le trans-humanisme qui serait un abandon de l’idée d’humanité en remettant son avenir entre les mains d’une technostructure.

Dans les deux cas, on observe une forme de planisme idéologique. Il convient donc de trouver le juste milieu entre ces deux options effrayantes. Le cahier des charges est assez simple : comment faire pour que la science continue de jouer un rôle libérateur ? Par contre la réponse est horriblement compliquée. C’est pourquoi je compte écrire un troisième volume pour traiter de ce sujet.

Un message, un commentaire ?

Qui êtes-vous ?

Pour afficher votre trombine avec votre message, enregistrez-la d’abord sur gravatar.com (gratuit et indolore) et n’oubliez pas d’indiquer votre adresse e-mail ici.

Ajoutez votre commentaire ici

Ce champ accepte les raccourcis SPIP {{gras}} {italique} -*liste [texte->url] <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

Déplier les commentaires||Replier les commentaires
Vous souhaitez aider ? Adhérer, faire un virement mensuel, participer à un stand militant ? Prenez contact avec nous.

Réparation, Reconstruction, Refondation
25 May 2020
Feuille de route S&P
Réparation, Reconstruction, Refondation
Greta Thunberg, Extinction Rébellion - La finance verte au secours des marchés
9 août 2019
Politique
Greta Thunberg, Extinction Rébellion - La finance verte au secours des marchés
Greta a tué Einstein - La science sacrifiée sur l’autel de l’écologisme
18 novembre 2021
Revue de livre
Greta a tué Einstein - La science sacrifiée sur l’autel de l’écologisme

Don rapide

Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La dissolution de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.


L'euro, et pourtant il coule

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

Participez à l'effort politique !

Adhérez à S&P, devenez éducateur et créateur de la Nation

Au cours des élections présidentielles précédentes, de 2012 et 2017, nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
Un monde qui peut rentrer en crise à tout moment, y compris avec un risque de guerre.

En adhérant à Solidarité & progrès, en apportant vos moyens financiers et humains, nous pourrons ensemble franchir le seuil de la porte et faire ce qui est nécessaire.
Aller vers un futur qui soit vivable, meilleur, plus juste.

Jacques Cheminade
Faire un don et adhérer plus tard