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EDF : à force de lui tordre le bras, ils finiront par lui tordre le cou

Si l’on devait écrire un manuel sur la manière dont un Etat peut se suicider, ce qui est infligé actuellement à EDF, un service public, pourrait occuper plusieurs chapitres.

Ça flambe !

On a du mal à comprendre. En 2008, lorsque le prix du baril de pétrole était à 147 dollars, le prix du litre d’essence à la pompe affichait 1,32 euro. Or, en 2022, le prix du baril n’est que de 83 dollars. Et pourtant, le litre à la pompe est à 1,70 euro…

Relance économique post-Covid19, spéculation, tensions géopolitiques, transition énergétique, tout est bon pour nous prouver que nos gouvernements n’y peuvent pas grand-chose, puisque ce sont « les marchés » (les banques) qui décident !

Cependant, à trois mois d’une élection présidentielle, il convient d’éviter les chocs. Bruno Le Maire, dans la presse étrangère, a avoué que si rien n’est fait, ce qui est arrivé au Kazakhstan, où la population s’est révoltée contre l’envolée brutale des prix de l’énergie, pourrait se produire en France !

Les mesures

A chaque mesure, s’avérant rapidement insuffisante, succède une autre, tout aussi inefficace.

Au versement exceptionnel d’un chèque énergie de 100 euros à 6 millions de ménages, s’est ajoutée l’indemnité inflation du même montant, versée à 38 millions de personnes.

Concernant le gaz, après quatre hausses consécutives en 2021 (9,96 % en juillet, 5,3 % en août, 8,7 % en septembre et 12,6 % en octobre), en vertu d’un décret paru au Journal Officiel, les tarifs resteront bloqués à leur niveau d’octobre 2021 jusqu’au 30 juin 2022. Sans cette mesure, le barème pour le calcul des tarifs réglementés de vente au 1er janvier 2022 aurait dépassé de 38 % TTC le niveau en vigueur depuis le 1er octobre 2021 !

Quant à l’électricité, l’État a promis de limiter à 4 % la prochaine hausse du tarif réglementé. Sans cette intervention, d’après les chiffres annoncés par la Commission de régulation de l’énergie, ce tarif aurait explosé à 44,5% dès le 1er février pour les particuliers. Grâce à ce « bouclier tarifaire », la hausse ne représentera qu’un surcoût d’environ 38 € sur la facture annuelle d’un client résidentiel et 60 € pour un professionnel. Sinon, la hausse serait réciproquement de 330 € et 540 €.

Ces mesures, véritable cadeau aux marchés financiers, représentent à elles seules un coût de 14 milliards d’euros pour le contribuable sur la période 2021-2022. La baisse des taxes, destinée à plafonner la hausse à 4 % en février 2022, représente 8 milliards de ce total. Un montant auquel il faut ajouter les 3,8 milliards d’euros d’« indemnité inflation », les 1,5 à 2 milliards du blocage du tarif réglementé du gaz et les 600 millions du chèque énergie exceptionnel, détaille au Figaro Barbara Pompili, notre ministre de la Transition écologique.

Mise à mort d’EDF

Tout cela étant rapidement dépassé par la poursuite de la hausse des prix de l’énergie, le gouvernement a demandé à EDF, dont l’Etat détient 84 %, d’augmenter de 20 % (20 TWh) le volume d’électricité nucléaire vendu à prix réduit aux « distributeurs alternatifs » (Engie, Total Spring, Planète Oui, ENI, etc.).

Il faut savoir que depuis 2011, le dispositif ARENH (Accès régulé à l’électricité nucléaire historique) permet à tous les fournisseurs alternatifs (y compris ceux qui ne produisent pas le moindre kW d’électricité) de s’approvisionner en électricité auprès d’EDF dans des conditions fixées par les pouvoirs publics. Le prix est actuellement de 42 €/MWh et le volume global maximal affecté au dispositif est égal à 100 TWh/an, environ un quart de sa production d’électricité d’origine nucléaire. [1]

Évidemment, le privé gagne à tous les coups car lorsque le prix de l’électricité est en-dessous du prix offert par EDF, les fournisseurs alternatifs s’approvisionnent sur le marché, tout en profitant du prix bas d’EDF lorsque le prix repart à la hausse.

Or, le problème immédiat pour EDF, c’est qu’elle a déjà vendu les volumes de sa production de 2022.

Comme le précise le site Connaissance de l’énergie :

Comme EDF vend une large part de son nucléaire sur les marchés ‘à terme’ (principe de couverture), elle devra acheter à prix fort sur le marché ‘au jour le jour’ (« spot ») les 20 TWh de nucléaire qu’elle a déjà vendus sur ces marchés à terme il y a plusieurs mois, donc quand les prix étaient moins rémunérateurs qu’aujourd’hui... 

Et, comme le souligne Marianne :

L’électricien a donc déjà perdu une partie des bénéfices qu’il aurait pu retirer de la hausse des prix. Et il va les perdre une seconde fois car EDF va devoir racheter des montagnes de sa propre électricité, au prix de marché qui se situe entre 275 euros et 300 euros le MWh, et les revendre six fois moins cher.

Le coût de cette opération est d’au moins 8 milliards d’euros, alors qu’EDF supporte une dette de 41 milliards et va devoir assumer d’importants investissements pour la maintenance des réacteurs existants et la construction de six nouveaux réacteurs EPR.

Grève du 26 janvier

Syndicats et direction dénoncent en chœur la décision gouvernementale. Dans une lettre interne aux cadres de son groupe, le PDG Jean-Bernard Lévy parle d’un véritable « choc ».

Les quatre principaux syndicats fustigent la décision du gouvernement et appellent à la grève le 26 janvier. Ils dénoncent dans un communiqué commun la destruction organisée d’EDF au profit de la concurrence.

« La situation est grave, l’attaque est importante et la réponse doit être collective », affirment FO-Energie et Mines. Pour sa part, Philippe Page Le Mérour, secrétaire CGT du conseil syndical d’EDF, a déclaré :

On nous dit que le prix de l’électricité augmente à un rythme insoutenable. C’est une réalité. Pourquoi ? Parce que nous sommes rattachés au marché européen de l’électricité, dont les prix sont tirés vers le haut [...] La facture d’électricité en France aujourd’hui devrait être bien inférieure à ce qui est annoncé par le ministère. Nous proposons donc que nous retrouvions notre indépendance énergétique et que les salariés d’EDF travaillent pour leurs concitoyens, pour le service public de l’électricité, pour les entreprises du pays et non pour la concurrence.


[1La mise en place du dispositif ARENH résulte d’un engagement de l’Etat français auprès de la Commission européenne pour organiser la « libre concurrence » par l’instauration de la loi NOME (Nouvelle organisation du marché de l’électricité) du 7 décembre 2010.

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  • Charpenet • 01/03/2022 - 11:44

    Futur ingénieur énergétique, je crois en votre cause.

    Répondre à ce message

  • chauvois • 22/01/2022 - 12:04

    Bonjour !
    Comme l’expliquaient bien les shadoks, nous sommes de sous la terre, dans le même sens que ceux qui sont dessus, pour l’empêcher de tomber (la terre), donc nous marchons sur la tête...

    Répondre à ce message

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Don rapide

Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La dissolution de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.


L'euro, et pourtant il coule

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

Participez à l'effort politique !

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Au cours des élections présidentielles précédentes, de 2012 et 2017, nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
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En adhérant à Solidarité & progrès, en apportant vos moyens financiers et humains, nous pourrons ensemble franchir le seuil de la porte et faire ce qui est nécessaire.
Aller vers un futur qui soit vivable, meilleur, plus juste.

Jacques Cheminade
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