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Fracture numérique : créer un service public reste une priorité

En janvier 2017, lors de sa campagne électorale, Jacques Cheminade constatait qu’une grande partie du territoire national (notamment dans le monde rural et dans les périphéries des grandes agglomérations) ne bénéficiait que d’une très faible, voire d’aucune couverture numérique (téléphonie mobile et accès à internet), et estimait que « le moment était venu pour que l’État français reprenne les choses en main en créant sans attendre un grand service public du numérique ».

Cette nouvelle institution fournira, disait-il

à des tarifs réglementés, un accès universel au numérique haut de gamme sur l’ensemble du territoire. Comme pour la fourniture d’électricité, l’accès au numérique concourt à la cohésion sociale, au moyen de la péréquation nationale des tarifs.

Ainsi, s’inspirant de ce qui fut fait pour l’électricité depuis 1946, la loi créant ce service pourrait s’écrire ainsi :

Matérialisant le droit de tous au numérique haut de gamme, un service de première nécessité, le service public du numérique est géré dans le respect des principes d’égalité, de continuité et d’adaptabilité et dans les meilleures conditions de sécurité, de qualité, de coûts, de prix et d’efficacité économique et sociale.

L’accès au numérique aujourd’hui : état des lieux

Couvrir « en très haut débit l’ensemble du territoire d’ici la fin du quinquennat », c’était également l’un des engagements d’Emmanuel Macron.

Si, en paroles, il ne tarissait pas de l’idée de faire de la France la startup-nation par excellence, il s’est bien gardé d’appeler à l’instauration d’un service public dédié (cela aurait nécessité qu’il engage un bras de fer avec Bruxelles et ses alliés ici, qui mènent une croisade contre tout ce qui s’apparente de près ou de loin à la notion de bien public, et aussi, avec les milieux financiers de Wall Street et, de la City pour redonner à notre pays une capacité d’investissement public massif).

Numérique : plus de deux ans après, où en sommes-nous ?

Un article publié le 12 juin sur le site de la Fédération Nationale des Travaux Publics fait le point :

Extrait :

Fin 2018, 45 % des Français n’avaient toujours pas accès au très haut débit (THD). Selon une étude de l’UFC Que-choisir :

  • plus de 10 % des consommateurs (6,8 millions) ne disposent toujours pas d’un Internet de qualité minimale,
  • près de 12,8 millions sont privés d’un Internet à bon haut débit et
  • 400 000 personnes n’ont tout simplement pas accès à l’Internet.

Seules les zones les plus denses bénéficient actuellement d’une infrastructure de qualité car elles ont été équipées en priorité par les opérateurs privés. L’absence de couverture numérique dans certains territoires, allant des zones de montagne les plus reculées à certaines périphéries des grandes agglomérations, provoque un sentiment d’abandon et d’exclusion qui grandit à mesure que les usages du numérique se développent.

De façon plus générale, la couverture numérique est très inégale.

Dans les communes de moins de 1 000 habitants (30000 des 36000 communes), soit 75 % des communes françaises et 15 % de la population, près du tiers des personnes n’ont par exemple pas accès à un internet de qualité.

Numérique, 5G et aménagement du territoire

Comme le souligne l’article, l’équipement en réseaux THD de 4G et 5G pour le mobile constitue un pilier fondamental de l’aménagement et de la cohésion des territoires. Comment convaincre des entreprises de s’installer dans le monde rural si elles n’ont pas accès à un numérique de bonne qualité ?

Une bonne couverture numérique ne signifie pas seulement que chacun pourra utiliser son smartphone et surfer sur internet à sa guise ! C’est avant tout, et de plus en plus, un critère essentiel pour maintenir et développer les métiers d’aujourd’hui et de demain sur l’ensemble du pays.

Le saut de performance technologique permis par la 5G ouvre par exemple de nouvelles perspectives dans de multiples domaines comme :

Autant d’innovations qui sont de potentielles sources d’activité économiques et pour de création d’emplois pour les zones rurales. De même, l’avènement des « smart city » et des « smartgrids » est conditionné à la présence d’une infrastructure THD dans les territoires.

Or, le développement de la 5G à large échelle, envisagé à l’horizon 2025-2030 en France, nécessite au préalable un maillage total du territoire par la fibre.

Le Très Haut Débit arrive par petites gouttes

Certes, le Plan France Très Haut Débit prévoit la couverture de 80 % du territoire d’ici à 2022 puis 100 % en 2025. 20 milliards d’euros seront ainsi investis, dont 3,3 milliards d’euros de crédits État et 3 à 4 milliards d’euros par les collectivités locales, le reste étant assuré par les opérateurs privés de télécommunications ou des investisseurs privés. En mai 2019, l’Observatoire du Très Haut Débit 2019 persistait à affirmer que l’objectif de couverture de 80 % du territoire serait atteint dans les temps.

Mais France Travaux souligne que « Pour y arriver, il faudra néanmoins accélérer le déploiement, notamment dans les zones rurales ou difficiles d’accès, ce qui nécessitera le déblocage d’investissements complémentaires ».

Le constat est terrifiant. Tout d’abord, seulement 242 millions d’euros ont été réellement décaissés par l’Etat depuis 2013, d’après un point d’étape sur l’avancée de la couverture numérique du ministère de la Cohésion des territoires de juin 2018.

Ensuite, seulement 13,5 millions de locaux sont raccordés à la fibre optique au 4ème trimestre 2018, alors que 30,7 millions devront l’être d’ici à 2022. Il reste donc 4 ans pour couvrir 17,2 millions de locaux supplémentaires, soit l’installation de 4,3 millions de prises par an en moyenne, presque le double de ce qui a été fait les 4 dernières années où le rythme moyen de raccordement n’a été que de 2,4 millions de locaux par an !

Sans accélération du rythme, l’objectif de 80 % de couverture du territoire national ne sera atteint qu’en 2029 selon l’UFC Que-choisir ou 2030 selon la Cour des Comptes.

Pour ajouter aux difficultés, le Canard enchaîné du 22 mai 2019 dévoilait à quel point les grands opérateurs privés (Orange, SFR, Bouygues, et Free) renâclaient devant la proposition du gouvernement qu’ils mutualisent leur réseau dans les zones faiblement ou pas couvertes.

Enfin, même si l’objectif à l’horizon 2022 était tenu comme l’affirme l’Observatoire du THD 2019, il restera encore 6,4 millions de locaux à desservir sur la période 2022 - 2025, principalement dans les zones peu denses (RIP). Près de la moitié de ces prises (3 millions) ne sont actuellement pas financées.

D’après InfraNum, ce sont ainsi 2,6 milliards d’euros supplémentaires d’investissement public qu’il faudrait consentir entre 2022 et 2025 pour couvrir 100 % du territoire en THD, dont 800 millions d’euros de subventions de l’Etat.

Encore une raison de se battre pour une véritable Banque nationale à même de financer ce type d’investissement, et d’assurer ainsi une vie et un futur à nos campagnes.

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S&P et Jacques Cheminade se battent depuis plusieurs décennies pour re-nationaliser la Banque de France, afin qu’elle redevienne une Banque « du peuple, par le peuple et pour le peuple ».

En savoir plus
Cheminade
20 février 2016
Analyses
Le numérique au service du financier ou de l’humanité ? — J.Cheminade
#JC2017 : faire de l’accès au numérique un service public
8 janvier 2017
Déclarations
#JC2017 : faire de l’accès au numérique un service public

Don rapide

Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La dissolution de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.


L'euro, et pourtant il coule

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

Participez à l'effort politique !

Adhérez à S&P, devenez éducateur et créateur de la Nation

Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
Un monde qui peut rentrer en crise à tout moment, y compris avec un risque de guerre.

En adhérant à Solidarité & progrès, en apportant vos moyens financiers et humains, nous pourrons ensemble franchir le seuil de la porte et faire ce qui est nécessaire.
Aller vers un futur qui soit vivable, meilleur, plus juste.

Jacques Cheminade
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