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Après l’Ukraine, Taïwan ?

Michèle Flournoy expliquant la simulation d'une guerre nucléaire avec la Chine lors de l'émission phare de NBC Meet The Press.
Michèle Flournoy expliquant la simulation d’une guerre nucléaire avec la Chine lors de l’émission phare de NBC Meet The Press.
Crédit : CNAS

Dans la tête de certains stratèges anglo-américains (mais pas dans la réalité), tout se déroule comme prévu :

  • Poutine et sa grande armée s’embourbent en Ukraine.
  • Les pays européens membres de l’OTAN sortent le chéquier pour partager un peu plus le lourd fardeau de la défense européenne.
  • En s’approvisionnant aux Etats-Unis et en renonçant à consommer du pétrole et du gaz russes, les Occidentaux poussent la Russie à la ruine.
  • En vidant leurs stocks d’armes périmées pour les offrir aux Ukrainiens, ils se condamnent à en racheter chez nous outre-Atlantique.
  • L’ordre mondial « basé sur les règles » (les nôtres) perdure et Moscou cessera bientôt d’être une menace pour notre belle démocratie et notre mode de vie...
  • Concentrons-nous désormais sur la Chine, « après tout (…) la menace qui dicte la planification du département de la Défense », comme le précise le 22 mai la revue américaine Foreign Policy.

Biden se lâche

C’est dans ce contexte que vient de se terminer la première tournée en Asie du président Biden depuis son entrée en fonction, alternant accords commerciaux et déclarations menaçantes. Lors de sa conférence de presse à Tokyo ce lundi, Joe Biden n’a pas hésité à déclarer que les Etats-Unis défendraient militairement la province autonome chinoise de Taïwan !

A la question d’un journaliste : « Vous n’avez pas voulu vous impliquer militairement dans le conflit ukrainien pour des raisons évidentes. Etes-vous prêt à vous impliquer militairement pour défendre Taïwan si cela devait arriver ? », Biden a répondu : « Oui. C’est l’engagement que nous avons pris. (...) Nous étions d’accord avec la politique d’une seule Chine, nous l’avons signée (…) mais l’idée que [Taïwan] puisse être pris par la force n’est tout simplement pas appropriée. »

Lançant l’offensive, lors d’une conférence conjointe, le Premier ministre japonais Fumio Kishida a déclaré que le Japon et les Etats-Unis « vont surveiller les récentes activités de la marine chinoise, ainsi que les mouvements liés aux exercices conjoints de la Chine et de la Russie. (…) Nous nous opposons fermement aux tentatives de changer par la force le statu quo en mer de Chine orientale et méridionale. » Avant d’ajouter : « De plus, nous sommes convenus de nous occuper ensemble de diverses questions liées à la Chine, dont celle des droits humains. »

Le CNAS

Trois générations de va-t-en-guerre au CNAS : Madeleine Albright, Hillary Clinton et Michèle Flournoy.
Trois générations de va-t-en-guerre au CNAS : Madeleine Albright, Hillary Clinton et Michèle Flournoy.

Le 16 mai, la journaliste australienne Caithlin Johnstone a dénoncé que le Center for a New American Security (CNAS), un institut de réflexion où se sont réfugiés une belle brochette de néo-conservateurs va-t-en guerre de l’époque Bush-Clinton, vient d’organiser « des jeux de guerre simulant une guerre chaude directe entre les États-Unis et la Chine ».

Détail croustillant, le CNAS n’est pas financé uniquement par le Pentagone et les sociétés du complexe militaro-industriel Northrop Grumman, Raytheon et Lockheed Martin, mais également par le Taipei Economic and Cultural Representative Office, qui, Taïwan n’étant pas reconnu comme un pays souverain à l’ONU, lui sert d’ambassade aux États-Unis.

Le jeu de guerre, précise Johnstone, simule un conflit à propos de Taïwan qui, selon nos informations, se déroule en 2027 et dans lequel la Chine lance des frappes sur l’armée américaine afin d’ouvrir la voie à une invasion de l’île. Le jeu pose la question : « Quel camp l’emporterait ? La Chine attaquerait-elle le continent américain ? Une guerre nucléaire pourrait-elle éclater ? »

Ely Ratner

Autre sujet d’inquiétude, l’homme choisi par Biden pour diriger le groupe de travail du Pentagone chargé de réévaluer la position de l’administration vis-à-vis de la Chine, est un « expert » du CNAS. Cet homme, Ely Ratner, a déclaré publiquement que l’administration Trump n’était pas assez belliqueuse à l’égard de la Chine !

Ratner est aujourd’hui le secrétaire adjoint à la défense pour les affaires de sécurité indo-pacifiques dans l’administration Biden. Par ailleurs, le CNAS se vante du nombre d’experts qu’elle a pu placer au sein de l’administration Biden.

Interrogé par la chaîne chinoise CGTN sur ce qu’on pouvait attendre de la nouvelle administration, j’avais publiquement mis en garde contre cette dérive guerrière lorsque Michèle Flournoy, la cofondatrice du CNAS, apparaissait comme la grande favorite pour devenir secrétaire à la Défense de Biden.

Le 13 octobre 2020, immédiatement après l’élection, j’avais résumé mon analyse dans un article sur ce site intitulé « Joe Biden, le candidat du complexe militaro-financier ».

Rappelons également qu’en 2020, dans un éditorial de Foreign Affairs, le magazine de référence du très anglophile Council on Foreign Relations (CFR), Flournoy avait affirmé que les États-Unis devaient développer « la capacité de menacer de manière crédible de couler en moins de 72 heures tous les navires militaires, sous-marins et navires marchands chinois en mer de Chine méridionale ». Rien de moins.

Richard Fontaine

Richard Fontaine.
Richard Fontaine.

Pour sa part, le patron du CNAS, Richard Fontaine, vient de déclarer à Bloomberg :

La guerre en Ukraine pourrait finir par être mauvaise à court terme pour le pivot [asiatique], mais bonne à long terme (…) Si la Russie sort de ce conflit comme une version affaiblie d’elle-même et que l’Allemagne respecte ses engagements en matière de dépenses de défense, ces deux tendances pourraient permettre aux États-Unis de se concentrer davantage sur l’Indo-Pacifique à long terme.

Se montrant magnanime, le même Richard Fontaine estime, toujours dans Foreign Affairs, que « l’objectif de la politique américaine envers la Chine devrait être d’assurer la sécurité de la population chinoise ». Moins hypocrite, le magazine Foreign Policy, reprenant le 9 mai les propos de Fontaine, commente que « le but de la politique américaine envers la Chine devrait être de s’assurer que Beijing n’a pas la volonté ou la capacité de renverser l’ordre régional et mondial. »

Cela devient tellement, tellement dingue ! s’exclame Johnstone. Le fait que les médias de masse fassent maintenant ouvertement équipe avec les groupes de réflexion de la machine de guerre pour banaliser l’idée d’une guerre chaude avec la Chine dans l’esprit du public, indique que la campagne de propagande visant à obtenir leur consentement pour une ultime tentative de domination unipolaire de l’Empire américain s’intensifie encore davantage. La manipulation psychologique à grande échelle est de plus en plus manifeste et de plus en plus éhontée. 

Johnstone, comme beaucoup d’autres, semble ignorer qu’à l’échelle mondiale, un vent de révolte se lève :

  • Les Etats-Unis, le RU et l’UE s’isolent ;
  • La France s’interroge sur sa présence dans l’OTAN ;
  • Plusieurs haut-gradés de l’armée italienne manifestent leur désapprobation de la politique belliciste anglo-américaine ;
  • En Allemagne, le mouvement de la paix refait surface ;
  • L’Institut Schiller promeut sa proposition pour une nouvelle architecture de sécurité et de développement mutuel. (Merci de signer l’appel).

A vous de contribuer financièrement et de rejoindre le combat !

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Don rapide

Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La dissolution de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.


L'euro, et pourtant il coule

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

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Au cours des élections présidentielles précédentes, de 2012 et 2017, nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
Un monde qui peut rentrer en crise à tout moment, y compris avec un risque de guerre.

En adhérant à Solidarité & progrès, en apportant vos moyens financiers et humains, nous pourrons ensemble franchir le seuil de la porte et faire ce qui est nécessaire.
Aller vers un futur qui soit vivable, meilleur, plus juste.

Jacques Cheminade
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