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Asselineau : nous sommes à l’ère du réveil des nations

Intervention de François Asselineau, président de l’Union Populaire Républicaine (UPR), lors du débat sur le thème « Se libérer de l’oligarchie financière », organisé le 25 septembre à Paris par Solidarité & Progrès.

Compte-rendu de l’événement et liens vers les autres interventions.

Mot introductif de Jacques Cheminade :

Bonjour à toutes et à tous.

Nous sommes heureux d’être ensemble ici, aujourd’hui. Parce que nous représentons tous, chacun à notre façon, la cause de la souveraineté de la France, et donc, la cause de l’humanité. Car la France, lorsqu’elle est souveraine, assume cette cause. Il y a des « souverainistes », qui ne sont pas ici. Ici sont ceux qui, depuis longtemps, se battent sur le front, qui portent cette cause dans leur cœur et la conçoivent comme un bien commun que nous devons tous partager. Certes, la cause de l’unité n’est pas simple, mais elle doit être, à chaque instant, présente dans nos cœurs, et elle doit, à chaque instant, nous porter pour que cette élection présidentielle ne soit pas une sorte de « bal des egos », mais qu’elle soit au contraire une source de projets de société. Notre objectif est non seulement de renouveler la classe politique française, mais de lui donner un nouveau visage. Et compte tenu de ce qu’elle est depuis plus de quarante ans, ce nouveau visage est tout à fait nécessaire. Ce sera un visage multiple, pour aboutir à une unité, cette unité multiple, cette perspective multiple qui est portée par l’unité que chacun d’entre nous représente. Dans ces circonstances, et par rapport à cette unité : « Quand les blés sont sous la grêle/Fou qui fait le délicat/Fou qui songe à ses querelles/Au cœur du commun combat. »

Aussi, pensons que ce chant qu’on a entendu – un chant à plusieurs voix, à voix croisées, La Marseillaise – c’est nous-mêmes qui devrons le faire vivre et lui donner un sens. Je vais d’abord inviter François Asselineau à venir parmi nous. Il a été sur la ligne de front et précurseur en ce qui concerne le Frexit et il représente ce potentiel, parmi les autres qui sont ici, et je l’invite à venir pour l’exprimer parmi nous.

Intervention de François Asselineau

Bonjour à toutes et à tous.

Merci, Jacques, de m’avoir invité. Lorsque vous m’avez proposé de venir, j’ai tout de suite dit oui, mais on était convenu à l’origine de la date du 11 septembre, date un peu particulière. Finalement, vous avez reporté et je présente donc mes excuses à toutes les personnes ici présentes, car, autant j’étais libre le 11, autant aujourd’hui, je dois partir très vite, car j’ai une réunion dans les Hauts-de-France avec les maires pour chercher les parrainages. J’y reviendrai tout à l’heure.
On est dans une situation particulière. Le premier tour de l’élection présidentielle aura lieu le 10 avril 2022, c’est-à-dire dans six mois et demi. Six mois et demi, c’est demain. Six mois et demi, c’est quelque chose de très, très bref. Les parrainages rappellent un principe de réalité. On peut se déclarer candidat à l’élection présidentielle, mais il faut avoir les parrainages. Ça doit être l’alpha et l’oméga si l’on veut se présenter. Les parrainages devront être présentés au Conseil constitutionnel à partir du 30 janvier 2022, c’est-à-dire dans quatre mois.

Les parrainages, le mur de la réalité

Il faut savoir que pour obtenir ces parrainages, vous avez 42 000 personnes en France qui détiennent le pouvoir de parrainage. En 2017, il y en a eu 14 292 qui l’ont fait, ce qui veut dire que les deux tiers ont refusé de parrainer. Il y a de moins en moins de détenteurs du pouvoir de parrainage puisque les communes sont fusionnées et que les grands partis politiques, qui sont aux mains de l’oligarchie financière, demandent à leurs troupes, à ceux qui ont une étiquette, de ne parrainer que les candidats qui ont été investis. On a donc une course de vitesse, parce que, pour accéder au pouvoir et pour changer les choses, il faut accéder au pouvoir, ça, c’est un principe de base.

Les trois voies pour accéder au pouvoir

Finalement, il n’y a que trois possibilités pour accéder au pouvoir, si l’on regarde cela avec un œil froid et cynique et avec hauteur de vue.

La première possibilité, c’est une révolution. Je ne dis pas cela par ordre de probabilité. Est-ce que le peuple français est au bord de la révolution ? Personnellement, j’en doute beaucoup. On a vu le phénomène révolutionnaire des Gilets jaunes, qui a été progressivement dénaturé, infiltré, sali, jusqu’à ce que cela se perde finalement dans les sables. Je crois d’ailleurs que c’est également ce qui est en train d’arriver aux manifestations contre le pass sanitaire, auxquelles j’ai participé. Je n’ai pas été le seul, mais j’ai demandé à ce qu’on y participe. Là aussi, c’est en train de tomber dans les sables. Je ne suis pas sûr que nous ayons en France des gens, des Français, qui soient prêts, disons le mot, comme en 1830 avec le général de Marmont, à se faire « trouer la peau ».

Donc, s’il n’y a pas de révolution, la deuxième possibilité, c’est le coup d’État militaire.

Quand on voit l’armée française, quand on voit comment les généraux ont été sélectionnés, au plus haut niveau souvent pour être parfaitement aux ordres, et comment on leur fait miroiter que l’intégration dans l’OTAN peut leur procurer des postes à Bruxelles ou à Washington, moi, je ne pense pas qu’il puisse y avoir de coup d’État militaire.

Donc la troisième possibilité, c’est la voie légale, c’est-à-dire la voie des urnes. C’est-à-dire, pour ce qui concerne la situation de la France, l’élection présidentielle, qui est la clé de voûte de nos institutions.

Alors, tout ceci est très amer, parce que, comme je vous l’ai dit, cela repose d’abord et avant tout sur la recherche des parrainages. Parrainages qui sont verrouillés par tous ceux qui ont une étiquette au profit des grands partis.

Les « petits candidats » comme on dit, ce qui est une infamie, car Jacques Cheminade ou moi-même avons été candidats et je n’ai pas eu l’impression qu’on était des petits candidats, j’ai l’impression qu’on a été des grands candidats par la qualité des analyses développées. Les petits candidats ne peuvent donc que se reporter sur les maires des petits villages.

Or, les maires des petits villages sont réticents à donner leur parrainage si c’est quelqu’un dont on n’a jamais entendu parler. Ou bien lorsque c’est quelqu’un qui est décrit comme extrémiste. Vous savez par exemple que Mme Le Pen, qu’on l’aime ou qu’on ne l’aime pas, va avoir des difficultés pour avoir les parrainages.

J’entre directement dans le vif du sujet : Zemmour, ce n’est pas sûr qu’il aura ses parrainages. À moins qu’on lui les donne. Mais pour lui donner, alors là, il faudrait une structure qui les lui donne et depuis maintenant 2016, tous les noms des parrains sont rendus publics, ce qui est quand même un handicap pour celui qui voudrait, en sous-main, favoriser la candidature de Monsieur Zemmour.

Voilà, ça, c’est le mur de la réalité numéro un. Si l’on veut essayer de faire changer les choses, on peut faire des choses importantes comme des colloques tel que celui-ci, ou l’université comme nous l’avons faite avec l’UPR pour faire progresser l’esprit de la République, mais il faut aussi participer à l’élection présidentielle et l’objectif que nous nous sommes fixé à l’UPR, c’est de pouvoir être candidat pour faire passer des idées et pour détruire ce mur médiatique qui est tenu par les médias.

On parle ici de lutter contre l’oligarchie financière. En France, cette oligarchie financière se manifeste avant tout par sa mainmise sur les médias. On voit comment quelqu’un comme Monsieur Zemmour passe 24 h sur 24 h, 7 jours sur 7, 365 jours par an, dans tous les médias et que, de surcroît, les mêmes médias le qualifient de « censuré » !

J’en parlais tout à l’heure avec Jacques Cheminade. On aimerait bien être aussi censurés qu’Eric Zemmour, j’aimerais bien ! Mais vous avez remarqué que Monsieur Zemmour a des obsessions : taper sur les Arabes, taper sur l’Islam. Et certaines choses ne sont pas fausses. Il a des qualités. Mais M. Zemmour dit quand même qu’il ne faut pas sortir de l’UE, ni de l’euro, ni de l’OTAN. En ce qui nous concerne, à l’UPR, et je pense que cela est partagé par les membres de Solidarité & Progrès ainsi que ceux de République souveraine, à partir du moment où l’on dit qu’on ne sort pas de l’UE, ni de l’euro, ni de l’OTAN, pour nous, c’est terminé. Car cela veut dire qu’on va débattre de choses et d’autres et que cela ne présente aucun intérêt.

Les faux débats

Regardez ce qui se passe. On est à six mois et demi du premier tour de l’élection présidentielle. Ce qui devrait être l’occasion de mettre les choses à plat au plus haut niveau stratégique. Que veut-on faire de la France dans les vingt, quarante ou cinquante ans à venir ? Comment se fait-il que notre pays soit en déclin dans tous les domaines ? Est-ce que nous suivons la bonne stratégie ?

Alors, quel est le débat actuellement, tel qu’il commence ?

Le débat de Mme Hidalgo consiste à savoir s’il faut limiter la vitesse à 110 km/h sur les autoroutes. Pour Mme Pécresse, c’est : faut-il oui ou non interdire le burkini dans les piscines ? Pour M. Zemmour c’est : faut-il oui ou non interdire l’emploi du prénom Mohammed ? C’est-à-dire que tous les sujets les plus fondamentaux sont écartés. Et nous, notre devoir collectif, je pense, c’est de mettre sur le devant de la scène les sujets fondamentaux.

Le monde d’aujourd’hui

Nous sommes face à un monde assez extraordinaire, où il y a d’un côté l’oligarchie financière – transnationale, transcontinentale – qui essaye d’imposer un nouveau monde, avec des manœuvres qui sont sujettes à caution. Or, je ne veux pas donner ici, le moins du monde, l’impression que je suis complotiste ou conspirationniste, bien que dès que l’on sort de la pensée officielle, on vous traite comme ça, mais il est exact que sur ces questions de pandémie, sur ces questions de QR code, sur la question du pass sanitaire, dont on sait que c’est inefficace dans les caractéristiques de la pandémie, c’est assez étrange ce qu’il se passe dans le monde occidental. Les traitements comme l’hydroxychloroquine ou l’ivermectine sont autorisés dans beaucoup de pays du monde. C’est dans le monde occidental qu’ils sont interdits. Les manœuvres sur le pass sanitaire, c’est essentiellement dans le monde occidental et essentiellement en France.

Le réveil des nations

Il y a la volonté d’une oligarchie transnationale de prendre le pouvoir ou de le maintenir. Il y a également le phénomène inverse qui se produit. Il me semble qu’on est comme en 1848, face à ce que l’on appelait le « réveil des nations ». Ce débat se produit un peu partout et il s’est produit, par exemple, avec le Brexit. Le Brexit est quelque chose d’absolument fondateur. Avec le Brexit, le Royaume-Uni a apporté la preuve que la construction européenne était réversible.

C’est exactement ce qui s’est passé en Pologne en 1981, lorsque, sous les coups de boutoir de la population, le gouvernement avait été obligé d’admettre le syndicat Solidarnosc qui était, pour la première fois, un syndicat qui ne dépendait pas du Parti communiste. Et donc, c’était le début de la fin, malgré le coup d’État fait par Jaruzelski au profit de Moscou, car ça montrait qu’il pouvait y avoir quelque chose qui allait dans le sens inverse de ce qui était prévu. Et la construction européenne, comme la construction de l’URSS, est une sorte de téléologie, prétendant aller dans le sens de l’Histoire.

Quand il y a un Etat qui sort (ce fut le cas des pays Baltes à partir de 1990, lors de l’effondrement de l’URSS), on se rend compte qu’il n’y a pas de loi de l’Histoire.

De ce point de vue, le Brexit a démontré que l’Union « sans cesse plus étroite » des Etats de l’UE, telle que l’annoncent dès le début les traités européens, c’était faux, ça ne fonctionne pas.

Et ce que l’on voit actuellement, aussi bien au sein de l’UE que dans le monde entier, c’est que les Etats récupèrent le pouvoir. Je vous donne deux exemples, l’un au sein de l’UE, l’autre en dehors.

L’Allemagne nous inflige des camouflets

Je veux parler de l’Allemagne. C’est un des échecs les plus cinglants pour la France, c’est un des scandales les plus énormes, dont on ne parle jamais lors des élections présidentielles en France.

Mais l’Allemagne, toutes les semaines, nous inflige des camouflets. Elle n’en a strictement rien à faire, ni du couple franco-allemand, ni de la solidarité européenne. Au cours des semaines écoulées, les Allemands ont reconnu les talibans en Afghanistan. Ils ont sans doute raison, mais ils ont fait ça dans le dos de la politique européenne de défense et de sécurité, et dans le dos des Français. Alors que chez nous, ce jeune muscadin, Clément Beaune, soutenu par Valérie Pécresse, disait qu’il fallait soutenir la guérilla.

Il était également question que l’Allemagne achète un avion de patrouille maritime. Ce devait être un avion français, et finalement, ils ont acheté un avion américain. Au cours des dernières semaines, nous avons appris que l’Allemagne finance la construction d’un nouveau pas de tir spatial pour se soustraire à la contrainte de passer par Kourou, en Guyane. Là aussi, les Français ont été mis devant le fait accompli. Il y a deux jours, nous apprenions le départ des moteurs Vinci fabriqués à Vernon par Ariane Groupe - et dont la France accepte « adieu veaux, vaches, cochons » qu’ils soient fabriqués en Allemagne, avec la technologie, le savoir-faire industriel, les secrets de fabrication. C’est un scandale ! Un scandale parmi les scandales !

Sur l’affaire des sous-marins dont tout le monde parle : au moment même où l’Union européenne prétendait être solidaire de la France (cela a duré moins de 48 heures), on apprenait par le général Zorn, qui est le chef d’état-major des armées allemandes de la Bundeswehr, que l’Allemagne vient de signer un accord stratégique avec l’Australie, pour la surveillance et la défense spatiale, sans que la France soit au courant. Mais que faut-il de plus pour montrer que la construction européenne, c’est du pipeau ? Que faut-il de plus pour dessiller les yeux des Français sur le fait qu’il n’y a pas de couple franco-allemand, que l’Allemagne poursuit une politique de puissance et que la France accepte tout ça, parce que nous poursuivons la chimère de maintenir la même monnaie que l’Allemagne ? Ce qui fait, évidemment, que nous sommes vidés petit à petit de notre substance puisque nous n’avons pas la même compétitivité intrinsèque de notre économie et pas les mêmes évolutions.

La Chine

Mon deuxième exemple, c’est la Chine. La Chine est un pays assez extraordinaire. C’est la civilisation la plus ancienne sans interruption sur Terre, avec 2500 ans de dynasties qui se succèdent, mais un même caractère. Un peu comme si en Égypte aujourd’hui, c’était encore le temps des pharaons. La Chine a accepté, avec une grande ruse, la délocalisation, qui a été inscrite dans le marbre de l’Acte unique de 1986 pour les pays d’Europe, puis gravé dans le marbre du traité de Maastricht, puis imposée à tous les pays de l’OCDE et qui a ensuite été mise sur les fonts baptismaux avec les accords de Marrakech de 1994.

L’idée sous-jacente, chez l’oligarchie financière des pays occidentaux, était que pour maximiser le profit à court terme, on allait tout faire fabriquer par des gens très mal payés, sans couverture sociale et sans contraintes environnementales, et transformer le monde en une espèce de système négrier, avec les pays de l’OCDE, les pays occidentaux, qui vivraient confortablement, et puis les pays comme la Chine et ceux de l’Asie du Sud-est et de l’Asie du Sud, qui travailleraient pour les autres. C’est ce qui s’est passé et cela a permis une maximisation des profits à court terme de toutes les grandes entreprises du monde occidental, qui se sont délocalisées, notamment en Chine.

Mais que se passe-t-il maintenant ? Vous avez suivi les préparations du congrès du Parti communiste chinois : les Chinois ont commencé une nouvelle stratégie qu’ils appellent l’économie duale. Ils sont devenus le laboratoire du monde, l’industrie du monde. Maintenant, ils disent « on reste entre nous » : 1,4 milliard d’habitants. Presque quatre fois la population de l’Union européenne et 400 millions de personnes qui font partie de la classe moyenne ! Ils ont donc maintenant la possibilité d’un développement endogène, en se passant de l’Occident. Voilà la vérité ! Le système voulu par l’oligarchie financière, où, en gros, le monde blanc vivrait de rente à partir de travail effectué ailleurs, n’est pas le sens que prend l’histoire.

Une oligarchie financière

Si je regarde ce qui se passe en Allemagne, si je regarde ce qui se passe en Chine, et nous pourrions citer la Russie, l’Inde, le Brésil, le Royaume-Uni, etc. On assiste en fait au grand retour des nations ! Nous avons donc deux phénomènes opposés qui sont, en même temps, une oligarchie financière qui essaie de mettre la main sur l’ensemble de la planète, d’imposer un modèle unique, et à la fois, un réveil des nations qui ne veulent pas mourir.

Je ne vais pas ici développer au-delà parce que je pourrais parler pendant des heures et cela sortirait du créneau horaire qui m’a été attribué, mais je voudrais insister sur quelque chose.

Il est absolument fondamental qu’on ne laisse pas l’élection présidentielle dans les mains de personnalités qui vont tout faire pour dévier le vrai débat, qui vont tout faire pour focaliser l’attention des Français (et un certain nombre d’entre eux tombent malheureusement dans le panneau) sur le fait que tout serait de la faute des immigrés. Je suis de ceux qui pensent qu’il faut effectivement mettre un terme à une immigration débordante, pour toute une série de raisons. D’abord parce qu’avec 10 ou 12 % de chômage, on ne peut pas accepter une continuité d’arrivées. Mais aussi parce que, fondamentalement, c’est en train de déstabiliser complètement la société française et les sociétés occidentales. Lorsqu’on essaie d’être un homme d’État - et que l’on prend en compte la réalité - il faut faire très attention à ce que ces personnes-là ne deviennent pas les bouc-émissaires, alors que ces phénomènes migratoires sont créés à l’origine par une oligarchie et que cette même oligarchie finance aujourd’hui ceux qui dénoncent l’immigration.

Donc, il faut qu’il y ait un candidat à l’élection présidentielle qui puisse parler d’autre chose, et notamment attirer l’attention des Français sur ces trois verrous fondamentaux - qu’il faut faire sauter - que sont l’Union européenne, l’euro et l’OTAN. Vous connaissez mes analyses. Cela fait quatorze ans et demi que je l’ai dit.

Pour ce qui me concerne, je vais filer, non pas à l’anglaise. D’ailleurs, j’ai une petite anecdote : la seule chose qui me surprenne dans la campagne qui démarre, ce sont les déclarations de Monsieur Barnier. Parce que Monsieur Barnier, qui était présenté comme un grand Européen convaincu, négociateur du Brexit, eh bien, vous avez vu qu’il a mis les pieds dans le plat en disant qu’il faut sortir de la Cour de justice de l’Union européenne si l’on veut récupérer les manettes en matière migratoire. À Bruxelles, les déclarations de Monsieur Barnier ont été reçues avec effroi, parce que Monsieur Barnier remet en cause les fondements mêmes de l’Union européenne. C’est un peu comme si on découvrait demain que le pape François avait fait installer un mihrab dans ses appartements privés du Vatican, pour aller prier dans la direction de La Mecque !

Moi, je fais tout pour avoir les parrainages. Il y a d’autres candidats ici. Je leur souhaite de réussir aussi, quoi que je pense qu’il serait mieux que nous fassions une seule et même candidature, parce que nous avons tous des choses à apporter. On a tous un pedigree. On a tous une histoire, une origine.

Si par hasard, j’étais le seul à avoir les parrainages parmi ceux qui développent ces idées, cela serait bien que tous ceux qui pensent en gros un peu comme nous – « il ne faut pas faire le délicat sous la grêle », comme le disait le poète rappelé par Jacques - il serait bien que l’on se rallie tous ensemble. Voilà ce que je voulais vous dire. Moi je tends la main à tous ceux qui sont là. Essayons de faire cause commune pour cette élection, pour montrer que nous ne sommes pas totalement dispersés.

Je pense que la candidature Zemmour est une candidature qui a été ourdie par l’entourage de Macron, l’objectif étant de pulvériser la droite. La gauche est déjà pulvérisée. L’idée est à mon avis que si Macron sort vainqueur du premier tour avec 10 ou 15 % sur le numéro 2, cela lui assurerait une réélection. Si ça se passe comme ça, l’oligarchie financière qui tient les médias serait arrivée à son objectif final de faire réélire Macron, alors qu’il est le pire des présidents de toute notre histoire.

Pour faire échouer ça, il faut au minimum qu’il y ait une autre voix. C’est ce que je voulais vous dire : un effort d’union, tous ensemble, pour essayer de faire passer le message auprès de nos compatriotes et si possible, influer au maximum sur le deuxième tour, parce que les choses sont en train d’évoluer un peu partout et le débat sur l’Europe s’impose nolens volens chez tous les candidats. Je pense qu’il faut absolument qu’on soit unis, une fois qu’on aura les parrainages. Merci beaucoup à tous.

Vive la république et vive la France !

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Don rapide

Pour quoi se bat  ?

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- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La dissolution de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

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La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

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C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

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L'euro, et pourtant il coule

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projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

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pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

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