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Corona-krach : la contagion gagne le système financier

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Il faut remonter aux deux conflagrations du XX e siècle, voire même au Moyen Age, pour trouver une situation aussi dangereuse que celle que nous vivons aujourd’hui. Trois phénomènes se conjuguent : un nouveau virus très contagieux qui sème la peur et dont on ne connaît pas encore la force létale ; un système financier international que des spéculations insensées et des algorithmes font tourner à une vitesse folle ; une oligarchie anglo-américaine aux abois, tentée par la guerre nucléaire pour maintenir coûte que coûte son pouvoir.

La situation est, en même temps, propice à des changements pour le meilleur, car c’est lors de telles crises que les hommes peuvent renoncer aux pratiques qui les ont conduits au bord du gouffre.

L’appel de Vladimir Poutine à un Sommet des cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU pour traiter de ces problèmes, désormais soutenu par la France, la Chine et les Etats-Unis, fait son chemin. Mais comme notre amie Helga Zepp-LaRouche le souligne dans son appel, seule l’adoption des quatre grands principes économiques de Lyndon LaRouche pourra réellement changer la donne économique et politique dans le monde. Mobilisons-nous pour soutenir ces initiatives !

Mondialisation, chute en fin ?

Outre la menace que constitue ce virus pour notre santé, la principale crise pourrait venir de l’onde de choc propagée par cette épidémie sur une mondialisation brinquebalante et sur un système financier déjà au bord du gouffre, surchauffé par les pratiques spéculatives.

La prise de conscience que la France ne serait pas en mesure de protéger sa population car la production de masques anti-virus a été largement délocalisée en Chine, qui les utilise pour protéger sa propre population, a constitué un brutal réveil contre une mondialisation sauvage qui nous met aujourd’hui à la merci de tous les dangers.

La réaction de Bruno Le Maire, notre ministre de l’Economie et des Finances, reflète parfaitement ce rejet croissant de la mondialisation : « L’épidémie du coronavirus est un ‘game changer’ dans la mondialisation » , a-t-il déclaré à Athènes le 25 février. Elle pose « la nécessité impérative de relocaliser un certain nombre d’activités et d’être plus indépendant sur un certain nombre de chaînes de production ». En ce qui concerne le secteur de la santé et des médicaments, « nous ne pouvons pas continuer à dépendre à 80 % ou 85 % de principes actifs pour les médicaments qui sont produits en Chine ; ce serait irresponsable et déraisonnable ».

Cependant, l’imbrication économique est aujourd’hui telle qu’une dé-mondialisation irréfléchie, visant à retourner au plus vite vers un passé mythique, serait le meilleur moyen d’envoyer l’humanité en enfer. Car si l’on supprime ces chaînes de production transnationales sans les remplacer par des capacités productives opérationnelles dans chacun de nos pays, les faillites et le chômage exploseront à l’échelle internationale. La construction d’une nouvelle communauté de destin partagée entre nations souveraines, qu’il faut entreprendre tout de suite, prendra donc un certain temps.

La « mondialisation heureuse » tourne au cauchemar

Remontons à l’origine de cette crise, dont la cause est non pas l’internationalisation de l’économie (qui a toujours existé et qui est une bonne chose), mais la mondialisation financière. A la mort des accords de Bretton Woods en 1971, les élites transnationales anglo-américaines, rapidement suivies par celles du monde entier, décidèrent d’abandonner le modèle de l’Etat-nation souverain comme cadre naturel à l’émergence de nations prospères bénéficiant d’une autosuffisance économique, pour se lancer dans la construction d’une mondialisation financière fondée sur l’accumulation de profits rapides et mirobolants dans les pays à bas salaires. Au détriment souvent de leurs propres populations et de nos classes moyennes et laborieuses. C’est là qu’ils installèrent les chaînes de production industrielles mondialisées qui alimentent aujourd’hui, dans les pays occidentaux, une économie entièrement tirée par l’achat de produits de consommation aux plus bas coûts.

Les statistiques sont cruelles. La part de la Chine dans la richesse mondiale est passée de 3 % en 2003, au moment du SRAS, à 15 % aujourd’hui. Les secteurs où la France est la plus dépendante de la Chine sont 1) le tourisme, avec 2,5 millions de visiteurs chinois en 2019 ; 2) l’industrie du luxe, avec LVMH, dont le chiffre d’affaire est passé de 2,6 milliards en 2006 à 13,5 milliards en 2018 ; 3) la high-tech, dont 30 % des produits informatiques et électroniques sont importés de Chine, et 4) le textile et l’habillement, qui représentent 29 %.

L’onde de choc du coronavirus

Cette extrême dépendance signifie que le moindre retard dans la production des usines chinoises se répercute par des pertes sèches dans les chaînes de commercialisation occidentales. Si, de surcroît, l’épidémie s’étend au monde entier, comme c’est le cas, la crise de l’offre, conséquence de la rupture d’approvisionnement en produits venant de Chine pour être vendus, se conjuguera avec une crise de la demande : les personnes frappées par des mesures de quarantaine ne pourront plus acheter dans les magasins occidentaux. Et ce, pendant des mois ! Conséquence : outre les avions, hôtels, restaurants et magasins vides, des goulets d’étranglement dans la distribution et dans la production provoquant des pertes inestimables.

En Chine, suite à la quarantaine, production, commandes, exportations et emplois sont à leurs plus bas historiques. La consommation d’électricité est à 60 % de la normale et si l’économie productive redémarre, c’est seulement à 40-50 %, car des millions de PME et PMI n’ont pas encore repris le travail.

Selon les chiffres du Bureau national des statistiques chinois publiés le 29 février, l’indice PMI manufacturier qui signale, au-dessus de 50 points, une expansion de l’activité, et en-dessous, une contraction, est tombé de 50 à 35,7 dans le secteur manufacturier et même à 29,6 dans les services. Ce qui fait dire aux économistes de la Société Générale, que « le choc de l’épidémie de Covid 19 sur l’économie chinoise est encore plus grave que le choc Lehman Brothers, notamment dans le secteur des services » .

La contagion gagne le système financier

Jusque-là, les bourses s’étaient relativement bien tenues, mais avec la propagation de l’épidémie à l’Europe via l’Italie, et au Moyen-Orient via l’Iran, ainsi qu’à de nombreux autres pays, la contagion a gagné les marchés. La semaine du 24 au 29 février a vu les principaux indices chuter de 12 %, avec des pertes de 5000 milliards de dollars.

Là aussi, les Occidentaux risquent de payer très cher le fait d’avoir abandonné totalement la production aux pays émergents et d’avoir misé sur une économie de consommation, dopée par une financiarisation et une titrisation des flux financiers liés aux dépenses et à la dette des consommateurs. Explication : les paiements que vous effectuez pour une chambre d’hôtel, vos courses ou vos factures de gaz et d’électricité, par exemple, alimentent souvent toute une série de « véhicules financiers » qui prennent chacun une part des profits. Utiliser ainsi votre argent dans la spéculation financière, une « industrie » en pleine expansion depuis 50 ans, est devenu beaucoup plus « rentable » que d’investir dans l’économie productive (industrie, infrastructures, etc.). Voilà pourquoi nos pays sont devenus totalement dépendants des chaînes d’approvisionnement industriel à bas coûts depuis les pays émergents, sous le contrôle des cartels internationaux.

Imposez une quarantaine quelque part, et l’arrêt de ces chaînes d’approvisionnement provoquera des effets déstabilisateurs tout le long de la finance mondialisée. Cela peut être temporaire, mais les fortes baisses enregistrées dans les valeurs des banques et des compagnies d’assurance notamment, pourraient faire sauter la digue du système financier international en provoquant l’effondrement de la bulle des 700 000 milliards de dollars en contrats de produits dérivés et de leurs contreparties dans les compagnies d’assurance.

On le voit, cette crise exige un changement global d’orientation.
Si les épidémies, la crise et la guerre font leur retour indécent sur la scène internationale, c’est que l’humanité a oublié les principes élémentaires pour développer des économies saines.

Pour changer cela, que faire ? il faudra écouter les sages principes économiques de Lyndon LaRouche !

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Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La dissolution de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.


L'euro, et pourtant il coule

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

Participez à l'effort politique !

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Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
Un monde qui peut rentrer en crise à tout moment, y compris avec un risque de guerre.

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Aller vers un futur qui soit vivable, meilleur, plus juste.

Jacques Cheminade
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